Les études

21 juin 2022

#10 Suite des paraboles (Luc 15.20-16.9)

Réfléchissant sur lui-même, l’enfant prodigue reconnaît qu’il s’est mis dans une situation sans issue et surtout, qu’il a terriblement offensé son père, alors il prend la ferme résolution de rentrer à la maison et il n’invoquera aucune excuse mais dira : j’ai péché.

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut ému de compassion et courut se jeter à son cou et le serra longuement » (Luc 15.20).

Évidemment le père était aux aguets prêt pour le retour de son enfant. Cette scène est bien plus émouvante que si le père avait exprimé son pardon par des paroles.

« Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. ” Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, mangeons et réjouissons-nous car mon fils qui était mort est revenu à la vie ; il était perdu, et je l’ai retrouvé. Et ils commencèrent à festoyer » (Luc 15.21-24).

L’anneau et les souliers étaient le signe de l’homme libre ; les esclaves allaient nu-pieds. Sans condition et sans délai, le jeune fils est réintégré dans la maison et dans l’amour de son père comme si rien ne s’était passé. Mort et perdu, tel est l’état moral de tout homme sans Dieu. Venir à Dieu c’est venir à la vie et trouver sa destination éternelle.

« Pendant ce temps, le fils aîné travaillait aux champs. De retour, il entendit de la musique. Il demanda à l’un des serviteurs ce qui se passait. « Ton frère est de retour et ton père a tué le veau gras en son honneur. » Alors le fils aîné se mit en colère et refusa d’entrer. Son père sortit et le pria d’entrer. Mais il répondit : « Cela fait des années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et pas une fois tu m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils qui a mangé ta fortune revient, pour lui, tu as tué le veau gras ! » (Luc 15.25-30).

Ce fils aîné, propre juste, représente les chefs religieux mécontents. Il se vante d’avoir obéi à la lettre à son père sans se voir offrir une récompense. L’ironie de la situation est que le plus jeune fils qui voulait revenir comme un serviteur est accueilli comme un fils, mais l’aîné qui a toujours été un fils, se comporte comme un journalier servile qui œuvre pour un salaire.

Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi, mais il fallait bien fêter le retour de ton frère qui est revenu à la vie et retrouvé (Luc 15.31-32).

L’héritage des biens du père est assuré au frère aîné. Telle est la position du peuple élu mais, imbus de leur propre justice pharisaïque, ils n’ont pas su jouir de leurs privilèges et ont méprisé les païens repentants. Mais en présence de pécheurs qui reconnaissent leur culpabilité Jésus exprime la joie avec laquelle Dieu est prêt à les accueillir. Cette parabole finit en queue de poisson car on ne sait pas ce que le fils aîné fera. C’est ainsi que Jésus invite les religieux à se joindre au repas de fête et à s’associer au plan de salut de Dieu.

« Jésus dit encore : Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme gaspillant ses biens » (Luc 16.1).

Dieu est la source et le dispensateur de toutes les richesses et ce gérant c’est vous et moi. Les biens que je possède ne m’appartiennent pas, je n’en suis que l’administrateur. Celui qui utilise ses biens en oubliant qui est leur vrai propriétaire, est un escroc qui gaspille ce qui lui a été confié.

« Le maître lui dit : Remet moi les comptes car tu ne pourras plus gérer mes affaires.  Le gérant se dit : Que vais-je faire, travailler à la terre, mendier ? Ah je sais comment faire pour que des gens me reçoivent quand j’aurai perdu ma place » (Luc 16.2-4).

Le gérant ne se laisse pas troubler, il réfléchit, se parle, pèse et rejette diverses solutions, puis tout à coup, il sait comment faire et profiter du temps qui lui reste avant de rendre les comptes.

« Faisant venir les débiteurs de son maître, il dit au premier : « Combien dois-tu ? »  « Quarante hectolitres d’huile ». “ Voici ta facture, écris vingt hectolitres. ” Puis il dit au suivant : “ combien dois-tu ? » « Cinq cents sacs de blé. » « Prends ta facture et écrit quatre cents » (Luc 16.5-7).

Après avoir déjà fraudé son maître, ce gérant véreux mais brillant sait encore comment se tirer d’embarras à ses dépens. La différence de réduction de dette entre ces deux débiteurs montre que le gérant connaît bien leurs circonstances et en tient compte. C’est un petit malin.

« Le maître admira l’habileté de son gérant malhonnête car les gens mondains sont plus avisés à l’égard de leurs semblables que les enfants de lumière » (Luc 16.8).

Le maître reconnaît que son gérant a su comment assurer son avenir en utilisant les richesses qu’il avait à sa portée et qui ne lui appartenaient pas. Ce sont le savoir-faire et l’audace qui sont loués et non pas la fraude. ! En vue de leurs intérêts éternels, les disciples sont bien loin de déployer la même sagacité que les gens du monde dans leurs affaires terrestres.

« Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les demeures éternelles, le jour où vous les perdrez » (Luc 16.9).

Les richesses injustes sont celles que ce gérant a gaspillé, et celles dont il a disposé pour lui-même. Au lieu d’administrer, il en a pris possession. Les richesses accumulées, ou dont on fait étalage, ou qu’on dissipe pour satisfaire une passion deviennent des richesses injustes.

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