Les études

20 juin 2022

#12 L’histoire de Nabel et Abigail – David épargne encore la vie de Saül (1 Samuel 25.18-26.25)

Nabal est un grand propriétaire terrien qui a reçu les serviteurs de David comme un chien dans un jeu de quilles. Mauvaise idée ! Informée, sa femme tente d’éviter le pire.

« Abigaïl prend en hâte deux cents pains, deux outres de vin, cinq moutons déjà préparés, 60 kg de blé grillé, cent paquets de raisins secs et deux cents gâteaux de figues sèches. Elle charge le tout sur des ânes et part avec ses serviteurs. Nabal ne savait rien de tout cela. Elle descend la montagne d’un côté tandis que David et ses hommes descendent de l’autre et soudain elle se trouve face à eux. David avait dit : C’est en vain que j’ai protégé les biens de Nabal ; il me rend le mal pour le bien ! Que Dieu me punisse si je laisse subsister un seul homme de cette famille ! Quand Abigaïl aperçoit David, elle saute de son âne et se prosterne devant lui. Puis elle se jette à ses pieds et dit : Mon seigneur, pardonne à ta servante et daigne écouter ses paroles. Que mon seigneur ignore Nabal car vraiment, il porte bien son nom ; il est insensé. Moi, je n’ai pas vu les serviteurs que mon seigneur a envoyés. Maintenant, mon seigneur, c’est l’Éternel qui t’a empêché de te venger. Veuille accepter ces présents que moi, ta servante, j’apporte à mon seigneur. Certainement, l’Éternel accordera à mon seigneur une dynastie stable, car mon seigneur livre les guerres de l’Éternel. Il gardera ta vie et quand il t’aura établi chef d’Israël, alors mon seigneur n’aura ni remords ni trouble de conscience pour s’être vengé lui-même. L’Éternel te fera du bien et tu te souviendras de ta servante » (1Samuel 25.26-31).

L’énorme quantité de victuailles amenée par Abigaïl a bien sûr pour but d’apaiser la colère d’une bande armée affamée. Mais elle demande aussi à David de ne pas se venger, un conseil qu’il suivra jusqu’à la fin de sa vie. Comme c’est une belle femme, sage et humble, David est séduit. On constate dans ce passage que la haute destinée de David est connue du peuple.

« David répond à Abigaïl : Béni soit l’Éternel de t’avoir envoyée aujourd’hui, et bénie sois-tu pour ton bon sens et de m’avoir préservé de me venger moi-même. Car je t’assure que si tu n’étais pas venue me trouver, j’aurais fait un massacre. David accepte les présents qu’elle lui a apportés et dit : Rentre en paix. J’agirai comme tu me l’as demandé. Arrivée à la maison, Abigaïl trouve Nabal en train de festoyer, tout joyeux et ivre-mort. Aussi ce n’est que le lendemain matin qu’elle lui raconte ce qui s’est passé. Il en a une attaque et reste paralysé. Dix jours plus tard, l’Éternel le frappe de nouveau et il meurt » (1Samuel 25.32-38).

Apprenant que tout ce qu’il possède a failli être anéanti et qu’il doit la vie sauve à sa femme, Nabal s’effondre sous le choc, puis Dieu le frappe à cause de sa méchanceté, et pour venger David.

« Quand David apprend la mort de Nabal, il s’écrie : Béni soit l’Éternel qui a lavé l’affront que Nabal m’a fait, et l’a puni pour sa méchanceté, tout en me préservant de commettre le mal. Puis David envoie des messagers vers Abigaïl qui lui disent : David nous a envoyés parce qu’il désire que tu deviennes sa femme. Aussitôt, elle se prosterne et dit : Je suis prête à être une esclave, puis elle suivit les messagers, accompagnée par cinq de ses servantes » (1Samuel 25.39-42).

De toute évidence, David a eu le coup de foudre pour Abigaïl et comme il a déjà deux femmes, il est en train de se constituer un harem royal.

Je commence le chapitre 26.

« Les gens de Ziph se rendent auprès de Saül et lui disent : David est caché dans les collines. Saül part avec trois mille hommes d’élite pour traquer David. Lui se rend au campement de Saül et repère sa tente. Puis avec son neveu Abischaï, il se glisse de nuit dans le camp et arrive près de Saül qui dort à côté de Abner son général, et entouré de ses soldats. Alors le neveu dit à David : Dieu te livre ton ennemi. Permets-moi de le clouer au sol d’un coup de lance. Non, ne porte pas la main sur celui à qui l’Éternel a conféré l’onction. C’est l’Éternel qui le frappera ! Prenons sa lance et la cruche d’eau et allons-nous-en. Personne ne les vit car l’Éternel avait fait tomber sur eux un profond sommeil. A une bonne distance du camp de Saül, David crie : Eh, Abner ! Tu es un homme, un vrai, n’est-ce pas ? Alors pourquoi n’as-tu pas veillé sur ton maître ? Quelqu’un est venu pour tuer le roi. Ce n’est pas bien, ce que tu as fait là ! Vous méritez tous la mort pour n’avoir pas veillé sur celui qui a reçu l’onction de l’Éternel ! Regarde maintenant où sont la lance du roi et la cruche d’eau qui étaient à son chevet ! » (1Samuel 26.1-16).

Rebelote ! David est trahi par les mêmes gens qu’auparavant, Saül le poursuit mais échappe à la mort parce que David est magnanime. Puis David utilise cet incident pour montrer à Saül une fois encore qu’il respecte sa position de roi, mais cette fois-ci, en plus, il est très moqueur.

« Saül dit : Est-ce bien toi, David ? C’est bien moi, mon seigneur, le roi ! si c’est l’Éternel qui t’excite contre moi, qu’il agrée un sacrifice, mais si ce sont des hommes, qu’ils soient maudits. Alors Saül s’écrie : J’ai commis une faute, reviens, je ne te ferai plus de mal, puisque tu as épargné ma vie. David répond: Envoie quelqu’un pour prendre ta lance, ô roi ! Alors Saül dit : Sois béni, David ! Puis David partit et Saül retourna chez lui » (1Samuel 26.17-25).

C’est ici la dernière conversation entre David et Saül, dont la jalousie a fait perdre la raison.

avril 19 2024

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