Les études

21 juin 2022

#11 Balaam et Balaq (Nombres 21.16-22.31)

Le peuple d’Israël contourne le pays d’Edom, un cousin, puis longe l’est de la Mer morte vers le nord. Ils arrivent devant l’Arnon qui est une grande rivière. L’autre rive appartenait jadis à Moab, un cousin éloigné, mais les Amoréens-Cananéens l’ont conquise.

« De là, ils gagnèrent Beer, un puits où l’Éternel donna de l’eau au peuple. Alors Israël chanta : Monte, ô puits ! Lancez des acclamations ! » (Nombres 21.16-18).

Comparé aux murmures habituels, ce chant de louanges est rafraîchissant et c’est la première fois qu’Israël entonne un cantique depuis sa traversée de la Mer rouge. Le puits Beer marque la fin du désert et le début d’une vie nouvelle pour Israël.

« Les Israélites demandèrent à Sihôn, roi des Amoréens, la permission de traverser son pays. Mais il refusa et livra bataille à Israël qui le battit et prit possession de son pays depuis l’Arnon jusqu’au Yabboq et jusqu’au territoire des Ammonites » (Nombres 21.21-23).

L’Arnon et le Jabbok sont deux rivières qui délimitent au sud et au nord les frontières du royaume de Sihôn. A l’est sont les descendants d’Ammon, un autre cousin éloigné qu’il faut laisser tranquille. Le territoire de Sihôn fait 100 km par 30, pas mal pour une première conquête. Ensuite, le texte rapporte un chant guerrier qui fait état de la défaite de Moab par les Amoréens et la victoire d’Israël sur ces derniers.

« Moïse envoya alors un détachement dans la région de Yaezer qui chassèrent les Amoréens. Puis le peuple se dirigea du côté du Basan. Og, le roi marche contre eux avec toutes ses troupes et leur livra bataille. L’Éternel dit à Moïse : Ne le crains pas, car je le livre en ton pouvoir. Les Israélites le battirent sans lui laisser de survivant, et ils prirent possession de son pays » (Nombres 21.32-35).

Moïse envoie une expédition militaire nettoyer la ville Amoréenne la plus au nord puis règle le compte d’Og, un autre roitelet de la région. A part les territoires des trois cousins, l’est du Jourdain est désormais sous contrôle israélite. Je commence le chapitre 22.

« Les Israélites campèrent dans les steppes de Moab, en face de Jéricho. Sachant qu’Israël avait vaincu les Amoréens, Balak, roi des Moabites était épouvanté devant un peuple si nombreux » (Nombres 22.1-3).

Israël est enfin aux portes de la Terre promise, mais l’un des cousins a la peur au ventre parce qu’il croit à tort qu’Israël a l’intention de l’effacer de la carte. Or, comme la meilleure défense, c’est l’attaque,

« Balak envoya des messagers à Balaam pour lui dire : un peuple sorti d’Égypte s’est installé en face de mon pays et il est plus fort que moi. Viens maudis-le car je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit. Les chefs de Moab et de Madian partirent avec des présents. Balaam répondit : demain je vous donnerai ma réponse. Mais Dieu lui dit : Ne va pas avec eux. Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. Balaam dit aux envoyés : Partez car l’Éternel refuse de me laisser partir avec vous » (Nombres 22.5-13).

Moab et Madian veulent utiliser la magie noire pour détruire Israël. Balaam est un homme énigmatique mais puissant qui semble vénérer Dieu, mais il exerce plutôt comme devin pour un salaire. Le Nouveau Testament parle beaucoup plus de Balaam que de la vierge Marie ou des apôtres et toujours en mal.

« Balaq envoya à Balaam des princes plus nombreux et plus importants. Ils lui dirent : “ Je te comblerai d’honneurs et je ferai tout ce que tu voudras, mais viens et maudis ce peuple ! ” Balaam répondit : Même si Balaq me donnait son palais rempli d’argent et d’or, je ne pourrais pas transgresser l’ordre de l’Éternel. Restez ici jusqu’à ce que je sache ce que l’Éternel veut me dire. Dieu lui dit : Va, pars avec eux, mais tu feras ce que je te dirai. Balaam sella son ânesse et partit avec les princes de Moab » (Nombres 22.15-21).

Balaam n’a pas vraiment besoin de consulter l’Éternel puisqu’il connaît déjà sa réponse. Mais par convoitise il cherche un moyen de contourner la volonté de Dieu. Comme il s’obstine, l’Éternel va le prendre à son propre piège.

« L’ânesse de Balaam vit l’ange de l’Éternel et son épée dégainée à la main. Elle se détourna du chemin. Balaam la frappa pour la ramener sur le chemin. L’ange se plaça entre deux murets. L’ânesse le vit, rasa le mur et coinça le pied de Balaam qui recommença à la battre. L’ange vint se poster dans un passage étroit où on ne pouvait l’éviter. L’ânesse vit l’ange et s’affaissa sous son maître. Balaam lui administra une volée de coups. L’ânesse dit alors à Balaam : Que t’ai-je fait pour que tu me battes trois fois ? Parce que tu te moques de moi. Si j’avais une épée, je t’abattrais sur-le-champ ! Ne t’ai-je pas servi de monture depuis toujours ? L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, qui vit l’ange de l’Éternel son épée dégainée. Balaam se prosterna face contre terre » (Nombres 22.23-31).

L’âne voit l’épée que tient l’ange et se détourne, mais le voyant lui ne voit rien jusqu’à ce que Dieu lui ouvre les yeux.

 

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