#11 La maison bâtie sur le roc (Matthieu 7.24-8.20)

En toute logique, Jésus termine le Sermon sur la montagne en disant :

« Celui qui écoute ce que je dis ressemble à un homme sensé qui a bâti sa maison sur le roc. Les fleuves ont débordé, les vents ont soufflé avec violence mais la maison ne s’est pas effondrée. Mais celui qui écoute mes paroles sans faire ce que je dis, ressemble à un homme assez fou pour construire sa maison sur le sable : elle s’est effondrée et sa ruine a été complète » (Matthieu 7.24-27).

Le Seigneur compare la vie d’un homme à une maison en construction. Elle peut être luxueuse mais si elle ne repose pas sur du solide, elle succombera aux tempêtes. L’homme sensé, par contre, fait de Jésus la pierre d’angle de toute sa vie, ce qui lui permet de tenir bon face aux épreuves.

« Quand Jésus eut fini de parler, les foules étaient impressionnées par son enseignement, car il parlait avec une autorité que n’avaient pas les scribes » (Matthieu 7.28-29).

Nous arrivons aux chapitres 8 et 9 qui rapportent huit miracles de Jésus et qui prouvent son autorité absolue sur tout.

« Quand Jésus descendit de la montagne, une foule nombreuse le suivit. Et voici qu’un lépreux s’approcha et se prosterna en disant : Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur » (Matthieu 8.1-2).

Cette maladie est la plus redoutée parce que le lépreux est rejeté partout et vit de mendicité à l’écart de la société. Il doit crier « impur, impur ! » dès que quelqu’un approche. Cet homme a certainement entendu l’enseignement de Jésus et en a conclu qu’il est le Messie. Bravant la foule il se presse vers Jésus et lui disant : « si tu le veux, tu peux » qui est un acte de soumission à la volonté de Dieu.

« Jésus tendit la main et le toucha en disant : oui, je le veux, sois pur. À l’instant même, il fut guéri de sa lèpre » (Matthieu 8.3).

Jésus le touche devant la foule horrifiée, car elle croit que non seulement il peut contracter la maladie, mais ce contact le rend rituellement impur selon la loi de Moïse, ce qui est évidemment faux. Par cette guérison, Jésus proclame que sa mission est de rendre purs les impurs. Il aurait pu guérir à distance mais toucher le lépreux est un geste de compassion et d’affection qui a dû lui faire chaud au cœur. Par contre, Jésus ni ne touche ni n’impose les mains à ceux qui sont possédés ; il chasse les esprits impurs par sa parole car il ne veut aucun contact avec eux.

« Attention, ne dis à personne ce qui t’est arrivé ; mais va te faire examiner par le prêtre et apporte l’offrande prescrite par Moïse. Cela leur servira de témoignage » (Matthieu 8.3-4).

Jésus ne veut pas faire de miracles à tour de bras, mais enseigner. Cependant, il veut montrer aux prêtres qu’il respecte les exigences rituelles, et qu’il a tout pouvoir sur la maladie, et donc qu’il est le Messie. Mais selon Marc (1.45), ce lépreux n’a pas obéi, ce qui a limité le ministère de Jésus.

« Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l’aborda, le priant et disant : Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. Jésus lui dit : j’irai, et je le guérirai. Le centenier répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri » (Matthieu 8.5-8).

Selon Luc, cet officier était respecté et admiré par les Juifs car il avait financé leur synagogue. Et en effet, il est très respectueux de Jésus car un Juif qui entrerai chez lui, un païen, se rendrait impur.

« Jésus admiratif dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous le dis, je n’ai pas trouvé en Israël une si grande foi. Je vous déclare que, plusieurs viendront de l’orient et de l’occident, et se mettront à table dans le royaume des cieux. Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres. Puis Jésus dit à l’officier : Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et, à l’heure même, son serviteur fut guéri » (Matthieu 8.10-13).

Jésus a dû faire grincer des dents parce qu’il proclame que le salut est aussi pour les païens alors que les Juifs hypocrites seront rejetés.

« Jésus se rendit alors à la maison de Pierre dont la belle-mère était alitée. Il toucha sa main et la fièvre la quitta. Alors elle se leva et le servit » (Matthieu 8.14-15).

Quand Jésus guérit il n’y a aucune séquelle. Pierre était mariée. Le célibat des prêtres n’a aucun fondement biblique. Son origine est une histoire d’héritage enveloppée de philosophie gnostique.

« Le soir venu, on lui amena beaucoup de gens qui étaient sous l’emprise de démons. Par sa parole, il chassa ces mauvais esprits. Il guérit aussi tous les malades » (Matthieu 8.16-16).

L’étude des évangiles montre que Jésus a guéri des milliers de malades et de démoniaques.

Maladies, souffrances, calamités, et la mort sont les conséquences de la désobéissance d’Adam et Ève. Mais Jésus a autorité sur la nature, les maladies et même sur la mort.

« Un scribe s’approcha et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières et les oiseaux des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête » (Matthieu 8.19-20).

En d’autres mots : « On tourne sans savoir si et quand on va manger ni où on va dormir. Es-tu prêt à mener une telle vie ? » Il semble que non parce qu’on entend plus parler de ce scribe.

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