Les études

20 juin 2022

#22 La mort d’Absalom (2 Samuel 16.15-19.1)

David subit de plein fouet le châtiment de Dieu pour ses péchés, mais par son humilité profonde, il peut encore être appelé : « l’homme selon le cœur de Dieu ».

« Absalom, sa troupe et Ahitophel sont à Jérusalem quand Houchaï arrive et s’écrie : Vive le roi ! Absalom lui dit : Pourquoi n’es-tu pas allé avec ton ami ? Je me rallie à celui qui est choisi par l’Éternel et le peuple. D’ailleurs, n’es-tu pas son fils ? Comme j’ai servi ton père, je te servirai. Alors Absalom dit à Ahitophel : Tenez conseil ensemble. Que dois-je faire ? Ahitophel dit : couche avec les concubines de ton père sous les yeux de tout Israël. On dressa donc une tente sur le toit en terrasse du palais » (2Samuel 16.15-23).

Le conseil de Ahitophel est un des jugements de Dieu annoncés par le prophète Nathan. Il a une portée politique car c’est une prise de possession publique et officielle du trône qui rend impossible toute réconciliation entre père et fils.

Je commence le chapitre 17.

« Puis Ahitophel dit à Absalom : Laisse-moi lever douze mille hommes et poursuivre David alors qu’il est exténué. Je provoquerai la panique et tous ses gens s’enfuiront. Il restera seul et je le tuerai. Cette idée semble bonne à Absalom et aux chefs d’Israël. Cependant Absalom demande l’avis de Houchaï qui dit : Tu connais ton père et ses hommes ; ce sont de vaillants soldats, ils sont furieux et ils ont l’expérience de la guerre. Ton père n’est pas avec sa troupe, il se cache quelque part. Il suffirait que quelques-uns de tes soldats tombent sous leurs coups pour qu’on dise : “ les partisans d’Absalom se sont fait massacrer ! ” Je propose donc de mobiliser tout Israël et tu auras une immense armée. Tu te mettras à leur tête, nous traquerons David et ni lui ni ses soldats n’échapperont » (2Samuel 17.1-12).

Ahitophel donne ici le meilleur des conseils : il faut frapper David quand il est faible. Houchaï veut gagner du temps pour David afin qu’il puisse organiser sa défense.

« Absalom et les chefs déclarent en chœur : le conseil de Houchaï est le meilleur. C’est que L’Éternel avait décidé de faire échec au bon conseil d’Ahitophel afin de punir Absalom. Puis Houchaï va rapporter aux prêtres ce que Ahitophel et lui ont dit, puis il ajoute : « Prévenez David de toute urgence de ne pas rester dans le désert mais de passer le Jourdain avant le matin, sinon il risque d’être exterminé avec sa troupe. Quand Ahitophel voit qu’on ne suit pas son conseil, il retourne chez lui, met ses affaires en ordre, puis se pend » (2Samuel 17.14-23).

Au cas où Absalom changerait d’avis, Houchaï avertit David de pas s’arrêter pour la nuit.  Ahitophel est blessé dans son orgueil et il prévoit la défaite d’Absalom. Alors, sachant qu’il devra rendre compte de sa trahison, il se suicide.

Arrivé à l’est du Jourdain, David est bien accueilli par d’anciens partisans de Saül. Un certain temps s’écoule qui donne à David le temps d’organiser tous ceux qui l’ont suivi en unités combattantes dans le nord, tandis que Absalom, à la tête d’une grande armée, a lui aussi traversé le Jourdain mais se trouve dans le sud.

Je commence le chapitre 18.

« David passe en revue les troupes et les partage en trois corps d’armée qu’il confie à Joab, à Abichaï son frère et à Ittaï le chef des mercenaires philistins. David veut les conduire mais devant l’opposition des soldats, il reste à l’arrière avec une garnison prête à leur porter main forte. Puis il ordonne : Par égard pour moi, ménagez Absalom ! La bataille s’engage dans la forêt. L’armée d’Israël est battue. Soudain Absalom est face à face avec des hommes de David. Il s’enfuit sur son mulet qui s’engage sous un grand chêne mais sa chevelure s’accroche aux branches et il reste suspendu. Un soldat le voit et le dit à Joab qui lui répond : Quoi ? mais pourquoi ne l’as-tu pas tué ? Je ne porterais pas la main sur le fils du roi car nous avons entendu l’ordre que le roi a donné. Joab empoigne trois épieux et les plante dans la poitrine d’Absalom puis il fait sonner du cor pour arrêter le combat car il veut épargner le peuple. On jette le corps d’Absalom dans une fosse qu’on recouvre d’un monceau de pierres. Tous les hommes d’Absalom sont en fuite » (2Samuel 18.6-17).

C’est la débandade. La rébellion est terminée et Joab, qui ne se laisse pas attendrir par la faiblesse paternelle de David, donne le coup de grâce, car il se soucie de l’intérêt du peuple.

« Joab dit à un Éthiopien à son service : Va dire au roi ce que tu as vu. Il arrive et dit : l’Éternel t’a rendu justice en te délivrant de tes ennemis : Le jeune Absalom est-il sain et sauf ?  Que tous les ennemis de mon seigneur et ceux qui se révoltent contre toi subissent le même sort que lui » (2Samuel 18.19-32).

David a maintenant perdu trois fils : un nouveau-né, Amnôn assassiné par Absalom, et ce dernier exécuté par Joab.

Je commence le chapitre 19.

« Alors le roi monte dans sa chambre. Tout en marchant et sanglotant, il ne cesse de répéter : Mon fils Absalom ! Mon fils, mon fils Absalom ! Si seulement j’étais mort à ta place ! On vient dire à Joab : le roi mène deuil sur Absalom » (2 Samuel 17.1).

Les châtiments prophétisés par l’Éternel sur David tombent l’un après l’autre.

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