Les études

05 juillet 2022

#30 La chute du grand cèdre (Ézéchiel 31.1-32.6)

Nous sommes en avril 587, quatre mois après que le pharaon Hophra ait tenté faiblement de porter secours à Juda, ce qui avait forcé Nabuchodonosor à lever momentanément le siège de Jérusalem et à lui faire face. Les bras cassés représentent les défaites par les Chaldéens des pharaons Néco à Karkémich et Hophra.

L’Éternel me dit : fils d’homme, dis au pharaon, et à son nombreux peuple : À qui ressembles-tu par ta grandeur ? Assur était comme un cèdre du Liban à la belle ramure, à la haute stature atteignant jusqu’au ciel, au feuillage touffu et donnant de l’ombre. Les eaux l’avaient fait croître (Ézéchiel 31.1-4).

Nous sommes en juin 587. Grâce au Nil, les Égyptiens s’enorgueillissaient du Nil. Ézéchiel les met en garde en prenant l’exemple de l’Assyrie. Ce pays, traversé par les fleuves Tigre et Euphrate, était fertile et devint un immense empire qui avait envahi l’Égypte mais qui fut lui-même conquis par Babylone.

Il était devenu plus grand que tous les arbres des champs. Tous les oiseaux nichaient dans ses branches, et sous ses nombreux rameaux, tous les animaux des champs donnaient naissance. De nombreuses nations habitaient à son ombre. Par sa taille imposante, c’était le plus bel arbre. Dans le jardin de Dieu, il n’y avait pas de cèdre, de cyprès ou de platanes qui lui fût comparable. Aucun arbre n’avait sa beauté. Je l’avais embelli d’une riche ramure et tous les arbres du jardin d’Éden étaient jaloux de lui (Ézéchiel 31.5-9).

Aucun empire n’avait été aussi puissant que l’Assyrie au point où les autres royaumes n’égalaient même pas ses provinces. Dans le jardin d’Éden, même Adam n’avait pas l’éclat du monarque assyrien. C’est Dieu qui l’avait élevé au-dessus des rois mésopotamiens et ces derniers le jalousaient.

Le Seigneur, l’Éternel, dit : Parce qu’il s’est dressé de toute sa hauteur jusque dans les nues, parce qu’il s’est enorgueilli de sa très haute taille, je l’ai livré au chêne, le plus grand arbre des nations, afin qu’il lui inflige le traitement qu’il mérite. A cause de sa méchanceté, je l’ai chassé (Ézéchiel 31.10-11).

A cause de son orgueil, Dieu a livré le monarque assyrien à Nabopolassar, roi de Babylone, et des Chaldéens (609) qui étaient alors le plus puissant des peuples qui constituaient l’empire assyrien.

Des étrangers féroces ont abattu le cèdre. Ses branches sont tombées dans les montagnes, dans les vallées et dans les cours d’eau. Alors tous les peuples ont fui loin de son ombre. Les oiseaux viendront s’établir sur ses débris et les bêtes sauvages s’abriteront dans ses rameaux (Ézéchiel 31.12-13).

Une coalition dirigée par Nabopolassar investi Ninive capitale de l’empire assyrien (612) et trois ans plus tard, son fils Nabuchodonosor met en déroute ce qui reste de l’armée assyrienne. L’empire se démembre et les peuples qu’il réunissait s’emparent des richesses de l’Empire assyrien déchu.

Cela est arrivé afin qu’aucun autre arbre ne devienne orgueilleux et n’élève sa cime jusque dans les nuages, car ils sont tous voués au séjour des morts au milieu de ceux qui descendent dans la fosse (Ézéchiel 31.14).

Le monde est un immense cimetière où gisent pêle-mêle, rois, peuples et empires. Le jugement de l’Assyrie est un avertissement adressé aux grands de la terre qui doivent freiner leurs ambitions, et au pharaon Néko, fier comme un coq, bien qu’il ait déjà subi une cuisante défaite face à Nabuchodonosor (Karkémich, 605).

Le Seigneur, l’Éternel dit : Le jour où le cèdre est descendu dans le séjour des morts, j’ai fait mener le deuil car ses eaux ont cessé de couler. Le bruit de sa chute a fait trembler les peuples. Dans les lieux souterrains, les plus beaux arbres du Liban qui s’abreuvaient aux eaux, ont été consolés. Ses alliés sont descendus avec le cèdre dans le séjour des morts où sont tous ceux que l’épée a transpercés. Ses alliés étaient son appui et vivaient à son ombre parmi les nations (Ézéchiel 31.15-17 ; cp Esaïe 14.6-20).

Dieu a mis fin à l’empire assyrien et son jugement a produit une très grande émotion. Les nations vassales sont tombées en même temps que l’Assyrie sous les coups de Babylone, tandis que les peuples qui avaient été vaincus par l’Assyrie étaient consolés.

Le Seigneur, l’Éternel dit : Qui pouvait être comparé à toi parmi les arbres d’Éden ? Et pourtant, te voici avec eux dans les profondeurs souterraines au milieu des païens transpercés par l’épée (Ézéchiel 31.18).

Après avoir comparé l’Égypte à l’empire assyrien, Ézéchiel conclut son discours en s’adressant à nouveau au pharaon, et se projette dans l’avenir quand l’Égypte aura été jugée tout comme l’a été l’Assyrie.

L’Éternel me dit : fils d’homme, prononce une complainte sur le roi d’Égypte et dit : au milieu des nations, tu étais comme un lion. Tu ressemblais au crocodile ; tu t’élançais dans les flots et tu troublais les eaux de tes pattes, tu embourbais les canaux. J’étendrai sur toi mon filet au moyen d’un grand nombre de peuples. Ils te tireront par terre dans les champs. Je t’abandonnerai et te donnerai en pâture aux bêtes sauvages. Ta chair sera sur les montagnes et dans les vallées. Ton sang arrosera la terre et remplira les lits des torrents (Ézéchiel 32.1-6).

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