Les études

16 février 2023

18 – La foule innombrable devant le trône (Apocalypse 7.9-17)

Curieusement, Éphraïm est appelé Joseph qui est son père et celui de Manassé. Dans les Écritures les 12 tribus sont énumérées 29 fois dans 20 ordres différents, et comme il y en avait treize, il en manque toujours une. Ici, c’est la tribu de Dan qui est absente. Nos frères presbytériens considèrent que 144 000 est un nombre symbolique qui représente les croyants pendant la Tribulation, une idée qui remonte au deuxième siècle. Mais comme Jean insiste en citant douze tribus d’Israël, il semble plutôt qu’il s’agit des premiers Juifs à reconnaître en Jésus leur Messie, mais beaucoup d’autres suivront (cp Zacharie 12.10–13.1 ; 13.8-9 ; Romains 11.26).

Après cela, je vis une foule innombrable composée de gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, ils étaient vêtus de tuniques blanches et tenaient des branches de palmier à la main (Apocalypse 7.9 ; cp Apocalypse 7.14 ; 12.11 ; Matthieu 24.14).

À chaque époque de l’histoire de l’humanité, le nombre de disciples de Jésus est dérisoire par rapport à la masse humaine. Mais à la fin de la tribulation, les croyants martyrisés à cause de leur refus d’adorer l’Antichrist, et de leur foi en Jésus-Christ, seront innombrables, et issus de tous les groupes ethniques. Jean a déjà vu leurs âmes sous l’autel (Apocalypse 6.9-11). Ici, il les voit toujours avec des tuniques aussi éclatantes que les vêtements de Jésus transfiguré (Matthieu 17.2; Marc 9.3). Mais comme ses visions ne sont pas dans un ordre chronologique, il les voit déjà ressuscités (Apocalypse 20.4) avec un corps glorifié, des jambes, et des mains qui tiennent des branches de palmier, symboles de joie et de victoire (Apocalypse 12.11).

Ils proclamaient d’une voix forte : le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trône, des vieillards et des quatre êtres vivants. Ils se prosternaient face contre terre devant le trône et ils adoraient Dieu en disant : Amen ! À notre Dieu soient la louange, la gloire et la sagesse, la reconnaissance et l’honneur, la puissance et la force pour toute éternité ! Amen ! (Apocalypse 7.10-12 ; cp Apocalypse 5.11-13).

Autour du trône c’est la foule, et tous se réjouissent du salut de Dieu en faveur des élus, et le louent pour ses attributs divins, avec force, car dans les cieux on ne chuchote pas (Apocalypse 5.12 ; 6.10 ; 11.12, 15 ; 12.10 ; 14.7 ; 16.1 ; 19.1 ; 21.3). Dieu a toujours désiré vivre au milieu des hommes ; c’est la raison pour laquelle il s’est constitué un peuple qui lui appartienne (Lévitique 26.11-12 ; Ézéchiel 37.27 ; Zacharie 2.10-11 ; 8.3, 8). Tous ceux qui aiment Dieu constituent une grande famille, et ont atteint le but de leur création : rendre gloire à Dieu. En effet, la seule attitude juste et raisonnable devant la majesté, splendeur, puissance, sainteté, et gloire de Dieu, est de se prosterner devant lui et de lui rendre hommage.

Alors l’un des anciens me demanda : sais-tu qui sont ces gens vêtus d’une tunique blanche, et d’où viennent-ils ? Je lui répondis : mon seigneur, tu le sais. Il reprit : ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7.13-14).

La question de l’ancien sert à établir un dialogue avec Jean et à diriger notre attention vers la multitude vêtue d’une tunique blanche. Dans les Écritures, les habits sales symbolisent la souillure du péché (Ésaïe 64.6 ; Zacharie 3.3), tandis qu’un vêtement blanc représente la pureté, le pardon, la justice, et la sainteté. Sous l’Ancienne Alliance, les péchés étaient couverts par le sang d’animaux égorgés, parce que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.22). Les martyrs de la Tribulation portent une tunique blanche parce qu’ils se sont appropriés par la foi le sacrifice de Jésus, dont « le sang purifie de tout péché » (1Jean 1.7).

C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent hommage nuit et jour dans sa maison. Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa Tente. Ils ne connaîtront plus ni la faim, ni la soif. Ils ne souffriront plus de l’ardeur du soleil, ni d’aucune chaleur brûlante. Car l’Agneau qui est au milieu du trône sera leur berger. Il les conduira aux sources d’eaux vives, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux (Apocalypse 7.15-17 ; cp Apocalypse 21,4 ; Ésaïe 25.8 ; 49.10).

mai 17 2024

Émission du jour | Job 33.14 – 34.37

La justice de Dieu d'après Élihou

Nos partenaires