Les études

15 juillet 2022

#15 Jésus guérit un aveugle de naissance (Jean 9.1-38)

La déclaration de Jésus : « avant qu’Abraham naisse, moi je suis », a déclenché la furie des Juifs qui tentent de le lapider. C’est la lutte la plus violente que Jésus ait dû soutenir en Judée, et le dialogue avec les chefs juifs est désormais rompu. Je commence le chapitre 9.

En partant, Jésus aperçut un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui demandèrent : Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents pour qu’il soit né aveugle ? Ni l’un ni l’autre mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui (Jean 9.1-3).

L’erreur des disciples et des Juifs consiste alors à croire que toute souffrance est un châtiment personnel. Jésus rejette cette idée et donc que cette infirmité est le châtiment de fautes particulières. Puis, il élève les pensées des disciples vers la grâce de Dieu qui transforme un mal temporel en une bénédiction.

Je dois accomplir les œuvres de Dieu pendant qu’il fait jour car la nuit vient où personne ne peut travailler. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde (Jean 9.4-5).

Jésus va être la lumière de cet aveugle. Pour lui comme pour nous, la vie est le jour et le temps pendant lequel nous pouvons œuvrer pour Dieu, tandis que la nuit c’est la mort.

Puis Jésus cracha par terre, et avec sa salive, il fit un peu de boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle et lui dit : Va te laver au réservoir de Siloé. L’aveugle alla se laver et, à son retour, il voyait clair (Jean 9.6-7).

Il est rare que pour guérir le Seigneur utilise un autre moyen que sa volonté ou sa parole. Mais ce qu’il fait ici oblige l’aveugle à un acte de foi ; il doit aller au réservoir se laver.

Ses voisins dirent : N’est-ce pas celui qui était assis et qui mendiait ? Les uns disaient : C’est bien lui mais d’autres disaient : Ce n’est pas lui mais quelqu’un qui lui ressemble. Quant à lui, il disait : C’est bien moi. Alors on lui demande : Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? Un homme a fait un peu de boue, l’a appliquée sur mes yeux et m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi. ” J’y suis allé, je me suis lavé et j’ai vu clair. Et lui, où est-il ? Je n’en sais rien (Jean 9.8-10).

Les voisins hésitent parce que la physionomie de l’aveugle a changé depuis que ses yeux se sont ouverts et rayonnent de joie. Lui explique très simplement ce qui lui est arrivé.

C’était un jour de sabbat. On amène l’aveugle guéri devant les pharisiens qui demandent comment il a recouvré la vue. Il répond : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. Alors des pharisiens dirent : Il ne peut pas venir de Dieu car il ne respecte pas le sabbat. Mais d’autres objectent : Comment un transgresseur de la Loi peut-il accomplir un tel miracle ? Alors ils interrogent de nouveau l’aveugle : Et toi, que dis-tu de lui ? C’est sûrement un prophète. Mais refusant de croire que cet homme avait été aveugle, ils font venir ses parents et demandent : Cet homme est-il votre fils ? Est-il né aveugle ? Comment se fait-il qu’il voit ? C’est bien notre fils et il est né aveugle. Mais nous ne savons pas comment il a recouvré la vue ou qui l’a lui rendue. Demandez-lui, il est assez grand pour répondre. Les parents parlaient ainsi parce que les autorités juives avaient décidé d’exclure de la synagogue ceux qui croiraient en Jésus comme Messie (Jean 9.13-23).

La servilité des parents et la tyrannie des pharisiens apparaît clairement.

L’aveugle, lui, est convaincu que la miséricorde et la puissance qu’il a expérimentées d’un bienfaiteur anonyme, prouve qu’il est un envoyé de Dieu.

Les pharisiens font donc venir une seconde fois l’aveugle et lui disent : Donne gloire à Dieu. Cet homme est un pécheur. Il répond : S’il est pécheur ou non, je n’en sais rien. Mais ce que je sais : j’étais aveugle et maintenant, je vois (Jean 9.24-25).

« Donne gloire à Dieu » sur un ton solennel est une sorte d’adjuration de dire la vérité et de rétracter ses premières paroles quand il a dit que Jésus était prophète. Les religieux essaient de lui arracher un aveu contraire à sa conscience, mais lui n’a que faire de leur science car ce qui l’intéresse est que : « j’étais aveugle et maintenant je vois ».

Ils lui demandèrent de nouveau : Qu’est-ce qu’il a fait ? Comment a-t-il ouvert tes yeux ? Je vous l’ai déjà dit et vous ne m’avez pas écouté. Pourquoi me le faire répéter ? Voulez vous devenir ses disciples ? Alors, ils se mirent à l’injurier et lui lancèrent : C’est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes les disciples de Moïse (Jean 9.26-28).

Comprenant leurs intentions hostiles, l’aveugle guéri passe à l’offensive et devient ironique.

Dieu a parlé à Moïse, mais celui-là, nous ne savons même pas d’où il vient. Il est étonnant que vous ne sachiez pas d’où il est alors qu’il m’a ouvert les yeux. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il n’aurait rien pu faire. Quoi ! Tu n’es tout entier que péché et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent (Jean 9.29-34).

L’aveugle tient la dragée haute aux ennemis de Jésus en défendant sa conviction avec courage. Blessés dans leur orgueil par sa logique inexorable, les pharisiens crachent le feu.

Sachant qu’on l’avait expulsé, Jésus alla le trouver et lui demanda : Crois-tu au Fils de l’homme ?  Qui est-ce, Seigneur, pour que je croie en lui (Jean 9.35-36).

Comme cet homme a déjà souffert pour lui, Jésus désire vivement achever son œuvre en illuminant son âme par la connaissance de la véritable identité de son bienfaiteur.

Jésus lui dit : Tu le vois. C’est celui qui te parle. Je crois, Seigneur, et il se prosterna devant lui (Jean 9.37-38).

Cet aveugle était né ainsi pour que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.

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