Les études

20 juin 2022

#18 La vie nouvelle (Romains 11.33-12.21)

Devant le plan majestueux de Dieu pour le salut du monde que Paul a expliqué, l’apôtre se répand en louanges.

« Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science ! Nul ne peut sonder ses jugements et ses desseins car : qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné quoique ce soit pour qu’il lui rende ? En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui. A lui soit la gloire à jamais ! Amen ! » (Romains 11.33-).

Aux question de rhétoriques tirées d’Ésaïe (40.13) et de Job (41.2), on est obligé de donner une réponse négative car c’est de Dieu, par lui et pour lui que tout existe. La façon dont Dieu conduit l’humanité est insondable. Il a créé toutes choses, il les soutient et les dirige. Il prend l’initiative et la mène à son but.

Je commence le chapitre 12.

« Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable » (Romains 12.1).

La partie doctrinale de l’épître aux Romains terminée, le croyant est dorénavant face à l’amour insondable de Dieu. Paul l’exhorte alors à témoigner sa reconnaissance en s’offrant entièrement à lui. Comme le dit Jean dans sa première épître (1Jean 4:7-11) : « Nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier ».

« Ne vous conformez pas aux valeurs de ce monde mais renouvelez votre façon de penser afin de pouvoir discerner le bien du mal et reconnaître la volonté de Dieu, ce qui est bien et parfait » (Romains 12.2).

Le croyant ne doit pas suivre la façon de vivre, les coutumes et les passions des non-croyants, mais il doit se laisser conduire par sa conscience morale nourrie de la Parole de Dieu.

« Par l’autorité que Dieu m’a donnée, je dis à chacun de vous de ne pas s’enfler d’orgueil mais de revêtir des sentiments modestes dans tout ce qu’il accomplit pour Dieu dans la mesure de la foi que Dieu lui a donnée » (Romains 12.3).

Par la foi, le croyant doit exercer les dons qu’il a reçus et ne pas chercher à s’élever au-dessus des autres.

Tout comme notre corps possède plusieurs membres ayant chacun sa fonction, ainsi nous tous sommes membres les uns des autres et nous formons un seul corps (Romains 12.4-5).

Paul compare les membres du corps physique aux croyants d’une communauté chrétienne.

« Comme dans sa grâce Dieu nous a donnés des dons différents, exerçons-les par la foi, que ce soit la prophétie, le service d’autrui, l’enseignement, l’exhortation, la libéralité discrète, la présidence, ou la joie d’aider les indigents » (Romains 12.6).

Chacun doit borner sa tâche à l’intérieur des limites de ses dons et ne pas en sortir pour étendre son influence et sa vaine ambition à d’autres domaines.

« Que l’amour pour les frères soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur mais attachez-vous fortement au bien. Soyez pleins d’affection les uns pour les autres et montrez votre estime en leur donnant la priorité sur vous » (Romains 12.9-10).

L’amour mondain flatte l’autre et tolère le mal qu’il fait, mais l’amour chrétien est sincère et vertueux. De cet amour découle, en une seule phrase, toutes les exhortations suivantes.

« Soyez zélés pour le Seigneur ; empressez-vous de saisir les occasions qui s’offrent à vous pour rendre service ; réjouissez-vous en espérance ; soyez patients dans l’affliction et persévérez dans la prière » (Romains 12.11-12).

Le chrétien peut être joyeux et patient quelques soient ses circonstances parce que l’avenir lui appartient ; il sait qu’il va vers la félicité éternelle.

« Pourvoyez aux besoins des croyants, toujours prêts à offrir l’hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent et ne maudissez personne » (Romains 12.13-14).

Tous ces comportements procèdent de l’amour que Dieu verse dans le cœur du croyant.

« Partagez la joie de ceux qui se réjouissent, les larmes de ceux qui pleurent. Ayez les uns pour les autres une égale considération. Ne vous élever pas mais laissez-vous attirer par ce qui est humble et ne vous prenez pas pour des sages » (Romains 12.15-16).

Le croyant éprouve une sincère compassion envers celui qui souffre, et non seulement il n’envie pas celui qui respire le bonheur mais il se réjouit avec lui. Ici à nouveau, Paul nous met en garde contre l’esprit de suffisance et le mépris des autres : des attitudes diaboliques.

« Ne rendez pas le mal pour le mal mais cherchez à faire ce qui est bien envers tous les hommes. Autant que cela dépende de vous, vivez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous-mêmes mais laissez agir la colère de Dieu car il est écrit : C’est à moi de faire justice et c’est moi qui rend à chacun ce qu’il mérite. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien » (Romains 12.17-21).

Ce dernier trait provient d’une ancienne coutume égyptienne selon laquelle la personne qui voulait expier publiquement une faute portait sur sa tête un récipient de charbons ardents.

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