Les études

04 juillet 2022

#16 D’autres hommes de foi : Jacob, Moïse… (Hébreux 11.17-30)

Abraham, Isaac, et Jacob étaient des nomades qui parcouraient la Terre promise en long et en en large, mais ils n’ont jamais désiré retourner en Égypte ou en Mésopotamie. Et ce n’est que cinq siècles après la mort de Jacob, que les Hébreux font la conquête d’une partie de la Terre promise. Mais par la foi, les patriarches ont cru et vu leur peuple s’y établir. En ce qui les concernaient personnellement, ils étaient des pèlerins sur terre mais des citoyens du ciel en marche vers leur patrie céleste, leur destination finale.

Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l’a mis à l’épreuve. Oui, il offrait son fils unique, lui à qui Dieu avait promis : c’est par Isaac que tu auras une postérité. Mais il estimait Dieu assez puissant pour ressusciter un mort. Et son fils lui fut rendu en une préfiguration de la résurrection (Hébreux 11.17-19; cp Genèse 22.1-18).

Ce n’était pas seulement sa tendresse de père, ni son amour pour Dieu et son obéissance, qui étaient mis à l’épreuve, mais surtout sa foi. Il savait que les promesses de Dieu ne s’accompliraient qu’en Isaac, et pourtant il doit le sacrifier. Mais sa foi lui donne l’assurance que Dieu saura bien concilier toutes les contradictions et rester fidèle à sa Parole, même s’il doit pour cela ressusciter son fils. Pour Abraham, au moment où il saisit le couteau, le sacrifice est fait, son fils est mort. Isaac a été offert mais non sacrifié ; virtuellement, il est mort et est revenu à la vie, ce qui fait de lui une préfiguration de la résurrection.

Par la foi, Isaac a béni Jacob et Ésaü afin que leur avenir soit prospère. Par la foi, Jacob mourant s’est appuyé sur son bâton pour bénir chaque fils de Joseph et adorer Dieu. Par la foi, Joseph, mourant, a évoqué la sortie d’Égypte des descendants de Jacob, et a donné des instructions au sujet de ses ossements (Hébreux 11.20-22 ; cp Genèse 27.1-28.5 ; 47.28-49.33 ; 50.24-25 ; Exode 13.19).

Jacob ne possédait rien quand il a prophétisé à chacun de ses fils comment Dieu le bénirait dans le pays de Canaan. Joseph a passé toute sa vie d’adulte en Égypte, mais il a demandé à son peuple d’emmener ses os en Terre promise parce qu’il croyait qu’un jour elle serait la propriété des Hébreux. Les patriarches n’ont pas vu les promesses de Dieu s’accomplir, mais ils y ont cru et ont transmis leur foi à leurs descendants. A la mort, ils n’étaient pas désenchantés mais baignaient dans la paix, car confiants que Dieu ferait comme il promet.

Par la foi, les parents de Moïse l’ont tenu caché pendant trois mois après sa naissance, parce que c’était un bel enfant, et ils ne se sont pas laissés intimider par le décret du roi (Hébreux 11.23 ; cp Exode 2.1-10 ; Actes 7.20).

La foi des parents de Moïse les a placés au-dessus de la crainte. Par la foi, ils ont vu dans la beauté de l’enfant un présage de l’œuvre que Dieu accomplirait par son moyen.  « Il était beau aux yeux de Dieu », dit Étienne.

Par la foi, Moïse, devenu adulte, a refusé d’être reconnu comme le fils de la fille du pharaon. Il choisit d’être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que de profiter pour un temps de la jouissance du péché. Il a estimé l’opprobre du Christ préférable aux richesses de l’Égypte, parce qu’il avait en vue la récompense (Hébreux 11.24-26 ; cp Actes 7.22 ; 2Corinthiens 1.5 ; Philippiens 3.7-11 ; Colossiens 1.24).

Moïse prenait ses décisions par la foi parce que son espérance céleste était invisible. Les souffrances et le mépris auxquels étaient exposés les Hébreux de la part des Égyptiens, et les croyants aujourd’hui de la part des impies, font partie de l’opprobre du Christ, parce qu’il souffre quand son peuple est persécuté.

Par la foi, Moïse quitta l’Égypte sans craindre la colère du roi, et demeura ferme comme voyant celui qui est invisible (Hébreux 11.27 ; cp Exode 6.9 ; 14.11-12).

Moïse s’est élevé au-dessus de difficultés humainement insurmontables et a regardé vers l’Éternel. Ayant Dieu devant les yeux, il a été animé d’un courage surnaturel pour conduire son peuple hors d’Égypte. Il ne se laissa intimider ni par les menaces du pharaon, ni par les plaintes incessantes des Hébreux.

Par la foi, Moïse a célébré la Pâque, et a fait asperger de sang l’encadrement des portes, pour que l’ange de la mort ne touche pas les fils aînés des Israélites (Hébreux 11.28 ; cp Exode 12).

C’est l’acte de foi et d’obéissance qui accompagne ce badigeonnage étrange, qui arrête l’ange exterminateur. Ce sang annonce celui que quinze siècles plus tard, Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu, a versé sur la croix.

Par la foi, les Israélites ont traversé la mer Rouge sans se mouiller, mais les Égyptiens qui ont essayé d’en faire autant, furent engloutis (Hébreux 11.29).

Les deux peuples couraient le même danger de périr noyés. Mais les Hébreux ont un ordre de Dieu et une promesse qu’ils ont saisis par la foi, tandis que les Égyptiens ont fait preuve d’une audace toute humaine.

Par la foi, les murailles de Jéricho se sont écroulées après que le peuple en eut fait le tour pendant sept jours (Hébreux 11.30 ; Josué 6).

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

Nos partenaires