#31 La parabole des dix vierges (Matthieu 24.23-25.13)

Dans le sermon sur la montagne, Jésus décrit comment sera sa venue.

« Si quelqu’un vous dit : le Christ est ici ou là, ne le croyez pas, car il surgira de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges au point de séduire, si c’était possible, même les élus. Si on vous dit : voici, il est dans le désert ou ailleurs, n’y allez pas, car, comme l’éclair jaillit du levant jusqu’au couchant, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24.23-27).

A la fin des temps tous les suppôts de Satan se manifesteront au grand jour par des prodiges afin de tromper les multitudes. Mais le retour du Messie sera comme la zébrure de l’éclair.

« Où que soit le cadavre, là s’assembleront les vautours » (Matthieu 24.28).

Il s’agit de la bataille d’Armageddon. A l’apparition de Jésus, « le cadavre » qui est l’humanité rebelle subira le jugement symbolisé par « les vautours ».

« Après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées. Alors tous les peuples se lamenteront et ils verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire » (Matthieu 24.29-30).

A la fin des sept ans de tribulations, Jésus reviendra sur le fond d’un immense déluge cosmique, de cataclysmes et de jugements. Dieu fera le grand ménage et cette fois-ci tous les mécréants seront éliminés, et Satan et les démons emprisonnés.

« Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers » (Matthieu 24.31).

C’est l’accomplissement de la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13.41-43).

« Que le figuier vous serve d’exemple. Dès que ses rameaux deviennent tendres et les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez tout cela, sachez que le Fils de l’homme est à la porte. Je vous assure que cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et à l’heure, nul ne le sait, ni les anges, ni le Fils, mais le Père seul » (Matthieu 24.32-36).

Le figuier représente Israël. Quant aux croyants qui assisteront aux signes annonçant le retour du Christ, ils participeront aussi à sa victoire et à son règne.

« Avant le déluge et du temps de Noé, les hommes mangeaient, buvaient, et se mariaient jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Ils ne se doutaient de rien jusqu’à ce que le déluge les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24.37-39).

La société de Noé est idolâtre autant que possible et chacun vaque à ses affaires sans le moindre pressentiment du déluge qui va les balayer de la surface de la terre. Quelle image de l’indifférence générale lorsque qu’un déluge de feu s’abattra sur le monde lors du retour du Seigneur.

« Alors, de deux hommes dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes à moudre, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Si le maître savait quand le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24.40-44).

Le grand tri du jugement divin emporte l’un et laisse l’autre. Le retour du Seigneur étant imminent, le croyant doit se tenir prêt en menant sa vie d’une manière digne de son état d’enfant de Dieu.

« Qui est le serviteur fidèle à qui le maître confie le soin de veiller sur tout son personnel pour qu’il distribue à chacun sa nourriture au moment voulu ? Heureux ce serviteur que le maître, à son retour, trouvera en train d’agir comme il le lui a demandé ! Je vous l’assure, son maître lui confiera l’administration de tout ce qu’il possède. Mais si c’est un mauvais serviteur qui maltraite ses compagnons de service, qui mange et boit avec les ivrognes, son maître arrivera alors qu’il ne s’y attend pas. Alors le maître le punira très sévèrement, et le traitera comme on traite les hypocrites » (Matthieu 24.45-51).

Cette parabole enseigne à nouveau que le critère d’évaluation d’un croyant est la fidélité dans son service. Mais celui qui a le cœur partagé sera coupé en deux.

Nous arrivons au chapitre 25 et à la parabole des dix vierges qui représentent toutes les branches de la chrétienté. Elles vont à la rencontre de l’époux qui est Jésus-Christ. Cinq vierges sages ont de l’huile pour leur lampe et cinq folles n’en ont pas. Mais l’époux est en retard et en l’attendant les dix vierges s’endorment. Enfin, il arrive, mais au moment le plus inattendu. Les vierges qui ont de l’huile, c’est à dire le Saint-Esprit, entrent dans la salle des noces et la porte est fermée car il n’y a pas de seconde chance. Les lampes sans huile sont les bonnes œuvres sans une foi personnelle en Jésus-Christ. Le sommeil est la mort. Et Jésus de conclure : Tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue (Matthieu 25.6-13).

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