#02 Une bénédiction complète dans le Christ (Éphésiens 1.3-12)

Après les salutations d’usage, Paul commence le corps de sa lettre aux Éphésiens par une louange.

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus, le Christ, car en lui, il nous a comblés des bénédictions de l’Esprit dans les lieux célestes (Éphésiens 1.3).

L’apôtre débute presque toutes ses lettres par une prière de reconnaissance. Ici, il loue Dieu parce que les croyants ont reçu des biens spirituels mais bien réels. Paul va les énumérer dans un véritable chant de louanges et avec une telle impétuosité que les dix versets suivants (v 4-14) constituent une seule phrase.

En tant que médiateur entre Dieu et l’homme, Jésus-Christ a mérité, gagné et obtenu tous les bienfaits que Dieu accorde à ses enfants. Comme Dieu nous a comblés, rien ne nous manque. En tant qu’homme, par sa vie parfaite et son œuvre sur la croix, Jésus a acquis le statut de « juste et saint » pour nous afin de nous en revêtir quand nous lui faisons confiance.

En Jésus-Christ, et avant de poser les fondations du monde, Dieu nous avait choisis pour que nous soyons saints et sans reproche devant lui (Éphésiens 1.4 ; cp 1 Pierre 1.1,2).

Tous les bienfaits du croyant ont pour origine son élection par Dieu qui, dans sa souveraineté absolue, a décidé d’avance qui seraient ses enfants. Il s’en suit que du point de vue du ciel, l’homme n’a rien à voir avec son salut car c’est Dieu qui l’a pensé, qui en a payé le prix en Jésus-Christ et qui l’applique à certains individus qu’il choisit. Cependant, selon les Écritures, quiconque veut, peut être sauvé car Jésus est mort pour les péchés de tous les hommes (1Jean 2.2). Il s’en suit que l’homme est personnellement responsable d’accepter Jésus comme son sauveur. Le choix des élus par Dieu est hors de l’espace-temps où moi j’ai le mouvement et l’être, donc dans un sens, cette élection ne me concerne pas. Ce qui me concerne par contre est la décision que je prends à l’égard de Jésus. J’ai l’entière liberté de l’accepter comme mon Sauveur, mais si je le rejette, Dieu me condamnera et il sera parfaitement juste.

Par amour pour nous et selon sa volonté bienveillante, Dieu nous a prédestinés à être ses enfants d’adoption en Jésus-Christ, afin que nous célébrions sa grâce infinie par laquelle nous lui sommes agréables en son Fils bien-aimé (Éphésiens 1.5-6).

Quand Dieu a choisi les élus, il les a aussi adoptés comme ses fils et ses filles. Les enfants de Dieu sont donc aussi ses enfants d’adoption. Par la nouvelle naissance, le croyant entre dans la famille de Dieu et est adopté par Dieu, une position qui lui procure de nombreux privilèges. Paul dit aux Romains (8.17) que nous sommes « héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ », mais tout ce que nous possédons est en Christ, et c’est en lui que Dieu nous fait grâce et nous aime du même amour qu’il a pour son Fils unique.

Par la richesse de la grâce de Dieu, et au prix du sang du Christ, nous avons la rédemption et le pardon de nos fautes (Éphésiens 1.7).

Le sacrifice expiatoire de Jésus sur la croix est la rançon qu’il a payée pour nous sauver. Notre salut est entièrement gratuit mais il a coûté très cher au Seigneur. En payant le prix du péché, Jésus a satisfait la justice de Dieu, qui peut donc nous faire grâce et nous pardonner ce qui nous soustrait de la malédiction et de la condamnation éternelle.

Dieu a répandu abondamment sa grâce en se révélant à nous et en nous donnant une sagesse de vie pratique pour que nous connaissions sa volonté jusqu’ici cachée, selon le dessein bienveillant qu’il avait décidé d’avance (Éphésiens 1.8-9).

Alors que l’Ancien Testament ne donne guère de détails sur le plan du salut, Dieu a manifesté sa grâce en nous le faisant connaître, c’est-à-dire que le pardon des péchés et la vie éternelle sont offerts gratuitement à tout être humain qui se confie en Jésus.

Au bon moment et à la bonne époque, Dieu a exécuté le plan qu’il avait conçu et qui consiste à établir un nouveau régime où tout est soumis à Jésus-Christ, autant ce qui est dans les cieux que ce qui est sur la terre (Éphésiens 1.10).

Aux Colossiens (1.20) Paul dit que « Dieu a voulu par Jésus-Christ réconcilier tout avec lui-même ayant fait la paix par le sang de la croix ». La rébellion de Satan, puis le péché d’Adam et Ève, ont eu des conséquences désastreuses dans tout l’univers. Mais la rédemption en Jésus-Christ embrasse le ciel et la terre et un jour Dieu fera disparaître le mal. Ce processus a commencé avec l’établissement de l’Église de Jésus-Christ. Une fois celle-ci achevée, Dieu déclenchera les événements de la fin des temps : les jugements, les résurrections, puis la création de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre.

C’est aussi en Christ que nous avons été prédestinés à devenir héritiers selon le décret de Dieu. Mais nous sommes aussi destinés à célébrer sa gloire, nous qui avons placé notre espérance en Jésus-Christ (Éphésiens 1.11-12 ; cp 1Corinthiens 3.21-23).

Dans l’éternité passée, non seulement Dieu a choisi ses enfants, mais il leur a aussi donné un héritage qu’ils recevront dans les cieux. Cependant, le but ultime de l’élection des croyants et leur sainte obligation est qu’ils manifestent la gloire de Dieu, c’est à dire ses perfections, sa miséricorde, sa bonté, sa sainteté et son amour.

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