Chapitre 15

Introduction

Il nous arrive à tous de nous sentir parfois mal à l’aise, agités, parce qu’on a commencé à faire quelque chose et pour une raison ou pour une autre, on a pas pu la terminer. Au mieux on reste sur sa faim pour ainsi dire, et au pire, on éprouve un sentiment d’échec. C’était certainement l’état d’esprit du roi David qui a déjà essayé une fois d’amener l’Arche de l’alliance, aussi appelée Coffre sacré, dans sa capitale à Jérusalem. Mais ce fut un fiasco complet. Pourtant, tout avait bien commencé et le texte dit : « David et tout Israël exprimaient leur joie devant Dieu en chantant de toutes leurs forces et en jouant sur des lyres, des luths, des tambourins, des cymbales et des trompettes ». Malheureusement, à un détour du chemin, les bœufs firent un écart et Ouzza le conducteur du char à boeufs, a porté la main sur le Coffre sacré pour l’empêcher de tomber. Mais ce geste pourtant innocent et bien intentionné lui a valu de tomber raide mort.  L’Éternel l’a terrassé parce qu’il a touché un objet très saint sans prendre les précautions dictées par la Loi de Moïse et de plus il ne fait pas partie de la tribu de Lévi, la seule habilitée à entrer en contact avec les objets sacrés. Il va sans dire que ce malheur a jeté un grand froid dans la foule immense qui suivait le cortège. Alors, David, lui-même terrorisé, a fait arrêter ce transfert et l’arche fut placé chez un habitant de la ville. Cependant, comme le roi n’a pas renoncé à faire venir le coffre sacré chez lui à Jérusalem, il va faire une seconde tentative, et c’est ce que le chroniqueur nous raconte dans son premier livre, au chapitre 15 que je commence à lire.

Versets 1-2

David se fit construire des maisons dans la cité de David. Il prépara un emplacement pour le coffre de Dieu et dressa une tente pour l’abriter. C’est ainsi qu’il décréta : — Seuls les lévites auront le droit de porter le coffre de Dieu, car ce sont eux que l’Éternel a choisis pour cela et pour accomplir son service à jamais (1Chroniques 15.1-2).

En passant, l’auteur mentionne que le roi s’est engagé dans de grands programmes de constructions, mais que ce qui vraiment importait est qu’il a préparé un emplacement pour recevoir l’Arche de l’alliance. David veut finir ce qu’il a commencé en menant à bout son projet d’amener le Coffre sacré à Jérusalem. Le récit que va nous faire le chroniqueur est beaucoup plus développé que son parallèle raconté dans le second livre de Samuel (6.12-19). Comme de coutume, il porte une grande attention au rôle joué par les prêtres et les Lévites, ce qui est important car pour cette seconde tentative de déplacer le coffre sacré, David va strictement obéir aux consignes données par la Loi de Moïse, une bonne idée s’il ne veut pas subir un second échec. On est tenté de se demander pourquoi il n’a pas agi ainsi la première fois. Mais il faut bien dire qu’il est bien plus facile d’agir correctement la seconde fois parce qu’on peut tirer les enseignements de la première tentative infructueuse. De toute façon, je ne veux pas jeter la pierre à David, car si j’avais été à sa place, aurais-je mieux fait que lui ?

Versets 3-7

Je continue le texte en compressant tout au long.

David rassembla tout Israël à Jérusalem pour faire venir le coffre de l’Éternel à l’emplacement qu’il lui avait préparé. Il réunit aussi les descendants d’Aaron et les lévites. Des Qehatites, des Mérarites, et des Guerchomites (1Chroniques 15.3-7).

Les trois branches des descendants de Lévi responsables du culte, sont représentées. Le texte précise le sous-groupe des Qehatites parce que ce sont eux et personne d’autre, qui ont la charge de porter à dos les objets très saints comme le Coffre sacré.

Versets 11-15

Je continue.

David appela les prêtres Tsadoq et Abiatar et les lévites [..]. Il leur dit : – Vous êtes les chefs des groupes familiaux des lévites, purifiez-vous, vous et tous les membres de vos familles, pour être en mesure de transporter le coffre de l’Eternel, le Dieu d’Israël, à l’emplacement que je lui ai préparé. En effet, c’est parce que vous n’étiez pas présents la première fois, que l’Eternel notre Dieu a fait une brèche parmi nous : nous ne nous sommes pas occupés selon la Loi de ce qui le concerne. [..]. Les lévites portèrent le coffre de Dieu avec des barres sur leurs épaules, conformément aux ordres que Moïse avait donnés d’après la parole de l’Eternel (1Chroniques 15.11-15).

David sait très bien pourquoi sa première tentative de déplacer l’Arche a mal tourné. Avant d’entreprendre le transport d’objets sacrés, les Lévites doivent éviter toute souillure cérémonielle et se purifier au moyen d’ablutions rituelles. Toutes ces contraintes n’étaient pas une mince affaire, mais incontournables selon la Loi de Moïse. Leur objectif est toujours le même : rappeler à l’homme pécheur qu’il ne peut pas s’approcher du Dieu trois fois saint comme il l’entend mais doit se conformer à des règles strictes.

L’endroit exact que David a préparé pour le Coffre de Dieu ne nous est pas donné, mais il est probable qu’il se trouve sur une colline du relief qui traverse Jérusalem, sans doute celle qui s’appelle le mont Morija. En effet, c’est là que précédemment, David avait acheté une aire de battage pour y élever un autel. Plus tard, Salomon construira le Temple sur ce site. Soit dit en passant, c’est aussi quelque part sur ce relief qu’Abraham offrit son fils Isaac en sacrifice et que se trouve Golgotha où Jésus fut crucifié.

Versets 15-24

Je continue le texte en compressant.

David demanda aussi aux chefs des lévites de disposer les membres de leurs familles qui étaient chargés du chant avec leurs instruments de musique, c’est-à-dire leurs luths, leurs lyres et leurs cymbales, pour accompagner les réjouissances d’une musique éclatante. Les musiciens jouaient des cymbales de bronze, du luth pour les voix de soprano (littéralement : « sur voix de jeunes filles »); des harpes à huit cordes pour diriger le chant (SEM). Le chef des lévites, chargés du transport, commandait le transport, car il s’y entendait. Deux lévites faisaient fonction de portiers près de l’arche (Jer.) (afin que personne n’entre dans le tabernacle). Les prêtres, sonnaient des trompettes devant le coffre de Dieu (1Chroniques 15.14-24).

Le livre des Chroniques passe complètement sous silence des événements importants du règne de David, comme sa victoire sur les Yebousiens qui occupaient Jérusalem, ainsi que toutes les rénovations qu’il entreprit dans la ville. L’auteur a choisi de mettre l’accent du texte sur l’attitude pieuse du roi et sa dévotion profonde à l’Éternel. David veut que ce transfert de l’Arche de l’alliance ait le plus grand retentissement possible. Non seulement les responsables de toutes les tribus y sont conviés, mais sans doute aussi des représentants des nations alliées.

Pour fêter cette occasion exceptionnelle, David, qui était un musicien accompli, a écrit un hymne pour célébrer l’Éternel. Il l’a mis en musique et l’a appelé « Cantique pour la route vers la demeure de l’Éternel ». J’en cite quelques extraits tirés du livre des Psaumes :

Ô Éternel, souviens-toi de David et de toutes ses peines ; car il fit ce serment à l’Éternel, il adressa ce vœu au Puissant de Jacob : “ Non, je n’entrerai pas dans la tente où j’habite, je ne m’étendrai pas sur mon lit de repos, je ne veux pas donner de sommeil à mes yeux ni de repos à mes paupières, avant d’avoir trouvé un lieu pour l’Éternel, une demeure pour le Dieu puissant de Jacob. ” Oui, nous avons entendu dire que le coffre sacré était à Éphrata, nous l’avons retrouvé dans les champs de Yaar. Allons jusqu’à l’endroit où l’Éternel demeure ! Allons nous prosterner devant son piédestal ! Éternel, lève-toi, et viens dans le lieu de ta paix ! Oh ! viens avec ton coffre d’où rayonne ta force ! Que tes prêtres se parent de ton salut, que tes fidèles poussent des cris de joie. Pour l’amour de David qui fut ton serviteur, n’écarte pas le roi qui a reçu l’onction ! (Psaumes 132.1-10).

Versets 25-28

Je continue le texte.

Alors David, les responsables d’Israël et les chefs militaires allèrent faire transporter le coffre de l’alliance de l’Éternel depuis la maison d’Obed-Édom, au milieu de grandes réjouissances. C’est avec l’aide de Dieu que les lévites portaient le coffre de l’alliance et l’on offrit à l’Éternel en sacrifice sept taureaux et sept béliers. David avait endossé un manteau de fin lin blanc, comme tous les lévites qui portaient le coffre sacré, ainsi que les musiciens et Kenania, le chef responsable des musiciens. De plus, il avait endossé un vêtement de lin semblable à celui des prêtres. Ainsi tout Israël transporta le coffre de l’alliance de l’Éternel en poussant des cris de joie, en faisant résonner les cors, les trompettes et les cymbales et retentir les luths et les lyres (1Chroniques 15.25-28).

Tout Israël, c’est à dire tous les principaux chefs et responsables des tribus, font monter l’Arche de l’alliance de l’Éternel avec des cris de joie, au son de toutes sortes d’instruments de musique. À l’intention de ses lecteurs, le chroniqueur précise que le roi porte le même vêtement que les Lévites, ceux qui ont la charge du culte. En outre, par-dessus le manteau de fin lin, il a endossé un éphod de lin, le même que celui des prêtres. Il est vrai qu’il n’est spécifié nulle part qu’eux seuls ont le droit de porter ce vêtement sacerdotal, cependant l’expression « porter l’éphod » était synonyme de remplir la fonction de prêtre. En décrivant David ainsi vêtu, l’auteur le présente comme préfigurant le futur Roi-Prêtre, le Messie qui alors était encore à venir mais qui est maintenant venu. Il est désormais notre prêtre dans les cieux où il est assis à la droite de Dieu. Il n’est pas encore le Roi sur terre mais il le sera un jour.

En tout cas, ce fut une journée extraordinaire et il y a tout à parier que la gazette de Jérusalem avait dû envoyer tous ses reporters pour couvrir cette fête inédite dans les annales d’Israël. En ce qui concerne le religieux, les journaux d’aujourd’hui ne s’intéressent malheureusement qu’à ce qui est sordide, macabre, excentrique ou fanatique; il est plutôt rare qu’ils publient un article positif à caractère religieux. Bien sûr, ils mentionnent les kermesses et les mariages princiers, mais ceux-ci n’ont vraiment rien de spirituel ; ils sont avant tout destinés à divertir le bas peuple qui s’ennuie.

Verset 29

Je finis de lire dans le chapitre 15.

Lorsque le coffre de l’alliance de l’Éternel arriva dans la cité de David, Mikal, la fille de Saül, regardait par la fenêtre. Elle vit le roi David qui sautait et dansait de joie. Alors elle conçut du mépris pour lui dans son cœur (1Chroniques 15.29).

Des danses accompagnaient souvent les cérémonies religieuses ou les marches triomphales, mais on ne voit jamais des hommes danser; cependant, il faut dire qu’ici, il s’agit d’une occasion tout à fait exceptionnelle.

David dansant révèle qu’il y a de l’eau dans le gaz dans son couple. Un texte parallèle en dit davantage sur ce point. Non seulement la femme de David a conçu du mépris pour son mari dans son coeur, mais elle fut jugée par Dieu (2 Samuel 6.23). Ici, l’auteur se contente d’associer Mikal à son père Saül, rejeté par l’Éternel, et qui lui ne s’était pas préoccupé du Coffre sacré pendant son règne. Par son attitude, la fille du roi déchu montre qu’elle est de la même trempe que son père, accordant très peu de valeur à l’Arche de l’alliance. De plus, elle trouve que son mari est un fanatique religieux qui s’abaisse devant le peuple en louant Dieu publiquement. Vaniteuse, elle est très soucieuse du « qu’en-dira-t-on », se préoccupant avant tout du respect qu’elle croit dû à son rang de reine. Quelle petitesse !

Chapitre 16

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 16 qui raconte l’installation de l’Arche. Je commence à lire.

On amena le coffre de Dieu et on le déposa au milieu de la tente que David avait fait dresser pour lui, et l’on offrit devant Dieu des holocaustes et des sacrifices de communion. Quand David eut achevé d’offrir ces sacrifices, il bénit le peuple au nom de l’Éternel. Puis il fit distribuer à tous les Israélites, hommes et femmes, une miche de pain, une portion de viande et un paquet de raisins (1Chroniques 16.1-3).

Le chroniqueur continue d’associer David au fonctionnement du culte. C’est le roi qui supervise les sacrifices et bénit le peuple, ce qui était la fonction des Lévites et surtout des prêtres et encore davantage du grand-prêtre qui est totalement absent de la scène. Dans le système fort complexe de la Loi de Moïse, des immolations d’animaux avaient lieu sans cesse. Les holocaustes annonçaient l’offrande totale que Jésus ferait de son corps à Dieu son Père, tandis que les sacrifices de communion préfiguraient la paix entre le Créateur et les hommes qui serait établie grâce à la mort du Christ. En expiant nos fautes sur la croix, Jésus a lavé l’affront que j’ai fait au Dieu trois fois saint et il a parfaitement satisfait sa justice. Par ces sacrifices d’animaux, l’Ancien Testament annonçait l’œuvre rédemptrice que Jésus-Christ allait accomplir en mourant pour les pécheurs.

Versets 4-6

Je continue en compressant.

David institua dans leur service devant le coffre de l’Éternel un certain nombre de lévites ayant pour fonction d’invoquer l’Éternel, le Dieu d’Israël, de le célébrer et de le louer. Ils jouaient des instruments de musique, des luths et des lyres, et faisaient retentir les cymbales. Deux prêtres sonnaient continuellement de la trompette devant le coffre de l’alliance de Dieu (1Chroniques 16.4-6).

À partir d’ici, le chroniqueur intercale une description de l’organisation du culte. Cette portion du texte coupe le récit de l’installation de l’arche à Jérusalem et n’apparaît pas dans le livre de Samuel. Ce n’est que bien plus loin (v. 43) que l’auteur continue avec le récit de l’installation de l’arche.

A l’époque de Moïse, les Lévites avaient été affectés au transport de tous les objets du culte ainsi que du Tabernacle qui sera plus tard remplacée par le Temple de Salomon. L’Arche de l’alliance ayant maintenant fait sa demeure à Jérusalem, la fonction qui consistait à la transporter perd sa raison d’être. David affecte donc ces Lévites à invoquer et louer l’Éternel. Aujourd’hui, et selon l’enseignement du Nouveau Testament, tous ceux qui personnellement ont mis leur foi et leur espérance en Jésus-Christ sont considérés comme des prêtres; c’est donc à eux que reviennent le droit et le privilège de célébrer et de prier Dieu.

Verset 7

Je continue le texte.

Ce fut à cette époque que David chargea pour la première fois Asaph et les membres de sa famille de célébrer l’Éternel (1Chroniques 16.7).

Suit alors un long hymne de louanges qui est une compilation de passages de trois psaumes, ce qui suggère que le roi en a pris des extraits qu’il a légèrement modifiés puis mis bout à bout à l’occasion de cette dédicace de l’Arche de l’Éternel à Jérusalem. Cet hymne se divise en trois parties (v 8-22; 23-33; 34-36) qui correspondent aux trois Psaumes (105.4-15; 96.1b-13a; 106.1,47-48). La première partie invite Israël à célébrer l’Éternel pour sa fidélité. La deuxième est une invitation analogue adressée à la terre entière et à la nature elle-même. La troisième souligne la miséricorde de l’Éternel.

Versets 8-13

Je continue.

Chantez l’Éternel, et faites appel à lui ! Publiez ses œuvres parmi les nations. Chantez à sa gloire, et célébrez-le en musique ! Racontez sans cesse toutes ses merveilles ! Soyez fiers de lui, car il est très saint ! Que le cœur de ceux qui sont attachés à l’Éternel soit rempli de joie. Tournez-vous vers l’Éternel, faites appel à sa force ! Aspirez à vivre constamment en sa présence. Souvenez-vous des merveilles qu’il a accomplies ! Rappelez-vous ses prodiges et les jugements qu’il a prononcés, vous, les descendants d’Israël, son serviteur, vous, fils de Jacob, vous, qu’il a choisis ! (1Chroniques 16.8-13).

David commence par un appel à tout Israël de se réjouir et de louer l’Éternel en vertu des hauts faits qu’il a accomplis, et parce qu’il est un Dieu saint. Quand il dit : « Tournez-vous vers l’Éternel, faites appel à sa force ! Aspirez à vivre constamment en sa présence », il exhorte tout le peuple à invoquer son nom.

Dans le Nouveau Testament, l’exhortation de se tourner vers Dieu est associée à la repentance, la reconnaissance de ses fautes et de sa misère spirituelle. Je lis un passage :

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui avez le cœur partagé. Prenez conscience de votre misère et soyez dans le deuil ; pleurez ! Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous relèvera (Jacques 4.8-10).

Ce n’est que par une démarche faite en toute humilité qu’un être humain peut avoir accès à Dieu. Quelqu’un a exprimé cette vérité en disant qu’on ne peut entrer au paradis qu’en passant en se baissant par la toute petite porte de derrière.

Versets 14-18

Je continue.

Notre Dieu, c’est l’Éternel, c’est lui qui gouverne l’univers entier. Souvenez-vous pour toujours de son alliance, qu’il a donné sa parole pour mille générations : il a conclu un traité avec Abraham, et l’a confirmé par serment à Isaac. Il l’a confirmé à Jacob en en faisant une loi et, pour Israël, une alliance pour toujours. Il a déclaré : “ Je te donnerai le pays de Canaan, ce sera la part que vous allez posséder ” (1Chroniques 16.14-18).

L’Éternel mérite la louange parce qu’il a fait alliance avec les ancêtres d’Israël, Abraham, Isaac et Jacob, et il est demeuré fidèle à sa promesse en leur donnant le pays de Canaan.

Versets 19-22

Je continue.

Vous n’étiez alors qu’un très petit nombre, une poignée d’immigrants errant çà et là d’une nation à une autre, d’un royaume à l’autre. Mais Dieu ne laissa personne les persécuter ; pour les protéger, il punit des rois. Ne maltraitez pas ceux qui me sont consacrés, et ne faites pas de mal à ceux qui sont mes prophètes ! (1Chroniques 16.19-22).

Les « prophètes » se rapportent aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob, en vertu de leur accès privilégié à l’Éternel et parce qu’à cette époque, ils étaient les dépositaires de la révélation divine.

David rappelle ici la protection que Dieu a accordée au peuple choisi alors qu’il était exilé en terre étrangère. Cela a commencé par Abraham qui était un véritable pèlerin. Il a quitté sa ville natale d’Ur en Mésopotamie, aujourd’hui en Irak. Il a pris la direction Nord-Ouest pour se rendre en Syrie, à Charân qui était alors une étape de caravanes florissante. Lui et sa famille ont ainsi effectué un périple d’environ 1 000 km. Après la mort de son père, Abraham a poursuivi son voyage vers le pays promis. Je lis le passage en le compressant :

Abram partit donc comme l’Éternel le lui avait demandé pour aller au pays de Canaan. L’Éternel apparut à Abram et lui dit : — Je donnerai ce pays à ta descendance. Puis Abram leva son camp pour se rendre dans la région montagneuse. Ensuite il repartit vers le sud ; d’étape en étape, il gagna le Néguev. Une famine survint dans le pays. Alors Abram se rendit en Égypte (Genèse 12.4-10).

C’est pendant un séjour de plusieurs siècles en Égypte que le peuple hébreu devint nombreux et fut mis en esclavage. Par l’intermédiaire de Moïse, l’Éternel les délivra et ils parcoururent alors le désert pendant presque 40 ans, jusqu’à ce qu’ils soient enfin autorisés à entrer en Terre Promise. Alors que tout Israël célèbre l’installation de l’Arche de l’alliance à Jérusalem, David rappelle la bienveillance et la fidélité de l’Éternel ce qui suscite en lui un flot de louanges.

Quel bel exemple à imiter ! Quand les choses ne vont pas comme je veux, je ferais bien moi aussi de me souvenir que dans le passé j’ai déjà connu des moments difficiles, mais dans sa grâce, Dieu m’est venu en aide. Alors au lieu de gémir, j’ai de bonnes raisons de célébrer son Nom et de lui rendre hommage pour sa bonté et sa fidélité envers moi.