Les études

04 juillet 2022

#18 Les corrections (Hébreux 12.4-24)

L’auteur encourage ses compatriotes juifs persécutés à cause de leur foi en Jésus. Il les a précédés en donnant l’exemple d’une foi authentique qu’il a portée à la perfection par sa vie exemplaire. L’ordre de marche est de fixer les yeux sur lui et d’imiter sa vie parfaite. La croix était le chemin au trône de Dieu et Jésus l’a accepté car sa joie était d’obéir au Père. Puis Jésus a retrouvé la gloire qui était sienne depuis toujours, mais avec en plus la reconnaissance éternelle et l’adoration des élus qu’il a rachetés.

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’à la mort dans votre lutte contre le péché. Et vous avez oublié l’exhortation que Dieu vous adresse comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur et ne te décourage pas lorsqu’il te reprend. Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il punit ses enfants. Supportez la correction car c’est en fils que Dieu vous traite. Tout père corrige son fils, mais si vous êtes dispensés de la correction qui est le lot de tous les fils, alors vous êtes des enfants illégitimes et non des fils (Hébreux 12.4-8 ; cp Proverbes 3.11-12 ; 13.24 ; 23.13-14 ; 29.15 ; 1Corinthiens 11.30-32).

Le péché qui assaille les Juifs croyants est l’incrédulité, et s’ils lorgnent le temple avec nostalgie, Dieu les punira. L’auteur présente les afflictions qui sont des corrections divines, sous un aspect positif, comme signe de l’amour du Père, ce qui ôte à la souffrance son aiguillon.

D’ailleurs, puisque nous avons honoré nos parents terrestres qui nous corrigeaient, ne devons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre à notre Père céleste pour avoir la vie ? Nos parents nous corrigeaient pour un temps limité, selon leurs idées, mais Dieu nous corrige pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté. Certes, sur le moment, la correction est plutôt affligeante, mais par la suite et pour ceux qui l’acceptent, la correction produit une vie droite source de paix (Hébreux 12.9-11 ; Lamentations 3.31-33).

Les corrections parentales sont souvent aberrantes et limitées dans le temps, tandis que l’éducation et la correction divine durent toute la vie du croyant, et sont toujours pour son bien, car leur but est de le faire marcher dans le droit chemin qui aboutit à une vie de sainteté et à la vie éternelle.

C’est pourquoi : Relevez vos mains affaiblies et vos genoux fléchissant (Hébreux 12.12 ; cp Esaïe 53.3).

Cette citation se trouve mot pour mot dans le livre apocryphe de Jésus, fils de Sirach (25.23). Ces images encore tirées d’une course, s’appliquent à chaque croyant.

Que vos pieds suivent des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas davantage, mais se raffermisse plutôt (Hébreux 12.13 ; cp Proverbes 4.25-27).

Certains Hébreux christianisés boitent parce qu’ils gardent encore un pied dans le judaïsme. Tout comme le coureur doit rester dans son couloir, le croyant ne doit pas sortir du droit chemin. Il doit, au contraire, se soumettre à une discipline stricte et vigilante, et ôter de sa route toute infidélité et occasion de chute.

Recherchez à être en paix avec tout le monde, et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur (Hébreux 12.14 ; cp 2Timothée 2.24 ; Romains 12.18).

Il faut éviter les personnes belligérantes car elles sont toxiques. Les dissensions perturbent le progrès spirituel, tandis que l’entraide fraternelle favorise la marche dans la sainteté et la communion avec Dieu.

Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, et à ce qu’aucune racine d’amertume n’empoisonne d’autres personnes (Hébreux 12.15 ; Deutéronome 29.17-18).

Les Juifs apostats ont la haine au ventre et sont une influence néfaste sur les Hébreux qui sont devant la porte des cieux, mais hésitent à entrer, c’est-à-dire à s’engager franchement pour le Seigneur.

Veillez à ce qu’il n’y ait parmi vous, ni libertin, ni jouisseur charnel comme Ésaü, qui échangea son droit d’aînesse contre un repas. Vous savez que plus tard, alors qu’il voulait recevoir la bénédiction de son père, il fut rejeté. Bien qu’il l’ait sollicité avec larmes, son regret n’eut aucun effet (Hébreux 12.16-17).

Ésaü est une brute épaisse qui est prête à tout pour obtenir une satisfaction immédiate. Il a regretté amèrement d’avoir cédé son droit de premier-né, mais c’était trop tard, son destin était scellé et les torrents de larmes qu’il a versés par dépit ne pouvaient changer son acte impulsif et stupide.

Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni de la sonnerie de trompettes, ni de l’éclat d’une voix telle que ceux qui l’ont entendue ont demandé qu’elle ne s’adresse plus à eux, car ils ne supportaient pas la déclaration qui leur avait été faite : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée. Le spectacle était si terrifiant que Moïse s’est écrié : Je suis épouvanté et tout tremblant ! Non, vous, au contraire, vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste avec ses milliers d’anges en fête, Vous vous êtes approchés de l’assemblée des fils premiers-nés de Dieu dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous vous êtes approchés de Dieu, le Juge de tous les hommes et des esprits des justes qui sont parvenus à la perfection, de Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle et de son sang répandu qui parle plus avantageusement que celui d’Abel (Hébreux 12.18-24 ; cp Romains 8.17.29 ; Galates 3.10).

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