#25 Jésus et le jeune homme riche (Matthieu 19.1-29)

Jésus va à Jérusalem pour s’offrir en sacrifice. Je commence le chapitre 19.

« Jésus alla en Judée de l’autre côté du Jourdain. Une grande foule le suivait et il guérit les malades. Pour lui tendre un piège, les pharisiens lui demandent : est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Au commencement le Créateur fit l’homme et la femme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront plus qu’un. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint » (Matthieu 19.1-6).

C’est la première fois que Jésus est à l’est du fleuve dans le nord-ouest de la Jordanie, mais les hyènes baveuses le suivent à la trace. À cette époque, on divorce pour n’importe quelle raison. Mais Jésus rappelle que le Créateur veut préserver l’intégrité de la famille.

« Alors pourquoi Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? C’est à cause de la dureté de votre cœur ; mais au commencement il n’en était pas ainsi. Aussi, je vous déclare que celui qui divorce et se remarie, commet un adultère, sauf en cas d’infidélité » (Matthieu 19.7-9).

Le divorce est une concession divine et Moïse a seulement réglementé sa procédure. Les seuls motifs valables sont les déviances sexuelles ce qui inclut probablement la violence.

« Ses disciples lui dirent : s’il en est ainsi, il vaut mieux ne pas se marier ! Il répondit : cela n’est possible qu’à ceux qui ont reçu ce don. Certains sont eunuques dès le ventre de leur mère, d’autres le deviennent par les hommes, et d’autres renoncent à se marier à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne » (Matthieu 19.10-12).

Certains ne se marient pas à cause d’un problème génétique, d’un accident, d’une maladie ou sont châtrés, ou encore à cause de leur engagement pour le Christ comme l’apôtre Paul qui était veuf et l’est resté parce que son ministère était incompatible avec une vie de famille.

« Alors on lui amena des petits enfants afin qu’il les bénît, mais les disciples les repoussèrent. Jésus dit : laissez-les venir à moi car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent et il leur imposa les mains » (Matthieu 19.13-15).

Certains Juifs ont dû se dire : si Jésus peut guérir à volonté, il doit aussi pouvoir appeler la bénédiction de Dieu et ils lui amènent leurs enfants, qui, d’après les paroles du Seigneur, sont sauvés d’office tant qu’ils n’ont pas atteint l’âge de raison, et donc la capacité de choisir entre le bien et le mal.

« Un homme s’approche et demande : maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? Il lui répond : pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements ! Lesquels, demanda-t-il ? Tu ne tueras pas ; tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne voleras pas ; tu ne porteras pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même. J’ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? » (Matthieu 19.16-20).

Cet homme veut assurer son avenir éternel en faisant quelque chose. Jésus recentre d’abord la conversation sur Dieu qui est « le bon ». Cet homme est sincère et vertueux car il mène une vie morale, mais il considère les commandements d’une manière légaliste. Il est aveugle sur sa condition spirituelle et ne comprend pas la sainteté de Dieu. Comme il a un vague sentiment qu’il lui manque quelque chose, il vient voir Jésus et s’attend à ce qu’il lui indique quelque chose d’autre à faire. S’il continue à vouloir se soumettre aux exigences de la Loi, il finira peut-être par être convaincu qu’il en est incapable et devra chercher la vie éternelle dans une autre voie.

« Jésus lui dit : si tu veux parvenir au but, vends tes biens, donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi. Quand il entendit cela, il s’en alla tout triste car il était très riche » (Matthieu 19.21-22).

Cet homme suit les rites de la Loi mais il a un squelette caché dans son placard. Il doit choisir entre son idole et Jésus entre ses biens et la vie éternelle.

« Je vous l’assure, il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Oui, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Matthieu 19.23-24).

Cette image montre l’impossibilité pour celui qui se confie dans ses richesses d’obtenir la vie éternelle car l’argent étouffe les besoins spirituels et procure des avantages auxquelles il est très difficile de renoncer comme les plaisirs et le statut social, c’est à dire l’orgueil de la vie.

« Les disciples furent très étonnés et dirent : qui peut donc être sauvé ? Jésus leur dit : aux hommes cela est impossible mais à Dieu tout est possible ! » (Matthieu 19.25-26).

Jésus rue dans les brancards des Juifs qui croient alors que la richesse est une preuve de bénédiction divine. Le salut ne s’obtient pas par ses propres moyens, c’est une œuvre divine.

« Alors Pierre dit : nous avons tout quitté pour te suivre. Qu’en sera-t-il de nous ? Je vous l’assure, quand le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez sur douze trônes et gouvernerez. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle » (Matthieu 19.27-29).

Il ne s’agit pas de démission familiale mais de donner la priorité à Jésus-Christ dans toutes ses relations. En cas de conflit d’allégeance, le choix doit toujours être en sa faveur.

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