Les études

04 juillet 2022

#19 Persévérez dans l’amour fraternel (Hébreux 12.25-13.6)

L’auteur décrit la rencontre des Israélites avec l’Éternel au pied du mont Sinaï, et compare l’Ancienne Alliance avec la Nouvelle Alliance de grâce. Il fait vivement sentir à ses lecteurs combien ils seraient insensés et coupables d’abandonner l’Évangile pour se placer de nouveau sous les terreurs de la Loi, conclue sous le signe du jugement. Dans le Nouveau Testament, Jérusalem, bâtie sur la montagne de Sion, représente l’Église qui est la demeure de Dieu. Les croyants y ont accès par la foi en Jésus et par elle sont unis aux anges et à tous ceux qui ont cru en Christ, dont les noms sont dans le livre de vie et qui sont soit au ciel soit sur la terre. Dieu est leur père, mais le juge des non-croyants et aussi des Hébreux qui abandonneraient l’Évangile pour retourner dans le judaïsme. Les esprits des justes sont des croyants défunts depuis Abel, parvenus à la perfection par l’œuvre rédemptrice de Jésus qui leur a ouvert l’accès auprès de Dieu. Alors que le sang d’Abel appelle la justice divine, le sang de Christ proclame l’éternelle miséricorde de Dieu.

Prenez donc garde de ne pas refuser d’écouter Dieu qui vous parle. Les Israélites qui ont refusé d’écouter Dieu quand il se révélait sur la terre, n’ont pas échappé au châtiment. À combien plus forte raison en sera-t-il de ceux qui refusent d’écouter Celui qui se révèle du haut des cieux (Hébreux 12.25 ; cp Hébreux 1.1-2).

La responsabilité de ceux qui entendent l’Évangile est plus grande que celle des Israélites. La révélation de la Loi par l’Éternel sur le mont Sinaï avait de quoi terrifier, mais quelle excuse auront ceux à qui Dieu se révèle en Jésus, doux et humble de cœur, et qui le rejettent alors qu’il a ouvert le ciel après avoir tout accompli ?

Dieu, dont la voix a fait alors trembler la terre, affirme maintenant : non seulement j’ébranlerai encore une fois la terre, mais aussi le ciel. « Une fois encore » signifie que tout ce qui appartient à la première création disparaîtra et sera remplacé par des réalités inébranlables qui subsisteront à tout jamais (Hébreux 12.26-27 ; cp Esaïe 13.13 ; Aggée 2.6 ; 2Pierre 3.7,13 ; Apocalypse 6.12-14 ; 21.1-3).

L’auteur s’inspire d’un passage du prophète Aggée pour annoncer les bouleversements sismiques, politiques et religieux qui, à la fin des temps, accompagneront l’établissement du règne de Jésus-Christ sur la terre. Alors, cet univers sera remplacé par une nouvelle création qui subsistera éternellement.

Puisque le royaume que nous recevons est inébranlable, soyons reconnaissants et servons Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec respect et crainte (Hébreux 12.28).

Nous pouvons déjà posséder ce royaume éternel, par la foi, qui rend l’avenir présent et voit l’invisible.

Car notre Dieu est un feu qui consume (Hébreux 12.29 ; cp Deutéronome 4.24).

Avis aux Hébreux christianisés qui lorgnent encore du côté du temple. L’Éternel est un Dieu jaloux qui ne tolère aucune idole ni souillure chez ceux qui lui appartiennent parce qu’il veut les posséder tout entiers.

Persévérez dans l’amour fraternel (Hébreux 13.1 ; cp Éphésiens 4.3 ; Galates 6.10 ; 1Pierre 1.22-23 ; 1Jean 3.17-18).

L’amour mutuel que se portent les croyants est surnaturel et pratique. Il se nourrit d’humilité, de sacrifice de soi et consiste à se soucier du bien-être des autres, mais comme un feu, il peut être étouffé ou attisé.

Pratiquez l’hospitalité, car certains ont ainsi accueilli des anges sans le savoir (Hébreux 13.2 ; 1Pierre 4.9).

Au premier siècle, les auberges sont rares, onéreuses, poisseuses et dangereuses. Les croyants dépendent donc les uns des autres pour le logement et le couvert et c’est un devoir du responsable d’église (1Timothée 3.2 ; Tite 1.8).

Souciez-vous des prisonniers, comme si vous étiez enchaînés avec eux, et de ceux qui sont maltraités, puisque vous aussi, vous partagez leur condition terrestre (Hébreux 13.3 ; cp Matthias 25.35-36, 40 ; Galates 6.2).

Tous les croyants sont solidaires les uns des autres et exposés aux mêmes dangers et aux mêmes souffrances qui, tôt ou tard, les atteindra. Voilà donc une bonne raison de soutenir nos frères éprouvés.

Que chacun respecte le mariage et que les époux restent fidèles l’un à l’autre, car Dieu jugera les débauchés et les adultères (Hébreux 13.4 ; cp Genèse 2.18,24 ; Jean 2 ; 1Corinthiens 6.3 ; Philippiens 5.3 ; 1Timothée 4.3).

Au premier siècle, les philosophes enseignent que l’ascétisme et le célibat sont supérieurs au mariage. Au 3e siècle, Origène (185-253), le plus grand théologien antique et un Père de l’Église se fait castrer. Pourtant, le mariage a été institué par Dieu, Jésus l’a honoré aux Noces de Cana, et Paul l’utilise pour illustrer la relation du Christ avec son Église. Aujourd’hui, la recherche du bonheur est la première valeur de nos contemporains, mais pour Dieu, la fidélité à ses engagements est plus importante et il condamne le dévergondage.

Que l’amour de l’argent ne dirige pas votre vie. Contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu a promis : je ne t’abandonnerai absolument pas. Aussi pouvons-nous dire avec assurance : Le Seigneur vient à mon secours, je n’aurai pas de crainte. Que pourraient me faire les hommes ? (Hébreux 13.5-6 ; cp Josué 1.5 ; 1Chroniques 28.29 ; Ecclésiaste 5.9 ; Proverbes 23.5 ; Matthieu 6.24 ; Philippiens 4.11-12 ; 1Timothée 3.3 ; 6.6, 10).

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