Les études

17 février 2023

27 – La bête qui monte de la mer (Apocalypse 13.2-9)

Cette bête (Daniel 7.7, 23,24) est une incarnation symbolique de Satan (Apocalypse 12.3), mais dans la réalité future, ce sera l’empire romain reconstitué en une fédération d’états, issue de la multitude des peuples (la mer). La bête porte sept têtes qui sont l’empire romain reconstitué plus six empires terrestres qui se sont succédés : Égypte ? Assyrie, Babylone, Perse et Mèdes, Grèce et Syrie, Rome. Tous les empereurs se sont déclarés divins, ce qui est une insulte à l’Éternel, le seul vrai Dieu. La fédération (la bête) sera tout d’abord dirigée par dix chefs d’état (les cornes). Mais dans sa vision, Daniel voit arriver une petite corne (l’Antichrist) qui élimine trois cornes et prend leur place. Elle devient la plus grande des cornes, prend la direction de la fédération, s’impose par la force et conquiert le monde (Daniel 7.8, 19-24).

La bête que je vis avait l’allure d’un léopard, ses pattes ressemblaient à celles d’un ours et sa gueule à celle d’un lion (Apocalypse 13.2 a).

Cette bête hybride est l’empire romain reconstitué mais il se confond avec l’Antichrist car c’est lui qui le dirige. Cet empire est la quatrième bête de la vision de Daniel (7.3-6) et la seule que voit Jean. Elle réunit des éléments des trois premières bêtes que Daniel voit se succéder sur la scène internationale : Babylone, la Perse alliée aux Mèdes et la Grèce.

Le dragon donna à la bête qui monte de la mer sa puissance, son trône et une grande autorité (Apocalypse 13.2 b).

Dans son ambition de dominer le monde, l’Antichrist fait alliance avec le dragon (le diable) qui lui donne son pouvoir. Le dragon et la bête ont les mêmes intérêts et reçoivent les mêmes hommages (Apocalypse 13.4). Satan se moque bien de ce dictateur arrogant, mais il a besoin de lui pour faire la guerre à Dieu en s’attaquant à son peuple, les Juifs et les fidèles du Seigneur.

Je vis que l’une des têtes semblait avoir reçu un coup mortel mais la blessure fut guérie. Alors, le monde entier fut en admiration devant la bête (Apocalypse 13.3 ; cp Apocalypse 13.12 ; 2Thessaloniciens 2.9).

La tête qui reçoit un coup mortel et qui revient à la vie est l’Antichrist (Apocalypse 13.12-14). Si la tentative d’assassinat a réussi, le diable a guéri sa bête car il en a le pouvoir. Mais il se peut aussi qu’elle ait échoué ou que ce soit une supercherie. Dans tous les cas, c’est une parodie diabolique de la mort et résurrection de Jésus, que l’Antichrist exploite pour augmenter son prestige et son emprise sur la confédération des nations qu’il dirige et prouver qu’il est divin.

Les peuples adorèrent le dragon car il avait donné son pouvoir à la bête. Ils adoraient aussi la bête en disant : “ Qui est semblable à la bête ? Qui peut combattre contre elle ? ” (Apocalypse 13.4).

Les peuples impies vénèrent la personne de l’Antichrist et son pouvoir qui lui vient de Satan. Cette adoration est une contrefaçon diabolique, car « Qui est semblable à l’Éternel » se trouve dans l’Exode (15.11), les Psaumes (71.19 ; 89.6/7 ; 113.5) et Jérémie (49.19 ; 50.44).

Pendant quarante-deux mois, on donna à la bête le pouvoir de proférer des discours arrogants et insultants contre Dieu. Elle ouvrait sa gueule pour blasphémer Dieu, son nom, sa demeure céleste et les habitants du ciel. On donna même à la bête le droit de faire la guerre aux croyants et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tous les peuples, toutes les tribus, langues et nations (Apocalypse 13.5-7 ; cp Apocalypse 11.7, 12.17 ; Daniel 7.8, 11, 21-25 ; 11.36).

Au milieu des sept ans de la Tribulation, l’Antichrist rompra son alliance avec Israël, se proclamera dieu, et pourchassera Juifs et croyants parce qu’ils refuseront de l’adorer, et beaucoup mourront martyrs. C’est évidemment Dieu qui autorise l’Antichrist à agir comme bon lui semble mais seulement pendant la deuxième moitié de la Tribulation.

Le monde entier adorera la bête, chaque personne qui n’a pas son nom inscrit, depuis l’origine du monde dans le livre de vie de l’Agneau immolé (Apocalypse 13.8 ; cp 2Thessaloniciens 2.10).

Le livre de vie appartient à Jésus-Christ parce que c’est lui le rédempteur. Dans les Écritures, on lit sept fois que le livre de vie contient les noms des croyants (Philippiens 4.3 ; Apocalypse 3.5 ; 13.8 ; 17.8 ; 20.12, 15 ; 21.27). Or, ce registre des élus a été écrit avant la création. Dans sa souveraineté, Dieu a choisi d’avance ceux qui partageront sa gloire dans les cieux. Pourtant, comme il offre réellement le salut à tout un chacun, ceux qui le refusent sont responsables de leur perdition, tandis que ceux qui choisissent Jésus-Christ découvrent qu’ils ont été élus.

Que celui qui a des oreilles écoute ! (Apocalypse 13.9).

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