Les études

20 juin 2022

#22 La tempête (Actes 27.18-28.15)

Paul est en mer direction Rome mais le navire est en perdition. Les marins ont serré les câbles afin d’affermir la coque mais ils sont à la merci des éléments déchaînés.

« Comme le navire était violemment secoué, on le déleste de sa cargaison. Le troisième jour, on jette tous les agrès à la mer. Pendant des jours, on ne voit ni le soleil ni les étoiles. La tempête continue de faire rage et nous perdons tout espoir de survivre. On n’avait rien mangé depuis longtemps. Alors Paul leur dit : Reprenez courage car aucun de vous ne périra, seul le bateau sera perdu. Cette nuit, un ange du Dieu que je sers m’a dit : “ ne crains rien ! Il faut que tu comparaisses devant l’empereur et tous tes compagnons de voyage auront la vie sauve. ” Courage donc, car tout se passera comme il m’a dit, mais nous allons échouer sur une île » (Actes 27.18-26).

La boussole n’existant pas tant que le ciel est noir encre, il est impossible de s’orienter. En pleine tempête, Paul se lève, et dominant les éléments en furie ainsi que les esprits abattus, il prodigue les encouragements dont Dieu l’a chargé.

« Vers le milieu de la quatorzième nuit, les marins pensent approcher une terre. Ils jettent la sonde et découvrent que le fond est à trente-sept mètres. Un peu plus loin, vingt-huit mètres. Craignant d’échouer, ils jettent quatre ancres. Au lever du jour, ils s’apprêtent à mettre le canot de sauvetage à la mer pour s’enfuir, mais Paul dit aux soldats : Si ces hommes ne restent pas à bord, vous êtes perdus. Alors ceux-ci coupent les cordages du canot et le font tomber à la mer » (Actes 27.27-32).

Ballotté par la tempête, le navire a parcouru 900 km depuis l’île de Crète. Arrivés près des côtes, les matelots tentent de s’échapper en laissant les passagers à leur triste sort. Mais Paul, qui est pourtant certain que tous seront sains et saufs, intervient et fait échouer ce projet. Les décisions de Dieu et la liberté de l’homme fonctionnent ensemble et en parfaite harmonie.

« Paul exhorte tous les passagers à prendre de la nourriture et dit : croyez-moi, nul ne perdra un cheveu de sa tête. Puis il prend du pain, remercie Dieu et commence à manger. Alors tout le monde reprend courage et suit son exemple. Nous étions deux cent soixante-seize à bord. Une fois rassasiés, les matelots jettent le reste de la cargaison à la mer » (Actes 27.33-38).

Luc rapporte avec admiration le nombre de passagers sur lesquels Paul exerce son influence bienfaisante. C’est la quatrième fois que l’apôtre se manifeste.

« Le jour venu ils voient une baie et une plage inconnues et décident d’y faire échouer le bateau. Ils coupent les câbles des ancres, délient les deux gouvernails et hissent la grande voile. Mais le navire s’échoue sur un banc de sable et se disloque. Comme les soldats sont responsables des prisonniers, ils veulent les tuer de peur qu’ils s’échappent, mais l’officier qui veut sauver Paul les arrête et ordonne à tous les passagers de gagner le rivage à la nage ou en s’agrippant à des planches. Et ainsi tous arrivent sains et saufs sur la terre ferme » (Actes 27.39-44).

Bien qu’il risque sa tête, l’officier veut sauver Paul et donc, avec lui, les autres prisonniers. Ainsi, tous sont témoins de la puissance de la parole de l’apôtre.

Je commence le chapitre 28.

« L’île s’appelle Malte et ses habitants sont très bienveillants. Ils allument un feu car il fait froid. Paul ramasse une brassée de bois sec mais une vipère en sort et le mord à la main. Les indigènes se disent alors : c’est un criminel car il a échappé à la mer mais la Justice ne l’a pas laissé vivre, mais Paul jette la vipère dans le feu. Alors que tous s’attendent à le voir tomber raide mort, après un long moment, ils disent de Paul : c’est un dieu » (Actes 28.3-6).

Tous les animistes sont des girouettes car leurs croyances dépendent de ce qu’ils perçoivent.

« Tout près se trouvait le domaine d’un grand personnage qui nous offre l’hospitalité. Son père étant malade, Paul se rend à son chevet, prie, lui impose les mains et le guérit. Alors tous les malades de l’île arrivent et sont guéris, ce qui nous vaut toutes sortes d’honneurs, et à notre départ on pourvoit à tous nos besoins » (Actes 28.7-10).

Cette halte forcée a duré trois mois, le temps pour Paul d’évangéliser les habitants de l’île.  Puis ils repartent sans doute fin février, sur un bateau qui a passé l’hiver dans le port.

« Nous avons fait escale en Sicile pendant trois jours, puis nous longeons la côte jusqu’au sud de l’Italie. Ensuite, en deux jours, nous gagnons Pouzzoles près de Naples où nous trouvons des frères qui nous invitent à passer une semaine avec eux. Et c’est ainsi que nous sommes allés à Rome » (Actes 28.12-14).

Quand Paul a parlé au roi Agrippa, les officiers de la ville étaient présents dont Julius. Après l’avoir entendu, il a pris l’apôtre en affection et, à un moment donné, il a probablement cru en Jésus. Voilà sans doute pourquoi Julius laisse à Paul une totale liberté de faire ce qu’il veut.

« Ayant appris notre arrivée, les frères de Rome sont venus à notre rencontre jusqu’au Forum d’Appuis et jusqu’aux Trois-Tavernes. En les voyant Paul rend grâces à Dieu et reprend courage » (Actes 28.15).

Le premier groupe de frères fait 63 km à pied et le second groupe, 50 km, pour venir à la rencontre de Paul par amour pour lui.

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