#30 Les signes de la fin du monde (Matthieu 23.33-24.22)

Jésus affirme que Dieu jugera la nation d’Israël et surtout les religieux.

« Serpents, race de vipères ! Comment croyez vous échapper au châtiment de la géhenne ? Je vous l’assure, le châtiment du meurtre de tous les innocents depuis Abel le juste jusqu’à Zacharie poignardé retombera sur vous et sur cette génération » (Matthieu 23.33-36).

Mais ce n’est pas de gaieté de cœur que Jésus prophétise la destruction d’Israël.

« Jérusalem, Jérusalem qui tues les prophètes et ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler vos enfants comme une poule rassemble ses poussins mais vous ne l’avez pas voulu ! Votre maison vous sera laissée déserte car vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 23.37-39).

Jésus fait état de la même intense émotion que l’Éternel dans les livres prophétiques.

La maison déserte est le temple qui sera détruit. La censure des religieux hypocrites qui privilégient le rite au détriment de l’amour d’autrui se termine quand même sur une note d’espérance puisque lors de sa seconde venue, Jésus sera ardemment attendu par le peuple élu.

Je commence le chapitre 24 qui est le discours sur le mont des Oliviers.

« Comme Jésus s’en allait, ses disciples lui firent remarquer l’architecture du Temple. Il leur dit : vous voyez tout ça ? Je vous l’assure, tout sera rasé » (Matthieu 24.1).

Il s’agit du magnifique temple d’Hérode, en marbre blanc et aux finitions en or battu. Luc rapporte les détails de la destruction du Temple par les Romains, mais pas Matthieu.

« Il s’assit sur la montagne des Oliviers et ses disciples lui demandèrent : dis-nous, quand cela arrivera et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? Faites attention que personne ne vous trompe, car plusieurs viendront en disant : c’est moi qui suis le Messie et ils séduiront beaucoup de gens. Vous entendrez parler de guerres mais ne soyez pas troublés car cela doit arriver. Il y aura des guerres, des famines et des tremblements de terre en divers lieux mais ce ne sera que le commencement des douleurs » (Matthieu 24.2-7).

L’homme n’a pas l’option de croire en rien. S’il refuse Jésus, il est séduit par le mensonge. Contrairement à une idée répandue, le progrès des sciences et techniques n’amènera pas la paix mais à la fin des temps, suite à une longue période de guerres et de catastrophes naturelles.

« Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Toutes les nations vous haïront à cause de moi. Alors beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes surgiront et séduiront beaucoup de gens. Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.9-10).

Aux calamités déjà mentionnées il faut ajouter la persécution et les faux frères qui envahirent les églises dès leur fondation. C’est à la fin du règne de Néron que les apôtres Pierre et Paul sont exécutés et qu’éclate la première persécution contre les chrétiens, mais les purs ont tenu bon.

« La bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, alors viendra la fin » (Matthieu 24.11-12).

Après que l’Évangile aura été annoncée à toutes les nations, viendra la fin des temps. Jésus termine ce premier cycle de sa prophétie par l’espérance de son retour bien que, dans ce qui va suivre, il revienne en arrière pour indiquer avec plus de détails les signes précurseurs de ce retour.

« Quand donc vous verrez l’abominable profanation annoncée par le prophète Daniel s’établir dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne… » (Matthieu 24.15).

En l’an 168 avant Jésus-Christ, le Syrien Antiochus Épiphane a massacré 100 000 Juifs puis égorgé des pourceaux dans le temple. Il est le précurseur de ce que feront les Romains puis l’Antichrist.

« Que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ; que celui qui est sur sa terrasse ne descende pas ; que celui qui est dans les champs ne retourne pas prendre son manteau. Malheur aux femmes enceintes ou qui allaitent. Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver ni un jour de sabbat, car la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde » (Matthieu 24.15-21).

Cette prophétie va s’accomplir en deux temps. A long terme, elle décrit la fin des temps quand régnera l’Antichrist. Il rompra l’alliance avec Israël et profanera le lieu saint du temple. Dès l’annonce de cette catastrophe, les Juifs auront très peu de temps pour fuir au plus vite de la ville sainte.

À plus court terme, la prédiction concerne les chrétiens de Jérusalem assiégée par les Romains. Se souvenant de la prophétie du Christ, ils eurent l’opportunité de quitter la ville pour se rendre dans la province de Pérée, à l’est du Jourdain et ainsi échappèrent au massacre.

« Si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé, mais à cause des élus, ces jours de calamité seront abrégés » (Matthieu 24.22).

Ce passage concerne les croyants pendant la deuxième moitié de la Tribulation, une période de calamités, de guerres et de persécutions uniques dans l’histoire de l’humanité.

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