Les études

20 juin 2022

#10 Le pain du ciel (Jean 6.38-63)

Dans son discours de la synagogue de Capernaüm du chapitre 6, Jésus affirme 4 fois : « je le ressusciterai au dernier jour ». Connaissez-vous un autre personnage qui a jamais osé faire une telle déclaration ?

Je suis descendu du ciel pour accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé, pour que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. La volonté de mon Père est que quiconque croit au Fils, ait la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Mais les Juifs disaient : N’est-ce pas Jésus, dont nous connaissons le père et la mère ! Comment peut-il dire : “ Je suis le pain descendu du ciel. ” Jésus leur dit : Cessez de murmurer ! Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour (Jean 6.38-42).

Les assistants et surtout ceux qui connaissent la famille de Jésus sont offensés par ses paroles et murmurent. Mais le Seigneur ne fait pas marche arrière, au contraire, il enfonce le clou.

Il est écrit dans le recueil des prophètes : Dieu les instruira tous. Ainsi, quiconque écoute la voix du Père et se laisse instruire par lui vient à moi. Personne n’a vu le Père sauf celui qui vient de Dieu. Lui, il a vu le Père. Je vous l’assure : celui qui croit en moi a la vie éternelle, car je suis le pain qui donne la vie (Jean 6.45-48).

Le Fils seul a vu le Père de toute éternité. C’est donc en lui, l’image de Dieu, que les croyants voient Dieu. Ces paroles simples que Jésus répète devraient être partout dans le monde entier sur des affiches et sur les ondes car elles procurent la vie éternelle à ceux qui les acceptent.

Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. Mais ici est le pain qui descend du ciel : celui qui en mange ne mourra pas.  Je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement (Jean 6.49-51).

Voyons les choses en face dit Jésus : la manne n’a pas empêché les ancêtres de mourir dans le désert alors que moi Jésus je suis le pain du ciel qui procure la vie éternelle.

Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est ma chair. Je vous l’assure : si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour (Jean 6.51-54

Jésus introduit une nouvelle idée : « je donnerai ma chair » et il faut bien noter le futur, que c’est un acte à venir alors que jusqu’ici Jésus a parlé au présent. Ce ne peut que désigner sa mort violente qui va répandre son sang. Donner sa chair et son sang « pour que le monde vive » c’est se livrer à la mort pour sauver l’humanité. Par la foi, le croyant meurt avec Jésus et s’approprie sa vie. Paradoxalement, la mort de Jésus est la source de la vie éternelle.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Le Père qui m’a envoyé a la vie en lui-même, et c’est lui qui me fait vivre ; ainsi, celui qui se nourrit de moi vivra lui aussi par moi (Jean 6.56-57).

Après avoir parler de : « manger ma chair et boire mon sang », Jésus se fait plus précis en disant : « celui qui se nourrit de moi ». Il fait référence à sa communion avec le croyant quand il est le centre de sa vie et qu’il domine ses pensées, ses affections, et sa volonté. La source de toute vie est le Père, qui la donne continuellement au Fils, qui la communique à ceux qui croient en lui. Le croyant trouve en Jésus la même vie que celle que Jésus reçoit de son Père.

Ici est le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme la manne que vos ancêtres ont mangée et qui sont morts. Celui qui mange ce pain-ci vivra éternellement (Jean 6.58-59).

Plus tard, l’institution par Jésus de la sainte cène et du baptême seront les symboles de cette communion vivante entre le croyant et Jésus, qui est le sujet de ce discours.

Plusieurs de ses disciples dirent : Ce langage est bien difficile à accepter (Jean 6.60).

Jésus a voulu choquer ses auditeurs pour les sortir de leur torpeur spirituelle. Mais ce qui scandalise certains disciples est d’entendre que leur Maître va souffrir et mourir, pour qu’eux-mêmes puissent s’approprier les fruits de sa mort par une communion mystérieuse avec lui.

Jésus leur dit : C’est l’Esprit qui donne la vie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie (Jean 6.61-63).

Littéralement : « les paroles … sont Esprit et sont vie ». Elles communiquent la vie de l’Esprit. Mais ses paroles comme sa mort, ne sont d’aucune utilité à ceux qui ne croient pas en lui.

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