Chapitre 2

Versets 19-20

Dans les quartiers les plus mal famés de Londres vit une femme de mauvaise vie qui a un jeune fils. Elle tombe gravement malade et est terrorisée parce qu’elle sent que sa dernière heure est proche. Elle envoie alors son petit garçon chercher un pasteur pour la faire entrer au paradis. Son fils marche longtemps sous une pluie battante jusqu’à ce qu’il arrive devant une imposante bâtisse avec un clocher. Il en fait le tour jusqu’à ce qu’il trouve le presbytère. Il sonne à la porte et un personnage tout de noir vêtu ouvre et lui demande:

« Que veux-tu ? » Le petit garçon répond :

« Ma mère est très malade ; elle pense qu’elle va mourir et elle a peur ; elle voudrait qu’un pasteur vienne pour la faire entrer au paradis, voulez-vous venir ? »

Le ministre du culte est très embêté. Il fait froid et il n’a aucune envie de se déranger, surtout que cette requête ne l’enchante guère, mais il sait aussi qu’il ne peut pas refuser. Alors il prend son manteau, son chapeau et son parapluie, et accompagne le jeune homme. Chemin faisant, ce pasteur se demande : « Mais qu’est-ce que je vais pouvoir lui dire ? Je ne peux pas lui raconter ce que je prêche à mon assemblée ». Il a toujours fait des sermons sur la bonté naturelle de l’être humain qu’il faut mettre en valeur par l’entraide mutuelle. Mais un tel message serait déplacé car il ne présente aucun intérêt pour quelqu’un au seuil de l’éternité. Que dire à cette mourante, est donc la question !

Ils arrivent devant un taudis et montent les escaliers grinçants jusqu’à la chambre à coucher où repose la maman du jeune homme. Il entre, quitte son manteau, enlève son chapeau et s’assoit à côté de cette pauvre femme, qui il est vrai a l’air bien mal en point. Il se présente et lui demande ce qu’il peut faire pour elle. Mais la femme ne fait que répéter ce que le garçon lui a déjà dit, elle veut qu’il la fasse entrer au paradis. Mais que peut-il faire ? C’est alors qu’il se souvient d’un passage des Écritures que sa mère lui avait fait apprendre par cœur. Il sait où le retrouver même s’il ne l’a pas lu depuis bien des années. Il se met à le lire :

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit sauvé par lui. Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu (Jean 3.16-18).

La femme lui demande alors de lire et de relire ce passage. Au bout de plusieurs lectures, elle lui pose alors la question : « Mais est-ce que ça veut dire que malgré ce que je suis et ce que j’ai fait dans ma vie, je peux obtenir la vie éternelle ? »

Il répond : « C’est bien ce qui est écrit, et tout ce que Dieu vous demande est de placer votre confiance en son Fils Jésus-Christ.

Alors, avant de mourir, cette femme confessa qu’elle croyait que cette vieille histoire qu’elle avait entendue quand elle était petite était vraie, que Jésus est mort sur une croix pour elle, afin qu’elle puisse entrer au paradis. Le pasteur la quitta en lui promettant de dépêcher un médecin à son chevet, mais quand celui-ci arriva, il était trop tard. Plus tard, ce ministre du culte raconta cette histoire à ses paroissiens et il ajouta : « Ce soir-là, je n’ai pas seulement fait entrer cette femme au paradis, mais j’y suis entré moi-même ».

Dans le livre du Lévitique, on lit :

Vous observerez mes lois et mes ordonnances : l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel (Lévitique 18.5 ; NEG).

Oui, mais qui les met en pratique jour après jour sans jamais faillir ?

Par contre, quand nous avons foi en Jésus-Christ, la grâce de Dieu suscite en nous le désir de garder ses commandements parce que nous sommes ses enfants (1Jean 2.3). Ce ne sont pas des rites ni parce que je me force à obéir à des commandements que j’entrerai au paradis, et ce n’est pas parce que je fréquente une église et des croyants que par osmose je reçois la vie éternelle. Ce n’est pas non plus en étant baptisé et en participant à la communion qu’on devient enfant de Dieu. Ceux qui disent croire en Jésus ne sont pas tous d’authentiques croyants ; c’est l’épreuve du temps qui révèle s’ils le sont vraiment.

Judas est l’un des douze apôtres choisis par Jésus ; il ressemble aux onze autres et agit comme eux. Jésus traite tous ses disciples de la même manière. Dans l’évangile selon Matthieu (10.1), nous lisons que « Jésus appela ses douze disciples et leur donna l’autorité de chasser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité » Puis le texte continue et donne la liste des douze apôtres, Judas Iscariot inclus. Comment cet homme à qui Jésus a donné le pouvoir de faire des miracles, a-t-il pu trahir son Seigneur ? C’est absolument incompréhensible, incroyable et pourtant c’est ce qui est arrivé.

Je continue maintenant de lire dans le second chapitre de la première épître de Jean.

Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres. Vous, au contraire, vous avez reçu une onction de la part de celui qui est saint et vous connaissez toutes choses (1Jean 2.19-20).

Le mot pour « onction » (krisma) signifie littéralement « pommade ou huile ». Mais plus loin, l’apôtre écrit que « l’onction vous enseigne toutes choses », une déclaration qui indique clairement que l’onction désigne en fait une personne, et c’est le Saint-Esprit. D’ailleurs dans le livre des Actes (10.38), on lit que Jésus lui-même a été oint du Saint-Esprit.

Les vrais croyants qui ont accepté la vérité sont aux antipodes des antichrists dont parle Jean. Dans sa deuxième et troisième épître, il écrit :

J’ai éprouvé une très grande joie à voir certains de tes enfants vivre selon la vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père (2Jean 4). Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants vivent selon la vérité (3Jean 4).

Pour Jean, l’une des principales caractéristiques du croyant est de marcher dans la vérité ce qui est l’inverse des hérétiques qui propagent des mensonges. Arrogants, ces faux frères se prétendent spirituellement supérieurs aux non-initiés ; ils croient être les seuls à détenir la vérité à cause des expériences mystiques qu’ils disent avoir faites et qu’ils décrivent en termes de connaissance et d’onction. Jean répond que tous les croyants ayant placé leur foi en Jésus-Christ, ont reçu « une onction » qui est le don du Saint Esprit, et d’autre part, ils possèdent toute la connaissance qui leur est nécessaire (Jean 14.26 ; 16.13). Aux colossiens et dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

En Jésus-Christ se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. J’affirme cela afin que personne ne vous égare par des discours séduisants (Colossiens 2.3-4). Mais, comme le dit l’Écriture, il s’agit de ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment. Or, Dieu nous l’a révélé par son Esprit ; l’Esprit, en effet, scrute tout, même les pensées les plus intimes de Dieu (1Corinthiens 2.9-10).

Verset 21

Je continue le texte de 1Jean.

Si je vous écris, ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité (1Jean 2.21).

Étant donné que le Saint-Esprit enseigne la vérité aux croyants, ils sont en mesure de reconnaître les mensonges véhiculés par les hérétiques (1Corinthiens 2.10-16). L’apôtre rappelle donc à ses lecteurs qu’ils ont la capacité de discerner entre le vrai et le faux.

Tout au long de cette épître, Jean n’essaie pas de donner de nouvelles connaissances à ses lecteurs mais de confirmer ce qu’ils savent déjà. Son objectif est de les exhorter à rester fidèles au Seigneur et à les mettre en garde contre les hérésies qui commencent à circuler dans les milieux chrétiens. L’apôtre sait bien qu’il s’agit de l’œuvre du diable, ce qui lui a certainement rappelé la parabole du bon grain et de l’ivraie que Jésus a donnée. Matthieu rapporte qu’à cette occasion, le Seigneur a dit :

Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l’arracher ? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier (Matthieu 13.24-30 ; LSG).

Partout où la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus est annoncée, le diable suit derrière et sème le mensonge afin d’induire en erreur les curieux qui se posent des questions mais qui ne cherchent pas vraiment la vérité de tout leur cœur (2Thessaloniciens 2.10).

Verset 22

Je continue le texte de 1Jean.

Alors qui est le menteur ? C’est celui qui nie que Jésus est le Christ. Car “ l’anti-Christ ”, c’est celui qui refuse de reconnaître le Père et le Fils (1Jean 2.22).

Ce verset nous renseigne sur l’hérésie que combat Jean et qui sème le trouble dans les églises. Comme je l’ai déjà dit, les faux docteurs nient la réalité de l’incarnation et font une distinction entre l’homme Jésus et le Christ glorieux.

Au 2e siècle, Irénée (130-202), Père de l’Église, parle d’une hérésie qui commence à se propager, et selon laquelle Jésus est le fils de Joseph, né comme tous les hommes. Mais Jean rappelle à ses lecteurs que Jésus le Christ et le Fils de Dieu sont une seule et même personne. Il s’agit de Celui que le prophète Ésaïe appelle « Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9.5).

En 1973 est sortie la comédie musicale particulièrement blasphématoire « Jésus-Christ superstar ». Puis en 1988, on a eu droit au livre « La dernière tentation du Christ » (de Scorsese) qui est tout aussi diabolique. Plus récemment, en 2006, c’est le film diffamatoire et toxique « Da Vinci Code » qui s’est attaqué à Jésus. Toutes ces œuvres perverses présentent un Jésus qui n’a rien de commun avec celui des évangiles. Ces créations sont des interprétations audiovisuelles de l’hérésie gnostique qui a vu le jour à la fin du premier siècle de notre ère, comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Fidèle à lui-même, Satan essaie toujours et encore, et maintenant avec des moyens modernes, de salir le beau nom de Jésus de manière à ce que les gens le considèrent un homme comme tout le monde.

Heureusement que la vérité est tout autre, car il était indispensable que le Jésus qui est né à Bethléhem soit aussi le Christ et le Fils de Dieu, sinon l’homme qui est mort sur la croix il y a presque deux mille ans, ne pourrait sauver personne.

Verset 23

Je continue le texte.

Tout homme qui nie que Jésus est le Fils de Dieu ne connaît pas non plus le Père. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu connaît aussi le Père (1Jean 2.23).

Un peu comme dans l’hindouisme où aux 330 millions de dieux officiels, on peut rajouter tous ceux qu’on veut, l’une des caractéristiques majeures des églises protestantes d’obédience libérale est leur largeur d’esprit doctrinale ; ils acceptent tous les credo.

Dans l’un de ces lieux de culte, on distribuait le programme du jour sur la couverture duquel était écrit :

Qui que vous soyez qui êtes ici, quelle que soit la religion dans laquelle vous êtes né, indépendamment du credo que vous professez, si vous êtes venu dans ce lieu pour chercher ou vous consacrer au dieu en qui vous croyez, vous êtes le bienvenu.

En d’autres mots, tout est bon parce que c’est du pareil au même. Mais ce n’est pas du tout ce qu’enseigne le Nouveau Testament. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit :

Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14.6 ; LSG).

Et dans le livre des Actes, Luc écrit :

C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12).

Ce n’est qu’en acceptant le Christ des Écritures que je deviens un enfant de Dieu (Jean 1.12), mais si je le rejette, je ne fais pas partie des rachetés et Dieu n’est pas mon Père. C’est parce que Jésus est le Fils de Dieu et un avec le Père que nous connaissons l’amour de Dieu révélé à travers la vie et la mort du Christ.

Verset 24

Je continue le texte.

C’est pourquoi, tenez-vous soigneusement à l’enseignement que vous avez reçu dès le commencement. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi unis au Fils et au Père (1Jean 2.24).

Les lecteurs de Jean doivent veiller à ne pas se détourner des vérités qu’ils ont entendues et crues dès le début de leur vie chrétienne. Par exemple, Jean commence son évangile avec la confession de foi suivante :

Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père : plénitude de grâce et de vérité ! – Personne n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé (Jean 1.14, 18).

Dans ce passage, le mot pour « révélé » (exégésato) a donné exégèse en français. En d’autres mots, Jésus a fait sortir Dieu, il l’a mis au grand jour en sa personne afin que tout le monde puisse le découvrir, car c’était la seule façon pour nous de le connaître. Dieu ne peut être connu que parce qu’il a voulu se révéler en Jésus. Si les lecteurs de Jean persévèrent dans ce qu’ils savent être vrai et rejettent les mensonges des hérétiques, ils restent en communion avec leur Père céleste.

Verset 25

Je continue le texte de 1Jean.

Et voici ce qu’il (Dieu) vous a promis : la vie éternelle (1Jean 2.25).

Dans la longue et très détaillée Confession de foi protestante de Westminster (1646) qui date du 17e siècle, on lit que :

Tout dans l’Écriture n’est pas pareillement évident, ni également clair pour tous (2Pierre 3.16). Cependant, ce qu’il faut absolument connaître, croire et observer en vue du salut est si clairement exposé et révélé dans un endroit ou un autre de l’Écriture que non seulement l’homme cultivé mais aussi l’ignorant peut, sans difficulté, en acquérir une compréhension suffisante (Chapitre 1, article 7 ; ma traduction).

Ceux que Dieu a acceptés en son Bien-Aimé, qu’il a véritablement appelés et sanctifiés par son Esprit, ne peuvent ni entièrement, ni définitivement déchoir de l’état de grâce ; mais ils y persévéreront certainement jusqu’à la fin et seront éternellement sauvés (Chapitre 17, article 1).

D’après ce que Jean écrit, il semble que les hérétiques ont ébranlé la foi de ses lecteurs en leur disant qu’ils ne peuvent pas être sauvés en faisant confiance en Jésus parce qu’il n’est pas le Christ mais un simple homme. En effet, après avoir dit à ses lecteurs que Dieu avait promis la vie éternelle, Jean ajoute :

Verset 26

C’est au sujet de ceux qui vous entraînent dans l’erreur que je vous écris ces choses (1Jean 2.26).

Le savant qui se plante dans ses calculs s’en rendra compte quand il verra que l’appareil qu’il a fabriqué ne fonctionne pas. Le mal n’est alors pas bien grave parce qu’il n’a qu’à revoir sa copie. Mais dans le domaine de la foi, on n’a pas droit à l’erreur. Mettre sa confiance dans un faux Christ a des conséquences tragiques incalculables parce que éternelles.

Il peut arriver que quelqu’un se dise qu’il voudrait vraiment savoir une fois pour toutes s’il y a un Dieu et ce qu’il attend de nous. Comment va-t-il s’y prendre ? Supposons qu’il aille alors dans une bibliothèque universitaire pour consulter quelques livres de théologie. Dès qu’il commence à les feuilleter, il se prend une grosse douche froide ; j’en ai fait l’expérience. D’abord, j’ai eu le plus grand mal à comprendre de quoi l’auteur parlait à cause du langage hautement philosophique qu’il employait. Après avoir relu trois fois le même paragraphe, je commence à me faire une vague idée du sujet traité. Mais c’est à ce moment-là que les choses se compliquent parce que l’argumentation part dans tous les sens et c’est tellement compliqué qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

En fait, ces gens érudits qui écrivent ces gros bouquins, ne s’appuient pas sur la Parole de Dieu, mais se créent une perspective du monde et une vision de Dieu sur mesure. Ils partent d’idées préconçues qui épousent leurs convictions personnelles qu’ils essaient ensuite de prouver, d’abord à eux-mêmes, et ensuite à leurs lecteurs. C’est ce que j’essaie de ne pas faire en citant un maximum de passages bibliques, soit en les lisant, soit en les indiquant entre parenthèses. Les théologiens protestants traditionnels, c’est-à-dire ceux d’obédience libérale, sont encore plus obscurs que les catholiques, car ces derniers ont au moins le mérite de posséder une tradition avec laquelle ils tentent de rester cohérents.

En ce qui me concerne, il serait logique de penser qu’à force de sonder les Écritures et de lire les meilleurs commentaires disponibles, je suis en train de devenir savant. En réalité, au fur et à mesure que j’avance dans l’étude des Écritures, je me rends compte de tout ce que je comprends d’une manière imparfaite. C’est comme si le nombre de zones d’ombre allait en augmentant. Quant à la mise en pratique des connaissances, mieux vaut ne pas en parler. Finalement, tout ça est assez curieux parce que quand j’ai fini mes études de théologie, je croyais déjà tout savoir.

Vous et moi, nous avons devant nous un vaste champ de connaissances qui nous est largement ouvert et nous devrions lui consacrer le temps nécessaire afin d’apprendre à toujours mieux connaître notre Seigneur.