#09 Enfants et parents, serviteurs, maîtres (Éphésiens 5.31-6.13)

L’apôtre Paul s’étend longuement sur la relation de Jésus-Christ à son Église qu’il compare à l’union maritale d’un homme et d’une femme.

Chaque mari doit aimer sa femme comme si elle était son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même car personne n’abhorre sa propre chair ; au contraire, il la nourrit et l’entoure de soins comme le Christ le fait pour l’église, dont nous sommes les membres. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne seront plus qu’une seule chair. L’union entre Christ et l’Église était un grand mystère. Que chaque mari aime donc sa femme comme lui-même, et que chaque épouse respecte son mari (Éphésiens 5.28-33).

Paul cite le passage classique de la Genèse (2.24) où Dieu a institué le mariage. À ce moment, les époux se défont de leur attache parentale et forment une nouvelle cellule familiale. Ce qui est nouveau et totalement inconnu dans l’Ancien Testament est que le mariage est le reflet de l’union sacrée entre le Christ et son Église. Voilà pourquoi, dit Paul, la relation entre deux conjoints doit être une expression visible de l’amour entre Jésus et son Église.

Chapitre 6.

Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c’est là ce qui est juste (Éphésiens 6.1 ; cp Colossiens 3.20).

L’enfant qui habite chez ses parents leur doit obéissance parce que c’est la volonté de Dieu.

Le premier commandement suivi d’une promesse est : honore ton père et ta mère pour que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur terre (Éphésiens 6.2-3 ; cp Exode 20.12).

Paul cite le seul des 10 commandements qui concerne la famille. Il apparaît aussi dans les livres de l’Exode, du Deutéronome, 9 fois dans les Proverbes et Jésus l’a répété (Matthieu 15.3-6). La promesse qui s’y rattache se réalise d’une façon générale mais non systématique.

Vous, pères, ne tyrannisez pas vos enfants mais élevez les en les corrigeant et en les éduquant conformément à la volonté du Seigneur (Éphésiens 6.4 ; cp Colossiens 3.21).

Dans l’antiquité, les pères exerçaient une autorité despotique, mais une telle domination engendre colère, rébellion et haine. La responsabilité des parents n’est pas de brutaliser leurs enfants mais de satisfaire leurs besoins légitimes et d’en faire des adultes responsables.

Serviteurs, respectez et obéissez à vos maîtres avec diligence comme au Christ et pas seulement sous leurs yeux pour leur plaire, mais toujours de bon gré comme si vous obéissiez au Seigneur. Car vous savez que chaque esclave ou homme libre recevra selon le bien qu’il aura fait (Éphésiens 6.5-8 ; Tite 2.9-10).

La moitié de la population de l’empire romain était des esclaves. Ils n’avaient aucun droit et étaient traités comme des biens matériels. Cependant, un esclave croyant doit une soumission permanente à son maître ou patron comme si c’était Jésus lui-même. Ça fait réfléchir.

Quant à vous, maîtres, n’usez pas de menaces envers vos esclaves mais agissez de manière à plaire au Seigneur, car vous savez que dans les cieux il est votre Maître tout autant que le leur et il ne fait pas de favoritisme (Éphésiens 6.9 ; cp Colossiens 4.1).

Les maîtres chrétiens ne doivent pas brutaliser leurs esclaves mais les traiter avec respect, car pour Dieu tous les êtres humains sont égaux quelle que soit leur condition sociale.

Pour conclure : fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante. Revêtez-vous de l’armure de Dieu afin de tenir ferme contre les ruses du diable (Éphésiens 6.10-11).

Par la crucifixion et sa résurrection, Jésus nous a acquis l’ultime victoire sur Satan, le péché et la mort. Mais ici-bas nous devons encore résister aux tentations qui sont des pièges mis en place par la fourberie et les tromperies de notre nature déchue, du monde ou du diable.

Car nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes (Éphésiens 6.12).

Ces ennemis sont des esprits séducteurs qui répandent des mensonges par la philosophie, la science, les religions et les faux évangiles. Ils ont convaincu la société qu’être libre c’est faire ce qu’on veut et que les conduites vertueuses sont dépassées. L’empire du mal est hiérarchisé ; les chefs fréquentent les chancelleries et le monde politique, d’autres dirigent les grandes religions, et les simples démons opèrent dans l’occultisme, les apparitions, et les lieux hantés.

C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté (Éphésiens 6.13).

Certains jours sont mauvais à cause de tentations presque irrésistibles et on doit être prêt à tenir bon dans sa foi, ses convictions et sa moralité, et bien sûr il ne faut pas tenter le diable et se jeter dans la gueule du loup en fréquentant des lieux de débauche.

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