Les études

05 juillet 2022

#32 La nouvelle mission d’Ézéchiel (Ézéchiel 33.1-29)

À son arrivée dans le séjour des morts, le pharaon voit tous les monarques de tous les royaumes qui l’ont précédé dans le séjour des morts.

L’Éternel me dit : fils d’homme, parle à ton peuple et dit : supposez que j’envoie la guerre contre un pays et que les gens postent l’un d’eux comme sentinelle. Quand il verra l’armée ennemie s’avancer, il sonnera du cor pour donner l’alarme. Si quelqu’un l’entend mais n’en tient pas compte et qu’il est tué, il sera seul responsable de sa mort. Mais s’il tient compte de l’avertissement, il sauvera sa vie. Par contre, si la sentinelle voit venir l’ennemi et ne sonne pas du cor et que l’ennemi tue un membre du peuple, cette personne périra à cause de ses fautes, mais je demanderai compte de sa mort à la sentinelle. Eh bien, toi, fils d’homme, je t’ai posté comme sentinelle pour les Israélites. Tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : “ tu vas mourir ”, et si tu ne l’avertis pas afin qu’il abandonne sa mauvaise conduite, il mourra, mais je te demanderai compte de sa mort. Mais si tu l’avertis et qu’il refuse d’abandonner sa mauvaise conduite, il mourra, mais toi, tu seras déchargé de toute responsabilité (Ézéchiel 33.1-9).

Quand Ézéchiel met en garde les pécheurs, ils doivent changer de conduite. S’ils refusent, le prophète n’est pas responsable de leur châtiment. Mais si un prophète ne remplit pas son rôle, il aura les mains couvertes de sang et sera jugé lui aussi. Ézéchiel a fidèlement rempli son mandat, mais les prophètes menteurs qui le contredisent ainsi que Jérémie, portent une lourde responsabilité dans le malheur qui a frappé Juda. Le clergé qui prêche la pratique des bonnes œuvres et de rites égare les paroissiens qui sont certes coupables à cause de leurs péchés, mais ceux qui les ont trompés auront aussi des comptes à rendre à Dieu.

Fils d’homme, dis au peuple d’Israël : vous répétez sans cesse : “ Comment pouvons-nous vivre avec nos péchés qui nous font dépérir ? ” Dis-leur : Je suis vivant dit l’Éternel, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant mais je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, peuple d’Israël ? (Ézéchiel 33.10-11 ; cp Ézéchiel 18.23-32).

Les exilés reconnaissent leurs fautes comme la raison du châtiment de Juda, mais au lieu de se repentir sincèrement, ils adoptent une attitude résignée et fataliste.

Dis aux Israélites : Si un homme juste se met à faire le mal, sa droiture passée ne le sauvera pas et il mourra. Si le méchant abandonne sa mauvaise conduite et fait ce qui est droit, sa perversité passée ne causera pas sa perte. S’il se conforme aux commandements et cesse de faire le mal, il vivra et on ne tiendra plus compte de tous les péchés qu’il a commis. Les Israélites disent : la manière d’agir du Seigneur n’est pas droite ”. Mais c’est leur conduite qui ne l’est pas. Comment osez-vous dire que je ne suis pas juste ? Je vous jugerai, chacun selon sa conduite gens d’Israël ! (Ézéchiel 33.12-20 ; cp Ézéchiel 18.25 ; 1Corinthiens 11.31).

Un comportement droit passé n’est pas un crédit pour l’avenir. A l’inverse, le pécheur qui se repent efface son ardoise. L’Éternel répond aux exilés de manière énergique et solennelle que l’avenir reste ouvert et que, s’ils se repentent sincèrement, changent de conduite et reviennent à lui, ils obtiendront grâce.

Un rescapé de Jérusalem arriva pour m’annoncer que la ville était tombée. Or, le soir précédant son arrivée, l’Éternel m’avait rendu la parole de sorte que je pouvais parler (Ézéchiel 33.21-22).

Nous sommes le 8 janvier 585, six mois après la destruction de Jérusalem (juillet 586). Jusqu’à ce jour, Ézéchiel ne pouvait annoncer que le jugement de Dieu, mais maintenant qu’il a eu lieu et que la nouvelle est parvenue aux exilés, il peut à nouveau parler librement.

L’Éternel me dit : fils d’homme, ceux qui habitent au milieu des ruines en Israël disent : Abraham était tout seul lorsqu’il a reçu la possession du pays, mais nous, nous sommes nombreux à le posséder. Réponds-leur donc : vous mangez la viande avec le sang, vous adorez les idoles, vous commettez des meurtres et vous posséderiez le pays ! (Ézéchiel 33.23-25).

Les Chaldéens avaient laissé les pauvres en Juda pour qu’ils cultivent le pays et ne tombe pas en friche. Ils ont le culot de prétendre le posséder sans avoir de comptes à rendre à Dieu. Ces rescapés choisissent d’ignorer que les héritiers d’Abraham sont ceux qui obéissent à Dieu, or eux sont des rebelles invétérés.

Vous vous fiez à votre épée, vous avez commis des actes abominables, chacun de vous déshonore la femme de son prochain et vous posséderiez le pays ? (Ézéchiel 33.26 ; cp Jérémie 41).

Ézéchiel fait référence à un certain Ismaël qui, avec sa bande de vauriens, vivait de pillages et de meurtres.

Tu leur diras : Le Seigneur, l’Éternel, déclare : aussi vrai que je suis vivant, ceux qui vivent dans les ruines périront par l’épée, ceux qui sont dans la campagne seront déchirés par les bêtes sauvages et ceux qui habitent les rochers et les cavernes mourront de maladie (Ézéchiel 33.27).

Les Israélites encore en Juda et qui ne se repentent pas de leurs fautes subiront aussi le châtiment de Dieu.

A cause de tous les actes abominables que les Israélites ont commis, je transformerai le pays en une terre déserte et personne n’y passera plus. Je mettrai ainsi fin à sa puissance dont ils s’enorgueillissent, et ils reconnaîtront que je suis l’Éternel (Ézéchiel 33.28-29).

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

Nos partenaires