Les études

04 juillet 2022

#12 Supériorité du culte nouveau (Hébreux 9.13-10.4)

Jésus, notre grand-prêtre, est entré et exerce un ministère dans un Lieu très saint infiniment plus majestueux que le sanctuaire terrestre car situé dans les cieux. Là, il a comparu devant Dieu et a offert son sang une seule fois pour les péchés et a obtenu la rédemption éternelle pour son peuple.

Si le sang des boucs et des taureaux et les cendres d’une vache répandus sur ceux qui sont souillés les purifient, à combien plus forte raison le sang du Christ qui, conduit par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu, comme une victime sans défaut, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes afin que nous servions le Dieu vivant (Hébreux 9.13-14).

L’homme non régénéré et ses œuvres sont moralement souillés et aucun rite ne peut changer cet état. Les rites du Judaïsme couvrent les souillures tandis que le sacrifice de Jésus pardonne les péchés et donne au pécheur le statut de juste devant Dieu, ce qui lui permet d’avoir une conscience tranquille.

Jésus est le médiateur d’une alliance nouvelle parce que par sa mort, d’une part, il a libéré de leur culpabilité tous ceux qui avaient péché sous la première alliance, et d’autre part, tous ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel que Dieu leur a promis (Hébreux 9.15; cp Romains 3.25 ; 1Pierre 1.20).

Dans les siècles passés, Dieu était indulgent et couvrait les péchés en attendant qu’ils soient pardonnés par le sacrifice de Jésus. Dorénavant, la voie à Dieu est grande ouverte, comme l’atteste le rideau qui fermait le Lieu très saint, qui s’est déchiré de lui-même au moment de la mort de Jésus (Matthieu 27.51).

Mais un testament est sans valeur tant que le testateur est en vie, car ce n’est qu’après son décès qu’il entre en vigueur (Hébreux 9.16-17).

Il fallait que Jésus meure afin que les élus, qui sont aussi ceux qui croient en Lui, héritent de ses droits.

La première alliance aussi est entrée en vigueur avec aspersion de sang. En effet, après avoir prononcé les commandements de la Loi, Moïse a pris du sang d’animaux, de l’eau, et avec de la laine rouge et une branche d’hysope, il en a aspergé le livre et le peuple, en disant : Ceci est le sang qui scelle l’alliance que Dieu a établi avec vous. Plus tard, il a aussi aspergé de sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. En fait, selon la Loi, presque tout est purifié avec du sang et il n’y a pas de pardon des péchés sans effusion de sang (Hébreux 9.18-22 ; cp Exode 24.3-8 ; Lévitique 17.11 ; Romains 6.23).

L’auteur nous livre ici certains détails qui font partie de la tradition mais ne sont pas dans les livres de Moïse. Dieu a scellé toutes les alliances avec l’homme par du sang parce que le salaire du péché, c’est la mort.

Puisque ces objets, qui étaient des images des réalités célestes, devaient être purifiés ainsi, il fallait de même que les réalités célestes le soient par des sacrifices bien supérieurs. Jésus-Christ n’est pas entré dans un sanctuaire humain imitant le véritable, mais c’est dans le ciel même qu’il est entré, afin de se présenter maintenant devant Dieu pour nous (Hébreux 9.23-24).

Jésus est entré dans le Lieu très saint du sanctuaire céleste, parce qu’il fallait qu’il soit purifié avec le sang d’un sacrifice parfait, qui lave l’affront subi par la sainteté de Dieu, et qui satisfasse sa justice.

Alors que chaque année, le grand-prêtre pénètre dans le Lieu très saint avec du sang d’animaux, le Christ n’a pas eu besoin de s’offrir plusieurs fois en sacrifice, autrement, depuis le commencement du monde, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises. Non, le Christ est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice (Hébreux 9.25-26).

Chaque année, le Yom Kippour rappelait aux Juifs leurs péchés couverts mais non ôtés et donc leur culpabilité latente. Par contre, Jésus a offert son propre sang une seule fois, et il expie le péché une fois pour toutes.

Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même, le Christ s’est offert une seule fois en sacrifice pour porter les péchés de beaucoup d’hommes. Et il apparaîtra une seconde fois, non plus pour porter les péchés, mais pour sauver ceux qui comptent sur lui (Hébreux 9.27-28).

Parce que la mort et le jugement attendent chacun de nous, Jésus notre représentant, notre champion, notre grand-prêtre et le second Adam, a subi la mort et le jugement de nos péchés à notre place. La seconde venue de Jésus sur terre sera pour secourir ceux qui, persécutés par l’Antichrist, crient à lui. Mais il apparaît aussi aux côtés de ceux qui meurent et ont foi en lui, pour les emmener auprès du Père dans le royaume des cieux.

La loi de Moïse ne possède qu’une ombre des bénédictions à venir. Elle ne peut donc jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre sans arrêt d’année en année, amener les adorateurs à la perfection. Car si ceux qui rendent ce culte avaient été purifiés une fois pour toutes, ils n’auraient plus eu conscience de leurs péchés et auraient donc cessé d’offrir ces sacrifices. Mais c’est tout le contraire, car ces sacrifices rappellent chaque année le souvenir des péchés et, de toute façon, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs ôte les péchés (Hébreux 10.1-4).

févr. 07 2023

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