Les études

20 juin 2022

#07 Guérisons : le fils d’un officier, un homme paralysé … (Jean 4.43-5.19)

Après un enseignement de seulement deux jours en Samarie, les habitants sont convaincus que Jésus est celui qu’ils attendaient, le Sauveur de tous les hommes.

Jésus repartit de la Samarie pour la Galilée et se rendit à Cana. Or, à Capernaüm vivait un haut fonctionnaire dont le fils était très malade. Il alla trouver Jésus et le supplia de venir guérir son fils mourant (Jean 4.43-47).

Il s’agit d’un officier du roi Hérode Antipas. Ayant épuisé tout ce que le système de santé de l’époque peut offrir et désespéré, il fait 60 km pour aller voir le Seigneur.

Jésus lui dit : À moins de voir des miracles, vous ne croyez pas ? Mais il répondit : Seigneur, viens vite avant que mon petit garçon ne meure (Jean 4.48-49).

Jésus adresse un sévère reproche à tous ceux qui l’entourent. Les miracles sont un préambule à la foi mais inutiles s’ils ne conduisent pas à une foi personnelle en Jésus. Mais l’officier ne se laisse pas rebuter et insiste avec une émotion pleine d’angoisse pour son « petit garçon ».

— Va, lui dit Jésus, rentre chez toi, ton fils est guéri. Il crut Jésus sur parole et repartit. Ses serviteurs vinrent à sa rencontre et dirent : Ton fils va bien ! Hier vers une heure de l’après-midi la fièvre l’a quitté. Le père se souvint que c’était l’heure même où Jésus lui avait dit : “ Ton fils est guéri. ” Dès lors il crut, lui et toute sa maison. Tel est le deuxième miracle que Jésus accomplit en Galilée après son retour de Judée (Jean 4.53-54).

Suite à cela, Jésus retourne à Jérusalem pour la fête de Purim célébrée en mars et qui rappelle la délivrance du peuple juif par la reine Esther et son oncle.

Je commence le chapitre 5.

À Jérusalem, près de la Porte des Brebis, se trouvait une piscine entourée de cinq galeries remplies de toutes sortes de malades qui attendaient le bouillonnement de l’eau, dû à une source intermittente, et le premier qui entrait dans l’eau était guéri (Jean 5.2-4).

Des fouilles commencées en 1888 près de l’église Ste-Anne, ont mis à jour les ruines d’une église sous laquelle se trouve une crypte et les restes d’une vieille fresque représentant un ange en train d’agiter l’eau. Sous la crypte des marches conduisent à la piscine et aux galeries.

Il y avait là un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus lui demanda : Veux-tu être guéri ?  Maître, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau commence à bouillonner. Le temps que je me traîne, un autre arrive avant moi. Lève-toi, prends ta natte et marche. À l’instant même l’homme fut guéri. Il prit sa natte et marchait (Jean 5.5-9).

Par sa question, Jésus veut créer l’espoir et une étincelle de foi chez un homme désespéré, et surtout établir une relation. Sentant la compassion de Jésus, le malade lui ouvre son cœur.

Mais les chefs religieux dirent à l’homme :  C’est le sabbat ! Tu n’as pas le droit de porter cette natte. Mais celui qui m’a guéri m’a dit : “ Prends ta natte et marche. ” Et qui t’a dit ça ? Mais l’homme l’ignorait car Jésus avait disparu dans la foule. Jésus le rencontra dans le Temple. Te voilà guéri ; ne pèche plus pour qu’il ne t’arrive rien de pire. (Jean 5.10-13).

Apparemment, cet homme était infirme à cause d’un péché particulier et s’il persiste, ce sera pire, c’est à dire la perdition.

Il alla annoncer aux chefs religieux que c’était Jésus qui l’avait guéri. Ceux-ci l’accusèrent de violer le sabbat (Jean 5.14-16).

Cet homme veut honorer son bienfaiteur, ignorant qu’il va lui faire du tort. Les teignes religieuses n’ont que faire du miracle ou du malade, ce qui les intéresse est le respect de la lettre de la Loi. Les quatre évangiles attribuent les premières attaques des religieux contre Jésus à de prétendues violations du sabbat (Matthieu 12:1ss, 9ss ; Marc 2.23ss ; 3.1ss ; Luc 6.1ss).

Jésus répondit : Mon Père est à l’œuvre et moi aussi, je suis à l’œuvre. Cette remarque fut une raison de plus pour chercher à le faire mourir, car, non content de violer le sabbat, il appelait Dieu son propre Père se faisant ainsi l’égal de Dieu (Jean 5.17-18).

Les religieux ont très bien compris ce que Jésus veut dire car sous l’Ancienne Alliance, aucun croyant n’appelle Dieu son Père. Comme amener les hommes à la foi est l’œuvre de Dieu, elle n’est jamais interrompue par un sabbat. Pareillement, comme Jésus œuvre en vertu de sa nature divine, il ne viole pas non plus le sabbat. L’une des raisons d’être du sabbat est d’honorer Dieu, ce qui est exactement ce qu’a fait l’homme quand il portait sa natte.

Jésus répondit aux reproches des religieux en disant : Je vous l’assure : le Fils ne fait rien de sa propre initiative mais agit seulement d’après ce qu’il voit faire au Père. Tout ce que fait le Père, le Fils le fait également (Jean 5.19).

Jésus explique qu’il agit toujours en pleine harmonie avec la volonté de son Père. Leur union est parfaite et tous deux œuvrent ensemble, de concert et en unissons. Jésus sait toujours d’avance tout ce que Dieu fait et le fait lui-même. Bien sûr, les détails nous échappent.

mars 04 2024

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