Les études

20 juin 2022

#21 Paul appelle Agrippa à la foi (Actes 25.12-27.17)

Plus ça change de gouverneur et plus Paul reste en prison. Alors, se rappelant de la promesse du Seigneur, il demande à être jugé par César qui est alors Néron.

« Après avoir délibéré avec ses conseillers, le gouverneur Festus dit : puisque c’est ce que tu veux, tu comparaîtras devant l’empereur. Plus tard, le roi Agrippa et Bérénice sa sœur viennent rendre visite à Festus » (Actes 25.12-13).

Agrippa est le vassal de Festus et vit en couple avec sa sœur. Pas besoin d’autres explications.

« Festus en profite pour exposer le cas de Paul depuis son arrivée au pouvoir. Paul n’a commis aucun crime, il est accusé au sujet de leur religion et d’un certain Jésus qui est mort et dont Paul dit qu’il est vivant » (Actes 25.18-19).

Festus parle de Jésus avec une superbe indifférence, que son ignorance excuse, et qui est bien moins coupable que la haine des Juifs.

« Il a fait appel à l’empereur alors je le garde jusqu’à ce qu’il parte. Agrippa dit alors : J’aimerais bien l’entendre. Le lendemain, Agrippa et Bérénice arrivent en grand apparat suivis des officiers et des notables de la ville. Paul est introduit. Roi Agrippa, dit Festus, et vous tous, voici l’homme au sujet duquel les Juifs ont crié : À mort ! Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la condamnation. Je le fais comparaître devant vous pour avoir quelque chose à écrire à l’empereur car il est absurde d’envoyer un prisonnier à Rome sans accusation » (Actes 25.20-27).

Comme Paul n’est coupable d’aucun délit et que pour Festus les accusations religieuses des Juifs n’ont aucun sens, il est bien embarrassé.

Je commence le chapitre 26.

« Agrippa dit à Paul : Tu as la parole : Alors Paul étend la main et dit : Roi Agrippa, je m’estime heureux de pouvoir me défendre devant toi. Si je suis traduit en justice, c’est à cause de mon espérance de la résurrection; trouvez-vous incroyable que Dieu puisse ressusciter les morts ? » (Actes 26.1-8).

Paul sait que c’est sa dernière occasion de témoigner de la résurrection du Seigneur dans son pays et devant de hauts personnages. Après avoir jeté un rapide coup d’œil sur sa vie de pharisien pur et dur, il décrit les persécutions qu’il a menées contre les chrétiens puis les circonstances de sa conversion. C’est la troisième fois que Luc la rappelle mais ici il décrit parfaitement sa vocation quand il rapporte que le Seigneur a dit à Paul :

« Je t’ai choisi et je t’envoie afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et la vie éternelle » (Actes 26.18). Paul continue :

Quand j’ai annoncé aux Juifs qu’ils devaient se repentir, ils ont essayé de me tuer mais j’ai été protégé par Dieu. Ce que je déclare est ce que les prophètes et Moïse ont annoncé : que le Christ souffrirait et serait le premier à ressusciter des morts pour annoncer la lumière du salut aux Juifs et aux païens. Alors Festus s’écria : Tu dépasses la raison Paul ! Ton grand savoir te fait perdre la tête ! Non, Excellence, ce que je dis est vrai et sensé et le roi Agrippa le sait. Ce dernier répond : Encore un peu et tu vas faire de moi un chrétien ! Je prie Dieu que non seulement toi, mais tous ceux qui m’écoutent, deveniez comme moi ! » (Actes 26.19-29).

De toute évidence, Festus en a marre d’entendre des vérités qui dépassent son paganisme de bas-étage, mais Agrippa, qui est juif, est touché en son âme et conscience.

« Puis tous se lèvent et en se retirant se disent les uns aux autres : Cet homme n’a rien fait qui mérite un châtiment et aurait pu être relâché » (Actes 26.30-32).

Ces grands personnages sont unanimes à reconnaître l’innocence de Paul, mais il ne peut pas être mis en liberté parce qu’il en a appelé à César.

Je commence le chapitre 27.

« Au moment de partir pour Rome, on confie les prisonniers à un officier nommé Julius. Quand nous avons fait escale à Sidon, Julius, qui traitait Paul avec beaucoup d’égard, lui permet de rendre visite à ses amis. Puis nous avons longé la côte de Chypre et après avoir changé de navire, nous sommes passés au sud de la Crète et sommes arrivés à « Beaux Ports » (Actes 27.1-8).

Plusieurs chrétiens accompagnent Paul dont Luc, bien sûr, mais aussi Aristarque qui a suivi l’apôtre depuis Éphèse. Après plusieurs jours de navigation, ils font escale à Beaux Ports, une baie de Crète.

« Beaucoup de temps s’était écoulé et la navigation devenait dangereuse car on était fin octobre. Alors Paul dit : Si nous continuons notre voyage, la cargaison et le bateau seront perdus et nous risquerons notre vie. Mais Julius écoute le pilote et le patron du bateau, et la majorité des matelots décide de repartir pour gagner l’île Loutro (proche de la Crète mais mieux abrité) afin d’y passer l’hiver » (Actes 27.9-12).

Bien que l’avertissement du prisonnier Paul ne soit pas écouté, le simple fait qu’il ait osé prendre la parole parmi les marins, montre qu’il inspire un grand degré de confiance.

« Une légère brise du sud s’étant levée, on a longé la côte de Crète, mais un vent violent s’est mis à souffler, entraînant le bateau à la dérive au large. Afin d’affermir ses flancs, on a serré la ceinture de câbles, et craignant d’échouer sur les bancs de sable, on jeta l’ancre flottante » (Actes 27.13-17).

L’ancre flottante est une planche épaisse, maintenue perpendiculaire dans l’eau par des poids. Elle est reliée à des câbles et sert à ralentir le navire.

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