Les études

22 juin 2022

#06 L’argent ne fait pas le bonheur (Ecclésiaste 5.1-19)

On ne s’approche pas de Dieu comme on entre dans un moulin et il a horreur de la piété formaliste.

Veille bien sur tes pas lorsque tu te rends au sanctuaire de Dieu. Viens-y pour écouter plutôt que pour offrir les sacrifices des insensés qui n’ont pas conscience de mal faire. Ne t’empresse pas d’ouvrir la bouche et de proférer des paroles devant Dieu, car il est au ciel et toi sur la terre. Que tes paroles soient donc peu nombreuses. Car comme les rêves naissent de la multitude des occupations, de même un flot de paroles engendre des propos insensés (Ecclésiaste 5.1-3 ; cp 1Samuel 15.22 ; Proverbes 10.19 ; 21.3 ; Ésaïe 1.11-19 ; Osée 6.6 ; Michée 6.6-8 ; Matthieu 9.13 ; 12.7 ; Jacques 1.22,25).

Jusqu’à présent le prédicateur s’est entretenu avec lui-même. Maintenant il exhorte le fidèle à venir à Dieu avec humilité et profonde révérence et à être prêt à écouter la Loi et à la mettre en pratique. L’homme doit garder à l’esprit la distance qui le sépare de Dieu et donc veiller sur ce qu’il dit, car ceux qui parlent sans arrêt ne manquent pas de dire n’importe quoi.

Si tu as fait un vœu à Dieu, accomplis-le sans tarder car les insensés lui déplaisent. Il vaut mieux ne pas faire de promesse car si tu ne t’en acquittes pas, tu commets une faute, et ne va surtout pas dire : “ Mon vœu était une erreur. ” Tu irriterais Dieu qui ferait échouer tes projets. Car comme est vaine une multitude de rêves, il en est de même de beaucoup de paroles ; c’est pourquoi, révère Dieu (Ecclésiaste 5.4-7 ; cp Deutéronome 23.22-24).

Il s’agit des insensés qui, au nom de Dieu, prononcent un vœu irrévocable, puis se rétractent quand leur engagement leur semble trop coûteux. Mais Dieu ne tient pas pour innocent celui qui prend son nom en vain. Révérer Dieu, c’est aussi être prudent par ses paroles.

Si tu vois que les pauvres sont opprimés, que la justice et le droit sont bafoués, ne t’en étonne pas, car chaque fonctionnaire est subordonné à un supérieur hiérarchique. Mais l’avantage d’un pays est un roi qui protège la campagne (Ecclésiaste 5.8-9).

Les fonctionnaires exercent leur pouvoir sur leurs subalternes et la hiérarchisation empêche ceux qui sont lésés d’avoir accès à la justice. Cependant, ceux qui gouvernent ont tout intérêt à faire régner la loi et l’ordre, à respecter la propriété foncière et protéger l’agriculture car eux aussi dépendent des agriculteurs.

Qui aime l’argent et les richesses n’en aura jamais assez et ne sera jamais satisfait. Cette attitude aussi est futile. Plus on possède de biens, plus abondent les profiteurs. Et le seul avantage qu’en tire son possesseur est le spectacle qu’ils lui offrent ? (Ecclésiaste 5.10-11 ; cp Proverbes 30.15-16 ; Matthieu 6.19 ; 1 Timothée 6.10).

L’orgueil de posséder est futile, car l’avare est le gardien de sa fortune mais aussi son esclave, et en plus, le service des impôts, les parasites et les voleurs veulent leur part du gâteau.

Doux est le sommeil du travailleur, qu’il ait peu ou beaucoup à manger, mais l’abondance du riche l’empêche de dormir (Ecclésiaste 5.11).

Comme le savetier de la fable de La Fontaine, le petit ouvrier mène une vie simple favorable à la santé, alors que l’argent du financier lui cause des soucis interminables.

J’ai vu sous le soleil une calamité affligeante, quand les richesses conservées par un homme viennent à se perdre à cause de quelque mauvaise affaire, car alors il ne reste plus rien pour son fils (Ecclésiaste 5.12-13 ; cp Proverbes 23.5 ; Matthieu 6.20).

Non seulement l’argent ne fait pas le bonheur mais il se fait des ailes et le riche ruiné n’a plus que les yeux pour pleurer. Quelle folie que d’amasser pour ce qui peut s’envoler subitement !

L’avare sorti nu du sein de sa mère partira comme il est venu sans emporter le moindre fruit de son travail. Voilà qui est bien fâcheux. Quel avantage y a-t-il donc à travailler ainsi pour du vent ? Sa vie s’écoule, sombre, pleine de chagrin, de souffrances et d’amertume (Ecclésiaste 5.14-16 ; cp Job 1.21 ; Psaume 49.17 ; 1Timothée 6.7)).

L’avare est possédé par le dieu de l’argent mais le prix à payer à son idole est élevé et lui gâche la vie. Pris par ses affaires, il n’a pu jouir ni de sa famille ni de sa fortune.

Même s’il ne perd pas ses richesses, l’avare ne les emportera pas ; un linceul n’a pas de poche. La dame à la faux, réduit à néant tous les efforts et accomplissements de toute une vie.

J’ai constaté que le bonheur qui convient à l’homme est de manger, de boire et de jouir du bonheur malgré toute la peine que lui donne son travail pendant sa vie ; c’est ce qui lui revient. En effet, si Dieu donne à un homme des richesses et s’il lui accorde la possibilité d’en profiter et de trouver de la joie dans son travail, c’est un don de Dieu. Car lorsque Dieu remplit son cœur de joie, l’homme oublie les jours difficiles (Ecclésiaste 5.17-19).

Les petits bonheurs que Dieu nous accorde sont légitimes, et nous pouvons nous en réjouir et lui en être reconnaissants, car ils nous permettent d’oublier nos peines.

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