Les études

20 juin 2022

#16 Le bon berger et ses moutons (Jean 9.39-10.16)

L’aveugle qui possède désormais la lumière du corps et de l’âme, est prosterné aux pieds de Jésus, mais lui, voyant, parmi ceux qui l’entouraient des pharisiens, leur dit :

Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles (Jean 9.39).

L’orgueil des chefs religieux est la cause de leur aveuglement spirituel. La présence de Jésus, lumière du monde, provoque inévitablement un jugement car soit elle éclaire, soit elle aveugle.

Entendant ces paroles, des pharisiens demandent : Serions-nous aveugles ? Si vous étiez de vrais aveugles, vous ne seriez pas coupables. Mais en prétendant voir, votre culpabilité est entière (Jean 9.40-41).

Les vrais aveugles sont ceux qui se sentent dans les ténèbres et soupirent après la lumière. Ceux qui prétendent voir et tout savoir sont les orgueilleux qui, par leur propre intelligence et instruction, croient avoir les réponses.

Je commence maintenant le chapitre 10.

Je vous l’assure : si quelqu’un n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis mais y entre par ailleurs, c’est un brigand. Qui entre par la porte est le berger. Le gardien lui ouvre, les brebis écoutent sa voix. Il appelle par leur nom celles qui lui appartiennent et les conduit. Il marche à leur tête et elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix (Jean 10.1-4).

Admirable tableau d’une relation intime, de confiance et d’amour entre le berger et les brebis. Pour préserver leurs troupeaux des prédateurs, les bergers les réunissent dans un enclos qui possède une porte, gardée par un serviteur armé qui ne laisse entrer que les bergers qu’il connaît. Le matin ceux-ci arrivent ; chacun appelle ses brebis et les mène aux pâturages.

Elles ne suivront pas un étranger mais fuiront parce qu’elles ne connaissent pas sa voix. Jésus leur raconta cette parabole, mais ils ne la comprirent pas (Jean 10.5-6).

Les auditeurs refusent l’application spirituelle que fait Jésus à lui-même en tant que bon berger.

Je vous l’assure : Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des brigands. Mais les brebis ne les ont pas écoutés (Jean 10.7-8).

Les brebis sont les petites gens qui tremblent sous l’oppression de leurs tyrans, les chefs religieux qui se sont emparés d’elles et les opprimaient avant que Jésus ne vienne. La parabole des méchants vignerons qu’on trouve dans les trois autres évangiles (Matthieu 21.33-41 ; Marc 12.1-10 ; Luc 20.9-18) décrit ces orgueilleux hypocrites, ennemis de la vérité. Jésus a prononcé des jugements terribles contre eux (Matthieu 23).

Je suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé : il pourra aller et venir librement, il trouvera de quoi se nourrir. Le voleur ne vient que pour voler, tuer et détruire. Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et soient dans l’abondance (Jean 10.9-10).

Le salut, la liberté et la plénitude se trouvent uniquement en Jésus.

Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire qu’on paie pour garder les brebis n’est pas le berger. Dès qu’il voit le loup, il abandonne les brebis parce qu’il n’a aucun souci d’elles et le loup disperse le troupeau (Jean 10.11-13).

Le berger défend ses brebis au péril de sa vie tandis que le mercenaire s’enfuit. Cette odieuse conduite décrit les prêtres et les lévites qui sont des fonctionnaires salariés d’Israël.

Je suis le bon berger ; je connais mes brebis et elles me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Elles aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix et il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger (Jean 10.14-16).

La relation de confiance et d’amour entre le bon berger et ses brebis est la même que celle entre le Père et le Fils. Les autres brebis sont les non-Juifs. Tout ce qui sépare Israël des autres nations et ce qui divise les peuples, disparaîtra dans la communion des rachetés de la famille de Dieu.

Le Père m’aime parce que je donne ma vie ; mais je la reprendrai. Personne ne peut m’ôter la vie : je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père (Jean 10.17-18).

Le Père aime le Fils parce que son sacrifice accomplit le dessein éternel de Dieu, le salut du monde. Sa mort est la rançon des péchés et sa résurrection est la vie des siens. L’homme doit mourir à cause de son péché mais Jésus est mort, non pour son péché, mais pour le mien.

Il y eut à nouveau division parmi les Juifs à cause de ses paroles. Puis vint le moment où l’on célébrait à Jérusalem la fête de la Consécration (Jean 10.19 ; 22).

Cette fête appelée Hanoukka ou fête des lumières se célèbre en janvier. Elle avait été instituée par Judas Macchabée, en souvenir de la restauration du temple après sa profanation.

Nous arrivons à un autre tournant du ministère de Jésus. Depuis les discours précédents lors de la fête des Cabanes, deux mois s’écoulent sur lesquels Jean ne dit pas un mot. Nous savons qu’après la fête des Cabanes, Jésus retourne en Galilée puis entreprend lentement son dernier voyage à Jérusalem.

nov. 29 2023

Émission du jour | Romains 15.23 – 16.2

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