#10 – Les armes de Dieu (Éphésiens 6.14-24)

Paul termine sa lettre aux Éphésiens avec une 8ème très longue phrase qui décrit les sept éléments constitutifs de l’armure du croyant.

Tenez donc ferme : ayez autour de la taille la vérité pour ceinture, et revêtez-vous de la droiture en guise de cuirasse (Éphésiens 6.14).

Le croyant est engagé dans une guerre et obligé de se défendre contre les attaques de Satan qui veut nous faire douter de Dieu, freiner notre service, amollir notre obéissance, produire la confusion doctrinale, causer des divisions et nous rendre mondains et hypocrites.

La ceinture tient en place toutes les autres armes du croyant. Elle représente la conviction que toutes les Écritures sont vraies et en particulier la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6).

La droiture est notre principale protection contre Satan, et notre mauvaise nature. Dans la pratique, il faut confesser ses fautes à Dieu et vivre conformément à la parole de Dieu.

Ayez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Évangile de la paix (Éphésiens 6.15).

Tout croyant doit avoir le feu sacré qui brûle en lui parce qu’il est convaincu que l’Évangile procure la paix avec Dieu et la vie éternelle à toute personne qui accepte Jésus-Christ.

Prenez par-dessus tout le bouclier de la foi au moyen duquel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du diable (Éphésiens 6.16 ; cp Proverbes 30.5 ; Psaume 18.31).

Ces flèches sont les multiples tentations et doutes auxquels nous sommes soumis. Il faut leur répondre en s’appuyant sur la vérité de la parole de Dieu et en invoquant l’aide du Seigneur.

Prenez le casque du salut et l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu (Éphésiens 6.17 ; cp 1 Thessaloniciens 5.8).

La parole de Dieu est à la fois une arme offensive et défensive. Il faut s’en servir pour contrer Satan quand il nous fait douter de notre salut éternel qui repose uniquement sur le Christ.

En toutes circonstances, laissez-vous diriger par l’Esprit pour faire toutes sortes de prières et de requêtes. Appliquez-vous à prier ainsi avec une persévérance à toute épreuve, et intercédez pour tous les croyants (Éphésiens 6.18 ; cp Colossiens 4.2 ; 1 Thessaloniciens 5.17).

Nos intercessions doivent balayer large, être fréquentes et assidues. Dans le livre des Actes on lit que les disciples « persévéraient continuellement dans les prières » (2.42), et quand l’apôtre Pierre fut emprisonné, on lit que : « l’église intercédait ardemment Dieu en sa faveur » (12.5). Et Paul écrit à Timothée (2 Timothée/ 1.3) : « continuellement, nuit et jour, je fais mention de toi dans mes prières ».

Priez aussi pour moi afin que Dieu me permette de parler sans entraves et avec assurance quand je fais connaître le mystère de la Bonne Nouvelle (Éphésiens 6.19).

Sachant que Paul est prisonnier de Rome et souffre d’une infirmité, il faut remarquer qu’il ne demande pas qu’on prie pour qu’il soit bien traité voire libéré ou pour sa santé physique car ses souffrances pourtant permanentes ne le soucient pas. Sa seule ambition est de pouvoir proclamer avec courage la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Ses motivations sont pures comme de l’eau de roche et il n’y a pas un soupçon de vanité dans son cœur. Le mystère que le Seigneur lui a révélé est que l’Église est le corps du Christ et est composée de croyants juifs et païens. Bien que Paul soit un immense colosse spirituel, il demande humblement l’intercession de ses lecteurs.

En effet, bien que je sois enchaîné, je suis un ambassadeur de cette Bonne Nouvelle. Priez donc pour que je l’annonce avec assurance comme je dois en parler (Éphésiens 6.20).

Les ambassadeurs mènent une vie de pacha chouchouté mais Paul c’est le contraire. Pourtant, ça ne freine pas son ministère car Dieu fait son œuvre malgré la perversité des hommes.

Pour que vous connaissiez ma situation, je vous ai envoyé Tychique, le frère bien-aimé et fidèle serviteur du Seigneur. Il vous donnera de mes nouvelles et vous encouragera (Éphésiens 6.21-22).

Personnage discret et dévoué sur lequel Paul pouvait toujours compter, Tychique était son bras droit, son facteur, son convoyeur de fonds et son compagnon de service.

Que Dieu le Père et le Seigneur Jésus-Christ accordent à tous les frères la paix, l’amour et la foi. Que la grâce de Dieu soit donnée à tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour inaltérable (Éphésiens 6.23-24).

Dans les treize bénédictions des treize épîtres que Paul a écrites, il demande la grâce de Dieu pour ses lecteurs. Ce n’est guère étonnant car tout ce que nous recevons de Dieu est par pure grâce, y compris la foi qui nous fait découvrir Jésus-Christ, et par lui, la paix et l’amour.

< #09 Enfants et parents, serviteurs, maîtres (Éphésiens 5.31-6.13) [^] Revenir aux études