#19 Pourquoi Jésus parle-t-Il en paraboles ? (Matthieu 13.12-46)

Les paraboles lassent les curieux et les vindicatifs car pour eux ce sont des histoires hermétiques, mais ceux qui ont le cœur tendre envers Jésus restent et veulent comprendre.

« A celui qui a on donnera encore, afin qu’il soit dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. Voici pourquoi je me sers de paraboles ; bien qu’ils regardent, ils ne voient pas, et bien qu’ils écoutent, ils ne comprennent pas » (Matthieu 13.12-13).

Les vindicatifs qui observent Jésus ne voient pas qu’il est la lumière, mais ceux qui ont le cœur droit discernent les vérités célestes et désirent en savoir davantage. La Parole de Dieu éclaire ceux qui sont bien disposés mais reste hermétique envers ceux qui aiment les ténèbres.

« Pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaïe : vous ne comprendrez pas. Vous ne saisirez pas. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible. Vous, au contraire, vous êtes heureux, vos yeux voient et vos oreilles entendent ! » (Matthieu 13.14, 16).

Jésus va raconter six autres paraboles, toutes introduites par « Le royaume de Dieu est semblable à ». Ces histoires sont construites autour de ceux qui feront partie de l’Église, le royaume intérimaire qu’Il va établir pendant ce temps de la grâce qui a commencé après l’ascension de Jésus et durera jusqu’à Son retour, car Dieu se constitue du milieu des nations un peuple qui Lui appartient.

« Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Mais son ennemi y sema de l’ivraie. Quand le blé eut poussé et produit des épis, on vit aussi paraître la mauvaise herbe » (Matthieu 13.24-26).

Le mot pour « ivraie » est « zizanie », c’est tout dire. Au début de la pousse il n’y a pas de différence entre les deux plantes, mais au moment de la moisson, elles sont faciles à distinguer. L’ennemi commet un acte qui est de la pure malice.

« Les serviteurs du propriétaire du champ demandèrent : d’où vient l’ivraie ? Il leur répondit : c’est un ennemi qui a fait ça ! Alors ils lui dirent : veux-tu que nous l’arrachions ? Non, répondit le maître, de peur qu’en l’enlevant vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez pousser les deux ensembles jusqu’à la moisson. À ce moment-là, je dirai aux moissonneurs : “ Enlevez d’abord la mauvaise herbe et brûlez là, mais rentrez le blé dans mon grenier » (Matthieu 13.27-30).

On ne peut pas séparer le blé de l’ivraie parce que leurs racines sont généralement entrelacées. Dieu permet donc au mensonge et à la vérité de coexister, car en jugeant le monde à cause des méchants, il frapperait également les innocents.

« Le semeur est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du diable ; l’ennemi, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. Comme on arrache l’ivraie et la jette au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde : le Fils de l’homme enverra ses anges et ils arracheront tous ceux qui font le mal et ils les jetteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles, qu’il entende » (Matthieu 13.37-43).

L’ivraie, ce sont toutes les fausses croyances religieuses et il y en a pour tous les goûts. Le diable a fait un remarquable travail de confusion. Même parmi ceux qui se disent chrétiens, l’éventail de croyances et de pratiques est tellement large qu’il y a de quoi décourager le plus persistant de ceux qui cherchent la vérité. Cependant on peut s’accrocher à cette promesse de Jésus : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira » (Matthieu 7.7).

« Jésus leur raconta une autre parabole. Le royaume des cieux ressemble à une graine de moutarde qu’un homme a semé dans son champ. C’est la plus petite des semences, mais quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes et devient un arbuste, si bien que les oiseaux du ciel viennent nicher dans ses branches » (Matthieu 13.31-32).

La toute petite graine représente le début modeste de l’Église mais elle est devenue un immense organisme avec de nombreuses ramifications. Les oiseaux sont tous ceux qui ont profité et profitent encore de la civilisation chrétienne.

« Jésus leur raconta une autre parabole. Le royaume des cieux ressemble à du levain qu’une femme mélange à vingt kilogrammes de farine et toute la pâte lève » (Matthieu 13.33).

La pâte qui enfle représente la croissance mystérieuse de l’Église, mais c’est aussi la chrétienté qui est un amalgame de vérités et de faussetés.

« Le royaume des cieux ressemble à un trésor enfoui dans un champ. Un homme le découvre et Il le cache de nouveau, s’en va, débordant de joie, vend tout ce qu’il possède et achète ce champ » (Matthieu 13.44).

Le trésor caché est le royaume de Dieu que chacun doit personnellement s’approprier, mais pour l’acquérir nous devons nous détacher de nos affections des valeurs de ce monde. Jésus a dit : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6.21).

« Voici à quoi ressemble encore le royaume des cieux : un marchand cherche de belles perles. Quand il en a trouvé une de grande valeur, il s’en va vendre tout ce qu’il possède et achète cette perle précieuse » (Matthieu 13.45).

Cette parabole a le même sens que la précédente. Dans la première, l’homme a trouvé inopinément le trésor tandis qu’ici, le marchand à dû chercher la perle avant de la trouver.

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