#09 Le Notre Père (Matthieu 6.10-34)

Dans le chapitre 6, Jésus enseigne comment prier.

« Notre Père, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6.10).

C’est le règne messianique de 1 000 ans. Après avoir pris Dieu en compte, on prie pour soi-même.

« Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin » (Matthieu 6.11).

Le pain représente nos besoins physiques. Nous devons exprimer notre dépendance de Dieu.

« Pardonne-nous nos torts envers toi comme nous pardonnons nous-mêmes les torts des autres envers nous » (Matthieu 6.12; comparer avec Éphésiens 4.32).

Toute faute que je commets est une dette que je contracte envers Dieu. Le pardon est le seul moyen d’effacer l’ardoise, mais si je veux que Dieu passe l’éponge, je dois pardonner ceux qui m’ont blessé. Le croyant rancunier a un gros nuage noir sur la tête car il a perdu sa communion avec Dieu.

« Garde-nous de céder à la tentation, et délivre-nous du diable. Car à toi appartiennent le règne et la puissance et la gloire à jamais » (Matthieu 6.13).

Presque tous les jours je prie Dieu pour sa protection contre les malheurs de la vie. Épreuves ou tentations peuvent être fort diverses : une fille de rêve, un accident, la maladie…

« Lorsque vous jeûnez, que personne ne se rende compte que tu es en train de jeûner. Que ce soit un secret entre toi et ton Père. Alors ton Père te le rendra » (Matthieu 6.16-18).

Sous l’ancienne Alliance, le jeûne accompagne une profonde humiliation au moment d’un drame ou pour le Yom Kippour, le Grand jour des expiations (Lévitique 23.27). Fidèles à eux-mêmes, les Pharisiens pratiquaient le jeûne pour être admirés du peuple. Aujourd’hui, on peut jeûner mais ce n’est pas une obligation.

« Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, ou des cambrioleurs. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel » (Matthieu 6.19-20).

À cette époque, on garde l’argent chez soi mais les maisons sont en torchis faciles à pénétrer. Jésus parle du matérialisme, un sujet qu’il aborde dans onze paraboles. L’argent doit être un outil et non un objet de convoitise.

« Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » (Matthieu 6.21).

Dieu ne veut pas que je m’incruste trop ici-bas ni que je gaspille ma vie à accumuler des richesses car je suis un pèlerin de passage en route vers ma destination éternelle.

« Si tes yeux sont en bon état, ton corps jouira de la lumière. Mais si tes yeux sont malades, tout ton corps sera plongé dans l’obscurité. Si donc la lumière qui est en toi est obscurcie, dans quelles ténèbres profondes te trouveras-tu ! » (Matthieu 6.22-23).

Pour faire le bon choix entre richesses terrestres et célestes, il faut une perception juste des réalités éternelles mais celui qui est spirituellement aveugle ne conçoit pas les valeurs éternelles et s’attache aux biens de ce monde. L’amour de l’argent est l’expression d’un cœur qui est dans les ténèbres.

« Nul ne peut être en même temps au service de deux maîtres, car il détestera l’un et aimera l’autre. Vous ne pouvez pas servir en même temps Dieu et l’Argent » (Matthieu 6.24).

On peut avoir beaucoup d’argent tout en le détestant. Mais si j’y suis attaché tout en voulant servir Dieu, je me mets dans une situation intenable, et tôt ou tard je serais obligé de choisir mon maître, celui des deux qui aura mon affection.

« C’est pourquoi, ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. Voyez les oiseaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter quelques instants à la durée de sa vie ? » (Matthieu 6.25-27).

Le monde animal fait spontanément confiance à Dieu pour leur subsistance. Le travail de l’homme entre dans le cadre de la providence de Dieu, car en dernier essor, c’est lui qui nourrit et donne le vêtement. Cependant et comme le dit si bien le livre des Proverbes (6.6-8), il faut prévenir comme la fourmi, qui « durant l’été amasse ses provisions (Proverbes 6.6-8), mais sans s’inquiéter.

« Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Observez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent, ni ne filent. Pourtant, le roi Salomon dans toute sa gloire, n’a jamais été aussi bien vêtu que l’un d’eux ! Si Dieu habille avec tant d’élégance la petite plante des champs qui existe aujourd’hui et demain sera jetée au four, à plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas vous-mêmes, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc pas car votre Père, qui est aux cieux, sait de quoi vous avez besoin. Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. Ne vous inquiétez pas pour le lendemain. À chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6.28-34).

« Peine » veut littéralement dire « méchanceté ». Ce sont les problèmes de la vie quotidienne, mais demain, Dieu m’accordera la force et la sagesse pour résoudre les difficultés du jour. Jésus répète trois fois : « Ne vous inquiétez pas ! ». L’apôtre Paul écrit : « Dieu qui n’a même pas épargné son propre Fils, comment ne nous donnerait-il pas aussi toutes choses ? (Romains 8.32).

J’ai besoin de faire confiance à mon Père céleste car il sait de quoi j’ai besoin. Mon souci doit être de chercher à lui plaire, de chercher sa gloire et son honneur. Pour le reste, il s’en occupe.

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