Les études

16 juin 2022

#08 Les viandes sacrifiés aux idoles (1 Corinthiens 7.36-9.12)

Paul répond à des questions que les Corinthiens lui ont posées dans une lettre.

Si un père pense que son devoir est de marier sa fille, qu’il la marie. Mais le père qui, avec l’accord de sa fille, décide de la garder célibataire, agit bien. Celui qui marie sa fille fait bien et celui qui ne la marie pas fait mieux. Une femme est liée à son mari aussi longtemps qu’il vit. S’il meurt elle est libre de se remarier mais avec un croyant. Cependant, à mon avis, elle sera plus heureuse si elle reste comme elle est et je crois, moi aussi, avoir l’Esprit de Dieu (1Corinthiens 7.36-40).

Par ces derniers mots ironiques, Paul rappelle à ceux qui le critiquent qu’il écrit sous l’inspiration du Saint Esprit et, à cause des temps troublés qui s’annoncent, il rappelle à nouveau la supériorité du célibat sur le mariage.

Je commence le chapitre 8.

Concernant les viandes d’animaux sacrifiés aux idoles, vous prétendez savoir comment vous comporter, mais cette connaissance vous rend orgueilleux alors que l’amour édifie et fait croître, et c’est celui qui aime Dieu qui est connu de lui (1Corinthiens 8.1-3).

L’apôtre a une réaction vive envers certains qui contestent les directives qu’il a données dans la lettre qui ne nous est pas parvenue. Ces personnes scandalisent des frères juifs en dévorant devant eux des viandes d’animaux offerts aux idoles. Ce manque d’amour est un péché qui prouve que leur connaissance est stérile et froide.

Concernant ces viandes, nous savons qu’il n’existe pas d’idoles. Et s’il existe de nombreux êtres célestes ou terrestres qui sont appelés dieux, pour nous il n’y a qu’un seul Dieu : le Père, qui est le Créateur et pour qui nous vivons et un seul Seigneur : Jésus-Christ, par qui tout existe et par qui nous avons le salut et la vie (1Corinthiens 8.4-6).

Les idoles sont nues et vaines car sans réel pouvoir cependant, elles sont manipulées par les démons pour détourner les hommes du Dieu unique et du Sauveur.

Mais ces vérités ne sont pas comprises par tous car certains mangent ces viandes en croyant qu’elles ont été offertes à de vrais dieux et leur conscience faible est culpabilisée. Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu ; en manger ou pas ne change rien. Faites attention à ce que votre liberté ne fasse pas tomber dans le péché ceux à la foi faible. Car si quelqu’un te voit, toi qui a la connaissance, assis dans un temple d’idoles, ne sera-t-il pas encouragé à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Ainsi, à cause de ta liberté, ce croyant faible va courir à sa perte. Et pourtant, c’est un frère pour lequel le Christ est mort ! Si vous blessez ainsi les faibles, vous péchez contre eux et contre le Christ. C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je n’en mangerai pas afin de ne pas être pour lui une occasion de chute (1Corinthiens 8.7-13).

Le même acte peut être moralement neutre pour une personne et un péché pour une autre. Les chrétiens de Corinthe qui prennent les idoles pour des dieux ne doivent pas manger de viande d’animaux qui leur a été sacrifié. Paul demande donc aux croyants affermis dans la foi de renoncer à leur droit de manger de telles viandes devant des frères faibles dans la foi afin de ne pas les encourager à faire de même et violer leur conscience.

Je commence le chapitre 9.

Je suis libre et apôtre. J’ai vu Jésus notre Seigneur et vous êtes le fruit de mon œuvre pour le Seigneur, le sceau qui authentifie mon ministère apostolique. N’avons-nous pas le droit de recevoir un salaire pour notre travail et de prendre une sœur pour femme comme Pierre, les autres apôtres et les frères du Seigneur ? Barnabas et moi sommes-nous les seuls à devoir travailler ? Y a-t-il un soldat qui est enrôlé à ses propres frais ? Y a-t-il quelqu’un qui plante une vigne ou qui fait paître un troupeau sans en profiter (1Corinthiens 9.1-7).

Les adversaires de Paul mettent en doute son apostolat parce qu’il n’était pas parmi les Douze choisis par Jésus. Mais les Corinthiens qu’il a amenés à la foi en Christ, est la preuve de son appel par Dieu. Et bien que lui-même ait renoncé au mariage, il en revendique le droit, comme celui de recevoir un soutien financier pour son œuvre missionnaire.

Vous savez que la Loi dit : « Tu n’emmuselleras pas le bœuf pendant qu’il foule le grain » et encore : que celui qui laboure ou qui foule le grain le fasse avec l’espérance d’y avoir part. Ayant semé parmi vous les biens spirituels, est-ce trop demander d’attendre de vous un avantage matériel ? (1Corinthiens 9.8-11).

Le commandement (Deutéronome 25:4) qui énonce un principe de justice et de miséricorde montre comment on peut utiliser la loi de Moïse sans tomber dans le légalisme. L’homme doit apprendre à être reconnaissant, même envers les bêtes qui le servent par leur travail, et à plus forte raison envers son semblable, et combien plus encore, le chrétien envers le serviteur de Dieu qui lui fait connaître les richesses spirituelles.

D’autres jouissent de ce droit sur vous alors que ce devrait être nous, mais nous préférons ne pas user de ce droit et de tout supporter afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile (1Corinthiens 9.12).

Dans la seconde épître, Paul s’insurge contre ces « autres » qui exigeaient une rémunération importante et il les appelle : « des faux apôtres ».

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