Les études

30 mars 2022

#53 Le grand Vendangeur (Esaïe 63.1-19)

Israël aurait dû être un peuple saint consacré à l’Éternel ; l’échec fut total. Mais à la fin des temps, cette vocation se réalisera enfin avec le nouvel Israël qui comprendra tous les Juifs et non-Juifs croyants.

Qui est-il, celui qui arrive du pays d’Édom. Il revient tout rouge du lieu de vengeance. Drapé d’habits éclatants, il s’avance fièrement dans l’éclat de sa force ? C’est moi, l’Éternel, qui parle avec justice et qui ai le pouvoir de sauver. Mais pourquoi tes vêtements sont-ils tout rouge et tes habits ressemblent-ils à ceux des vendangeurs qui foulent au pressoir ? C’est que j’ai foulé les raisins et j’étais seul car aucun peuple ne m’a aidé. Alors, dans ma colère je les ai tous piétinés ; leur sang a rejailli sur mes habits et taché mes vêtements. Je désirais ardemment un jour de vengeance et puis c’était le moment de libérer mes rachetés. J’ai regardé, et personne pour me prêter main forte ! J’étais étonné : alors, soutenu par ma fureur, mon bras est venu à mon aide et après avoir enivré les peuples, je les ai écrasés dans ma colère et j’ai fait couler leur sang à terre (Ésaïe 63.1-6 ; cp Esaïe 63.1-2 ; cp Esaïe 21.11-17 ; 34.5-6 ; Esaïe 51.21-23 ; Lamentations 1.15 ; Joël 3.13 ; 4.13 ; Apocalypse 16.1-11 ; 14.18-20 ; 19.13-15).).

Ésaïe reçoit la vision d’un personnage mystérieux et majestueux qui est décrit sous les traits d’un guerrier qui a foulé le raisin, ce qui est une image de jugement. C’est l’Éternel et il est rouge du sang de ses ennemis comme le vendangeur par le jus de raisin. Jésus a été broyé comme du raisin, mais quand il reviendra, c’est lui qui foulera les nations, représentées par Édom. Toutefois, Dieu rappelle qu’il est juste et le sauveur, et que son action comprend toujours ces deux aspects : le salut de son peuple et le châtiment des impies. Pendant la Tribulation qui précédera l’instauration du Millénium, et conformément à l’Apocalypse, toutes les nations subiront le châtiment de Dieu pour s’être révolté contre lui, et pour avoir persécuté les Juifs et les croyants.

Je veux rappeler les bontés de l’Éternel, et les raisons de le louer pour les nombreux bienfaits qu’il a manifestés envers Israël, selon ses compassions et ses miséricordes (Ésaïe 63.7).

Sans transition, Ésaïe passe du jugement terrible de Dieu à son immense bonté. Mais en réalité, son cœur est lourd, car après avoir contemplé la gloire à venir de son peuple, il redescend dans un présent funeste.

L’Éternel avait dit : “ Israël est mon peuple et ce sont des fils qui ne me décevront pas. ” Et il les a délivrés (Ésaïe 63.8 ; Exode 19.5-6 ; Deutéronome 14.1).

Avant d’intercéder pour son peuple qu’il voit exilé à Babylone, Ésaïe va rappeler la vocation d’Israël, son histoire et l’alliance conclue au mont Sinaï par l’Éternel avec les Israélites quand il les adopta pour ses fils.

Il a compati à toutes leurs détresses, et l’ange qui siège à ses côtés les a sauvés. Par amour et compassion, il les a délivrés, soutenus et portés depuis le commencement. Mais les Israélites se sont rebellés et ont attristé l’Esprit Saint. Alors l’Éternel est devenu leur ennemi et les a combattus (Ésaïe 63.9-10 ; cp Éphésiens 4.30, Esaïe 42.14 ; 46.3-4 ; Exode 19.4 ; 33.14).

Dès le début, l’Éternel a partagé la souffrance des Israélites ; il a été pour eux comme un père envers ses enfants. Il espérait donc leur loyauté en retour, mais il a été déçu par leur ingratitude. L’Ange, qui est aux côtés de l’Éternel, est Jésus avant l’incarnation. Pendant son ministère terrestre, il remplacera l’Éternel. Puis après son ascension, il sera remplacé par le Saint Esprit.

Alors les Israélites se sont souvenus de l’époque de Moïse et des anciens et ils ont dit : Où est celui qui a fait sortir de la mer des roseaux son troupeau avec son berger, qui a mis son Esprit saint au milieu d’eux ? Où est celui qui brandissait son bras puissant aux côtés de Moïse, pour fendre les eaux et se faire ainsi une renommée éternelle ? Il les a fait avancer à travers les abîmes sans qu’ils trébuchent (Ésaïe 63.11-13).

Livré à ses ennemis, le peuple se plaint de ne pas être délivré comme il le fut jadis des Égyptiens.

Quand l’Esprit de l’Éternel les menait vers le lieu du repos, les Israélites étaient comme un troupeau qui descendait dans la vallée. C’est ainsi que tu as conduit ton peuple et que tu t’es fait une glorieuse renommée (Ésaïe 63.14 ; Deutéronome 12.9 ; Josué 1.13 ; Psaume 80.16).

Comme un troupeau qui traverse une contrée aride avant d’atteindre la vallée verdoyante, les Israélites, dirigés par l’Esprit de Dieu, traversèrent le désert en direction de la Palestine.

Du haut des cieux et de ta demeure sainte et glorieuse, regarde-nous ! Où sont ton amour passionné pour ton peuple et ta puissance ? Tu n’as plus de compassion envers moi (Ésaïe 63.15 ; cp Psaume 80.16),

À cause de la rébellion de son peuple, l’Éternel a délaissé sa résidence terrestre parmi eux, et s’est retiré dans son séjour céleste. Ésaïe s’identifie à son peuple et implore Dieu de le secourir.

Pourtant, tu es notre père : Abraham et Jacob ne sont plus, mais toi, Éternel, tu es notre père, et depuis toujours, tu es notre Libérateur ” Alors pourquoi, nous fais-tu errer loin de tes commandements, ô Éternel, et laisses-tu notre cœur s’endurcir au point que nous ne te révérons plus ? Reviens, par amour pour tes serviteurs et des tribus qui t’appartiennent. Le peuple que tu as consacré possède le pays depuis peu ; nos ennemis ont profané ton sanctuaire, et nous sommes depuis longtemps un peuple sur qui tu ne règnes plus et qui ne porte plus ton nom (Ésaïe 63.16-19 ; cp Esaïe 64.7 ; Deutéronome 32.6 ; Jérémie 3.4,19 ; Malachie 1.6 ; Galates 4.4-6).

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