Les études

21 juillet 2022

#07 Les quatre chars, les couronnes (Zacharie 6.4-14)

Le cheval rouge représente le sang et la guerre (Esaïe 63.2-3 ; Apocalypse 6.4) ; le noir, la famine et la mort, le moucheté, les épidémies (Esaïe 50.3 ; Jérémie 4.28 ; Apocalypse 6.5-6), et le blanc, la victoire, la joie, la vérité et la justice (Ecclésiaste 9.8 ; Apocalypse 19.11).

Je demandai à l’ange interprète : que représentent ces attelages ? Il me répondit : ce sont les quatre vents des cieux qui viennent de prendre les ordres du Seigneur de toute la terre, et qui maintenant sortent. Le char tiré par les chevaux noirs se dirige vers le nord ; celui tiré par les chevaux blancs, les suit ; les chevaux mouchetés partent vers le sud (Zacharie 6.4-6 ; Psaume 103.20-21 ; 104.4 ; Jérémie 1.14 ; 49.36 ; Apocalypse 7.1).

Les vents sont des bataillons d’anges. Les chevaux noirs partent châtier Babylone et ainsi accomplir des prophéties (Esaïe 13-14 ; Jérémie 50-51 ; Habaquq 2). Les chevaux blancs suivent pour proclamer la victoire de Dieu qui utilise Darius 1er pour détruire Babylone. Les chevaux mouchetés prennent la direction du pays d’Édom, de l’Égypte et de l’Éthiopie, pour un jugement d’avertissement par la guerre, la peste, ou une autre calamité.

Les rouges sortirent et demandèrent à parcourir la terre. L’ange leur dit : allez-y, parcourez la terre ! Et ils s’élancèrent ! (Zacharie 6.7 ; cp Matthieu 25.31-46).

. C’est l’Ange de l’Éternel qui dit aux cavaliers angéliques de juger le reste du monde, hostile à Dieu.

Puis il m’appela pour me dire : c’est fait, ceux qui partent pour le pays du nord ont assouvi ma colère contre le pays du nord (Zacharie 6.8).

L’ange interprète a disparu et l’Ange de l’Éternel s’adresse directement à Zacharie. Le châtiment imminent de Babylone est tellement certain que l’Éternel en parle comme réalisé. Il aura lieu une seconde fois quand la Babylone économique et politique sous la coupe de l’Antichrist sera détruite (Apocalypse 6.1-8 ; 7.1).

L’Éternel me dit : aujourd’hui, va dans la maison de Josias, fils de Sophonie, où viennent d’arriver Heldaï, Tobiya et Yedaeya de Babylone, et prend les dons qu’ils apportent de la part des exilés (Zacharie 6.9-10).

Zacharie vient de voir le jugement des ennemis de son peuple et le rétablissement du sacerdoce et de la royauté par le Messie (Psaume 110.2,4), qui assumera lui-même ces deux fonctions, ce que va confirmer une cérémonie symbolique. La reconstruction du temple a repris depuis cinq mois, quand de l’argent frais arrive. Les colons avaient refusé la participation des Samaritains, par contre ils avaient accepté l’aide des rois perses (Esdras 6.8 ; 7.15), ce qui est juste puisque les Babyloniens ont pillé les trésors des Israélites et qu’ils sont désormais entre les mains des Perses. Après avoir fait un long voyage pénible et périlleux de deux mois, ces trois hommes logent chez Josias, qui est sans doute le trésorier de la colonie juive, et dont le père était second sacrificateur lors de la prise de Jérusalem (2Rois 25.18 ; Jérémie 29.25 ; 37,3).

Avec les dons tu prendras ce qui est nécessaire pour fabriquer des couronnes et tu les poseras sur la tête de Josué, le grand-prêtre (Zacharie 6.11 ; cp Exode 35.21-24 ; Genèse 14.18-20 ; Hébreux 7.11-21).

Cette couronne, emblème de la dignité royale, comporte plusieurs diadèmes. Posée sur la tête du grand-prêtre, elle signifie l’union de la prêtrise et de la royauté, ce qui était aussi préfiguré par Melchisédek. Zorobabel, l’héritier légitime au trône de David, est le grand absent de la cérémonie parce que c’est Jésus qui sera le prochain roi de la lignée de David quand il établira son royaume. Le temps d’une cérémonie, Josué est symboliquement sacré roi pour préfigurer le Messie, qui portera plusieurs diadèmes (Apocalypse 19.12). Mais avant d’être Roi des rois, et d’exercer une souveraineté absolue sur tous les peuples, Jésus a été notre grand-prêtre en s’offrant lui-même sur la croix pour nos péchés (Hébreux 9.11-14, 24).

Tu diras au grand-prêtre Josué : Écoute ce que déclare le Seigneur des armées célestes : un homme dont le nom est Germe, germera de son lieu, et il bâtira l’édifice royal de l’Éternel. C’est lui qui le bâtira, et il sera revêtu de majesté royale. Sur son trône il sera à la fois dominateur et prêtre et les deux fonctions seront en pleine harmonie (Zacharie 6.12-13 ; Esaïe 4.2 ; 53.2, 11-12 ; Jérémie 23.5 ; Hébreux 1.6-10 ; Apocalypse 5.9-10).

Le Messie n’est pas descendu du ciel avec une couronne sur la tête, au contraire, il a eu un très humble commencement dans une mangeoire. Mais un jour, il construira le temple du Millénium. En attendant, l’édifice royal est l’Église de Jésus-Christ, le temple vivant de Dieu (Éphésiens 2.20-22 ; 1Pierre 2.5). Cette prophétie devait encourager les colons, parce que, pour Dieu, il y a un seul temple. L’humble ouvrage que les Juifs construisent est la maison de Dieu tout comme le temple de Salomon et le temple du Millénium.

La couronne sera conservée dans le Temple de l’Éternel en souvenir de Heldaï, de Tobiya, de Yedaeya et de Hen, le fils de Sophonie (Zacharie 6.14 ; cp Matthieu 10.41).

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