Les études

01 juillet 2022

#13 La punition : la famine, le deuil, la déportation (Jérémie 13.18-14.21)

Les larmes du prophète reflètent la tristesse de l’Éternel devant l’attitude rebelle de son peuple, qui va être massacré ou partir en exil. Les Israélites se sont d’abord glorifiés de leur bonheur en refusant de reconnaître qu’il venait de l’Éternel. Puis ils se sont glorifiés de leur malheur en refusant de s’humilier devant leur Dieu.

Dis au roi et à la reine-mère : “ Abaissez-vous et asseyez-vous par terre car votre couronne est tombée de votre tête. ” Les villes du midi sont remplies de décombres. Juda est déporté. Où est le troupeau qui faisait ta gloire. Quand l’Éternel t’imposera pour maîtres ceux auxquels tu avais donné tes amours, ne seras-tu pas saisi de douleurs comme une femme qui enfante ? A cause de tes nombreuses fautes, les pans de ta robe sont relevés et tes talons sont meurtris (Jérémie 13.18-22 ; cp 2Rois 24.12,15).

A une certaine époque, sous le roi Ézéchias et peut-être plus tard, Juda était ami des Babyloniens, mais maintenant ces derniers sont ses dominateurs. Jérémie s’adresse d’abord à la reine mère car elle était responsable de cette politique néfaste. Elle fut déportée avec son fils Yehoyakîn, et les sévices les plus honteux furent imposés aux captifs, et ils ont dû marcher 2700 km pieds nus jusqu’à Babylone.

Tout comme un Éthiopien ne peut changer la couleur de sa peau, et un léopard les taches de son pelage, vous avez tellement l’habitude de faire le mal que vous ne pouvez pas agir bien. Aussi, je vous disperserai parce que tu m’as oublié. J’ai vu tes prostitutions exécrables avec tes idoles abominables. Malheur à toi, Jérusalem ! Jusques à quand resteras-tu impure ? (Jérémie 13.23-27).

Le mal est ancré si profondément qu’un changement est désormais devenu impossible.

Voici ce que dit l’Éternel au sujet de la sécheresse : Juda est dans le deuil, ses villes dépérissent, leurs habitants sont affligés. Il n’y a pas d’eau dans les citernes. Le sol est crevassé et les cultivateurs se lamentent. La biche abandonne son faon car il n’y a plus de verdure (Jérémie 14.1-5).

Cette sécheresse est mortelle car très étendue et n’en finit pas. L’absence de pluie était un jugement de Dieu parce que les Israélites ont rejeté l’Éternel, la source d’eau vive, et ils vouent un culte aux idoles.

Même si nos péchés témoignent contre nous, ô Éternel, agis pour l’honneur de ton nom ! Tu es l’espoir d’Israël car tu le délivres du malheur. Ne sois pas comme un étranger de passage ou un guerrier impuissant. Car tu es parmi nous, ô Éternel, et nous portons ton nom ; ne nous délaisse pas ! (Jérémie 14.7-9).

Ici, commence une série de cinq cycles (14.7-12, 13-18 ; 14.19–15.9 ; 15.10-14, 15-21) de dialogues entre l’Éternel et le prophète, qui fait valoir à Dieu que son honneur est en jeu car lié au sort de son peuple.

Ce peuple aime errer çà et là, mais l’Éternel ne le tolère pas car il se souvient de leurs fautes et va les punir. Et l’Éternel me dit : Ne prie plus pour ce peuple ! Ils auront beau jeûner, je ne les écouterai pas et je n’accepterai pas leurs sacrifices. Je vais les exterminer par l’épée, la famine et la peste. Je lui répondis : Seigneur, Éternel, les prophètes leur disent : “ Vous ne connaîtrez ni la guerre ni la famine, car je vous donnerai en ce lieu-ci une paix véritable. ” L’Éternel me répondit : ces prophètes profèrent le mensonge en mon nom. Eh bien c’est par l’épée et la famine qu’ils périront, ainsi que ceux auxquels ils prophétisent, et personne ne leur donnera de sépulture, et je verserai sur eux leur méchanceté (Jérémie 14.10-16).

Dieu répète à Jérémie qu’il ne doit plus intercéder pour le peuple et qu’il va le juger. L’épée, la famine et la peste sont trois malédictions attachées au non-respect de la Loi (Lévitique 26.25-26). Jérémie tente alors de faire valoir, mais sans succès, que la culpabilité du peuple est atténuée par les mensonges des faux prophètes.

Tu leur diras : nuit et jour, mes yeux versent des larmes, car un malheur terrible va atteindre mon peuple et ce sera une plaie très douloureuse (Jérémie 14.17).

Ne pouvant plus intercéder pour son peuple, Jérémie ne peut que se lamenter.

Dans les champs, des hommes percés par l’épée ; dans la ville, des gens mourant de faim. Même les chefs ne savent pas où aller et mendient. As-tu donc vraiment rejeté Juda et Jérusalem ? Pourquoi nous as-tu ainsi frappés ? Nous espérions la paix, et c’est l’épouvante. Éternel, nous reconnaissons notre méchanceté, nos péchés et ceux de nos pères. Pour l’honneur de ton nom, ne nous méprise pas, ne laisse pas déshonorer le trône de ta gloire ; et ne révoque pas l’alliance que tu as conclue avec nous ! (Jérémie 14.19-21).

janv. 27 2023

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