Les études

21 juin 2022

#15 Jésus est crucifié (Luc 23.5-48)

Ponce Pilate se sent coincé et tente de libérer Jésus. Je lis dans le chapitre 23.

« Mais les chefs religieux insistaient de plus en plus : Il soulève le peuple avec ses idées ! Il a commencé en Galilée et il est venu jusqu’ici. Apprenant qu’il relevait de la juridiction d’Hérode, Pilate l’envoya à ce dernier qui se trouvait justement à Jérusalem » (Luc 23.5-7).

Pilate comprend vite que c’est par jalousie qu’on lui a livré Jésus et qu’il s’est fait embringuer dans une sale histoire. Alors, il saute sur l’occasion inespérée de se débarrasser de Jésus en l’envoyant au roi Hérode, un homme frustre, fourbe, superstitieux et débauché.

« Hérode fut ravi car il désirait voir Jésus, espérant le voir faire quelque miracle. Il lui posa des questions mais Jésus ne lui répondit pas. Pendant ce temps, les religieux lançaient de graves accusations contre lui. Hérode le traita avec mépris et ses soldats se moquèrent de lui en le revêtant d’un manteau magnifique. Puis Hérode le renvoya chez Pilate et ces deux hommes qui jusque-là étaient ennemis devinrent amis » (Luc 23.8-12).

Le silence de Jésus dit au meurtrier de Jean-Baptiste qu’il est moralement incapable et indigne d’entendre une seule parole du Sauveur. Blessé dans son orgueil, Hérode se venge en revêtant Jésus d’un manteau royal qui parodie sa royauté.

« Pilate, qui désirait relâcher Jésus, adressa de nouveau la parole à la foule, qui se mit à crier : — Crucifie-le ! Crucifie-le ! Mais enfin, leur demanda-t-il pour la troisième fois, qu’a-t-il fait de mal ? Mais à cause de leurs vociférations, Pilate décida de satisfaire à leur demande. Il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Une foule de gens le suivait dont beaucoup de femmes en larmes qui se lamentaient. Se tournant vers elles, Jésus leur dit : Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et vos enfants car, sachez-le, des jours viennent où l’on dira : “ Heureuses les stériles. « Alors on dira aux montagnes : « Tombez sur nous ! » et aux collines : « Couvrez-nous ! »  Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’arrivera-t-il du bois mort ? » (Luc 23.13-31).

Jésus adresse la parole aux seules personnes qui lui témoignent de la compassion car il veut que son triste sort produise un réveil de leur conscience. Si Jésus, le bois vert, le Saint et le Juste, doit souffrir ainsi, qu’en sera-t-il du bois mort, du peuple corrompu qui le crucifie ?

« Avec Jésus, on emmena deux bandits qui devaient être exécutés avec lui. Arrivés au lieu appelé « le Crâne », on cloua Jésus sur la croix, ainsi que les deux bandits, à sa droite et à sa gauche. Jésus pria : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Les soldats se partagèrent ses vêtements en les tirant au sort (Luc 23.32-34).

C’est la première des sept paroles de Jésus sur la croix, et l’expression de l’amour de Dieu qui s’oublie pour ne penser qu’au salut des pécheurs. Jésus prie pour ses ennemis, les vrais auteurs de son supplice. Ils savent qu’ils ont condamné un innocent mais ignorent qu’il est le Messie. La prière de Jésus fut exaucée puisque, avant la destruction de Jérusalem, quarante années de sursis furent accordées au peuple, qui put entendre la prédication de l’Évangile.

« L’un des deux crucifiés l’insultait disant : N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous avec ! Mais l’autre lui dit : Ne respectes-tu donc pas Dieu ? Pour nous, ce n’est que justice : nous payons pour les crimes que nous avons commis, mais lui n’a rien fait de mal. Puis il ajouta : Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner. Jésus lui répondit : Je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23.39-43).

Le bon larron, comme on l’appelle, est conscient de sa culpabilité devant les hommes et devant Dieu, et il sait que Jésus est innocent. Sa demande est seulement : « souviens-toi de moi ». Il se jette dans les bras du Sauveur avec confiance car il discerne en lui un roi qui un jour régnera avec puissance et gloire. Il se peut aussi qu’il ait assisté aux enseignements de Jésus et vu ses guérisons. Puis, marchant à côté de lui jusqu’au Calvaire, il a vu sa majesté, entendu ce qu’il a dit aux femmes de Jérusalem et surtout sa prière pour ses ennemis où il a imploré le pardon du Père. Jésus accorde à ce pécheur non pas un simple souvenir dans un avenir plus ou moins lointain, mais il lui dit : « aujourd’hui même, je t’introduirais dans le séjour des bienheureux où tu seras avec moi ». Au moment de sa mort, le bon larron se réveillera non pas dans le royaume des ombres mais au troisième ciel, dans la résidence de Dieu.

« Le pays fut plongé dans l’obscurité. À 15 heures Jésus poussa un grand cri : Père, je remets mon esprit entre tes mains, puis il mourut. L’officier romain dit : Aucun doute, cet homme était juste. Tout le peuple ayant assisté à ces exécutions, s’en retourna en se frappant la poitrine » (Luc 23.44-48).

Après avoir dit : « tout est accompli » que nous rapporte Jean, Jésus expire. Son dernier soupir est la consolation suprême de tous ceux qui meurent en se confiant en Jésus. Trompé par ses chefs, le peuple avait demandé la mort du Sauveur mais maintenant chacun est consterné et se frappe la poitrine en signe de remords. Ces personnes sont les prémices des milliers de Juifs qui à la Pentecôte, se convertiront à la prédication de Pierre.

mai 17 2024

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