Les études

01 juillet 2022

#15 Les menaces ne sont pas terminées (Jérémie 16.19-17.27)

Au milieu d’une tirade de jugements encore à venir, Jérémie annonce un nouvel exode, la promesse d’un retour au pays que l’Éternel a juré de donner aux Hébreux. Mais les menaces ne sont pas terminées.

Éternel, tu es ma force, mon rempart et mon refuge dans la détresse, les nations accourront vers toi en disant : nos pères ne possédaient que des faux dieux mensongers et inutiles (Jérémie 16.19).

Alors que les Israélites ont échangé le vrai Dieu pour des idoles, Jérémie prophétise que les non-Juifs se convertiront à l’Éternel, ce qui s’accomplit déjà sous le régime de la grâce. Mais de nombreux peuples utilisent encore le prétexte de la piété filiale pour couvrir leur incrédulité et paresse morale.

Un homme peut-il se fabriquer des dieux ? Je vais leur montrer ce que je peux faire par ma puissance et ils sauront que je suis l’Éternel (Jérémie 16.20-21).

L’accomplissement des promesses de Dieu, comme le retour de l’exil babylonien, la venue de Jésus-Christ et la propagation de la foi en lui, prouvent que l’Éternel seul est le vrai Dieu.

Le péché de Juda est écrit avec un burin de fer. Il est gravé avec la pointe de diamant sur leur cœur et leurs autels. Ils se soucient de leurs fils, mais aussi de leurs autels et de leurs pieux sacrés près de chaque arbre vert sur les collines. O Jérusalem, je te livrerai au pillage à cause des péchés partout dans ton pays. L’héritage que je t’avais donné restera en friche et je t’assujettirai à tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas, car ma colère attise un feu qui vous embrasera (Jérémie 17.1-4).

La dépravation morale était la norme, et les autels dédiés aux idoles Baal et Achéra foisonnaient.

Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme et en des moyens charnels et qui se détourne de l’Éternel. Il est banni et ne verra pas le bonheur. Sa demeure sera le désert aride inhabité. Béni soit l’homme qui a confiance en l’Éternel car il est comme un arbre planté au bord d’un cours d’eau et qui étend ses racines vers les eaux. Il ne redoute pas la chaleur et son feuillage reste vert. La sécheresse ne l’inquiète pas et il ne cesse pas de produire du fruit (Jérémie 17.5-8).

Le contraste de ce passage rappelle le psaume premier et indique la cause profonde de la ruine de Juda.

Le cœur est tortueux au plus haut point et corrompu. Qui peut le sonder ? “ Moi, l’Éternel, je scrute le tréfonds de l’être humain pour rendre à chacun selon sa conduite ” (Jérémie 17.9-10).

De par sa nature, l’homme croit qu’il réussira par ses propres ressources, mais il ne se connaît pas lui-même et il se désintéresse de Dieu qui pourtant pèse ses actions et le traitera selon ses voies.

Semblable à la perdrix qui couve des œufs qu’elle n’a pas pondus, tel est l’homme qui amasse des richesses injustes. Soudainement, sa fortune le quitte, et au final il prouve qu’il est un insensé (Jérémie 17.11).

En d’autres mots : « bien mal acquis ne profite jamais », et c’est le tribunal céleste qui mettra tout à nu.

Ô Éternel, espoir d’Israël, depuis toujours, ton trône élevé et glorieux est notre sanctuaire. Tous ceux qui t’abandonnent seront déconcertés ! Ceux qui se détournent de moi, ton prophète, passeront avec la terre, car ils abandonnent l’Éternel, la source d’eau vive (Jérémie 17.12-13).

Le refuge et la sécurité de Jérémie est l’Éternel, mais ceux qui l’abandonnent seront rayés du livre de vie.

Viens à mon aide Éternel car tu es tout pour moi. Les moqueurs demandent quand ta parole s’accomplira. Je n’ai pas refusé d’être prophète et je n’ai pas désiré le jour du malheur. Ma parole est devant toi. Que mes propos ne soient pas démentis, que mes persécuteurs soient déconcertés et que je ne sois pas confus ! Qu’ils soient brisés et que je survive ! Que le malheur fonde sur eux et les détruise totalement ! (Jérémie 17.14-18).

Jérémie supplie l’Éternel de le délivrer des impies et prononce une nouvelle imprécation contre eux.

L’Éternel me dit : va à la Porte du Peuple, par où passent les rois de Juda, et va à toutes les autres portes de Jérusalem, et dis-leur : si vous faites du sabbat un jour saint, alors cette ville sera toujours habitée, et par ses portes passeront des rois et des princes. Mais si vous ne m’écoutez pas, je mettrai le feu aux portes de la ville et il ne s’éteindra pas (Jérémie 17.19-27 ; cp Lévitique 25.1-7 ; 26.34,35,43).

mai 17 2024

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