#32 Le jugement dernier (Matthieu 25.14-26.2)

A quoi ressemble le royaume des cieux ?

« C’est comme un homme qui avant de partir en voyage appelle ses serviteurs, et leur remet ses biens. Il donne cinq lingots à l’un, deux à l’autre, et au troisième un seul, à chacun selon sa capacité, et il part. Aussitôt, celui qui a cinq lingots les fait valoir et en gagne cinq autres. De même, celui qui en a deux en gagne deux autres. Mais celui qui n’en a qu’un fait un trou dans la terre et cache l’argent. Longtemps après, le maître revient et leur fait rendre des comptes » (Matthieu 25.14-19).

Un lingot vaut le salaire annuel d’un ouvrier. Cette énorme somme représente toutes les ressources que Dieu m’a donnée pendant mon temps sur terre, et un jour, il me réclamera des intérêts.

« Celui qui avait reçu les cinq lingots se présenta et dit : Seigneur, tu m’as remis cinq lingots ; j’en ai gagné cinq autres. Très bien, tu es un bon serviteur en qui on peut avoir confiance. Tu as été fidèle en peu de choses ; je t’en confierai de plus importantes. Viens partager la joie de ton maître. Celui qui avait reçu deux lingots se présenta et dit : Seigneur, tu m’as remis deux lingots, j’en ai gagné deux autres. Très bien, tu es un bon serviteur en qui on peut avoir confiance. Tu t’es montré fidèle en peu de choses ; je t’en confierai de plus importantes. Viens partager la joie de ton maître ! » (Matthieu 25.19-23).

Vous et moi, nous devrons rendre compte de rendre compte de la façon dont nous avons utilisé les capacités, les talents et les ressources que Dieu nous a donnés. Ont-ils servi le Seigneur ou… nous-mêmes ?

« Celui qui avait reçu un lingot dit : Seigneur, je savais que tu es un homme exigeant. Alors j’ai pris peur et j’ai caché ton argent dans la terre. Prends ce qui est à toi. Son maître répondit : “ Vaurien ! Fainéant ! Tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers et j’aurais récupéré ce qui est à moi avec les intérêts. Qu’on lui retire le lingot et qu’on le donne à celui qui en a dix. Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance. Mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. Quant à ce vaurien, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura pleurs et grincements de dents » (Matthieu 25.24-30).

Ce méchant homme déteste tellement son Maître qu’il n’a pas voulu lever le petit doigt et a trahi la confiance qui lui était faite. Égoïste, il ne pense qu’à lui-même et est jugé en conséquence.

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges, il s’assiéra sur son trône glorieux. Tous les peuples seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes. Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche » (Matthieu 25.31-33).

C’est la seule fois où Jésus se donne le titre de roi et il est sur son trône pour le jugement universel.

« Alors le roi dira à ceux qui sont à sa droite : venez, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim et soif, j’étais étranger, et vous m’avez accueilli, j’étais nu et malade, j’étais en prison et vous avez pris soin de moi. Je vous l’assure, chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères, c’est envers moi que vous l’avez fait. Puis il dira à ceux qui sont à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits. Allez dans le feu éternel car j’ai eu faim et soif, j’étais étranger, j’étais nu, malade et en prison et vous n’avez pas pris soin de moi. Je vous l’assure, toutes les fois que vous étiez indifférent au moindre de mes frères, c’est moi que vous avez rejeté. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Matthieu 25.34-46).

Ce passage concerne premièrement les Juifs et croyants persécutés par l’Antichrist. Mais il s’adresse également à nous qui ne pouvons rien faire directement pour Jésus, mais comme il s’identifie aux malheureux, nous pouvons beaucoup pour ceux qui souffrent en leur âme ou en leur corps.

Je dois être prêt à rencontrer Jésus à tout moment et en attendant, je dois faire fructifier les ressources qu’il m’a données, tout en venant en aide aux malheureux et surtout aux croyants.

Nous arrivons maintenant au chapitre 26 où commence la lente agonie du roi jusqu’à sa crucifixion où il assumera le double rôle de grand-prêtre et de victime expiatoire.

« Quand Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples : la Pâque a lieu dans deux jours et le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié » (Matthieu 26.1-2).

Jésus a terminé son enseignement, alors pour la sixième et dernière fois il annonce sa mort à ses disciples, mais ici il en précise le jour exact ; c’est lui qui contrôle la situation et il fait remarquer que son sacrifice coïncidera avec celui de l’agneau pascal, alors que dans la parabole précédente, il est le roi au pouvoir absolu qui juge toutes les nations. Maintenant il va être condamné à mort comme un vulgaire criminel par son propre peuple puis supplicié par des païens ordinaires.

« Les chefs des prêtres et du peuple se réunirent chez le grand-prêtre Caïphe et décidèrent d’arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir. Mais que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple, dirent-ils » (Matthieu 26.3-5).

Le Grand Conseil juif est composée des principaux prêtres et scribes, et des princes de Juda : 71 hommes qui vont prononcer la condamnation à mort de Jésus.

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