Les études

20 juin 2022

#06 La femme samaritaine (Jean 4.7-40)

Les disciples étant allés à la ville pour acheter de quoi manger, Jésus, épuisé, s’assoit au bord d’un puits. Arrive une Samaritaine.

Jésus lui dit : S’il te plaît, donne-moi à boire un peu d’eau. Quoi ? Tu es Juif et tu me demandes à boire, à moi qui suis Samaritaine ? Jésus lui dit : Si tu savais quel don Dieu veut te faire et qui est celui qui te demande à boire, c’est toi qui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive (Jean 4.7-10).

Non seulement la femme est surprise de voir un rabbin, qu’elle reconnaît à son habillement, mais en plus il lui adresse la parole à elle, une femme, alors que d’habitude les Juifs évitent les Samaritains comme la peste.

Après avoir eu une discussion théologique avec Nicodème, le dessus du panier, Jésus s’adresse à une femme aux petites mœurs. Oui, mais que ce soit Nicodème ou la Samaritaine, l’un et l’autre ont besoin de recevoir le pardon de leurs fautes.

Alors que c’est sans ménagement que Jésus est rentré dans le lard de Nicodème, avec cette femme il est doux et tendre. Selon la loi rabbinique, boire d’un récipient appartenant à un Samaritain rend impur, or c’est exactement ce que Jésus va faire. Puis il passe de l’eau de citerne à l’eau vive, eau de source. Mais elle est l’image de la vie spirituelle et éternelle, une vie qui ne se trouve qu’en Jésus.

Mais tu n’as pas de seau et le puits est profond ! D’où tireras-tu ton eau vive ? Es-tu plus grand que notre ancêtre Jacob auquel nous devons ce puits ? (Jean 4.11-12).

Prise au dépourvu, la Samaritaine se demande quand même qui peut bien être ce Rabbin.

Celui qui boit de cette eau aura de nouveau soif. Mais celui qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Et cette eau deviendra en lui une source intarissable qui jaillira jusque dans la vie éternelle (Jean 4.13-14).

L’eau du puits ne désaltère que pour un temps puis la soif revient. De même, les jouissances terrestres ne peuvent satisfaire les besoins du tréfonds de l’âme. Seul l’Esprit de Dieu étanche cette soif. Et celui qui le possède devient lui-même par son témoignage une source d’eau vive.

— Maître, donne-moi de cette eau pour que je n’aie plus besoin d’en puiser (Jean 4.15).

La vie éternelle que Jésus lui offre l’a impressionnée mais elle associe ce don à la suppression de ses peines présentes. Alors Jésus dirige l’entretien vers sa conscience et la morale.

Va chercher ton mari. Je ne suis pas mariée. C’est vrai mais tu l’as été cinq fois, et l’homme avec lequel tu vis n’est pas ton mari. Maître, tu es un prophète, faut-il adorer sur cette montagne comme nos ancêtres ou à Jérusalem ? Le salut vient du peuple juif et l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père par l’Esprit et en vérité. Dieu est Esprit et il doit être adoré par l’Esprit et en vérité (Jean 4.16-24).

Le culte juif est supérieur parce que c’est de ce peuple qu’est issu le Sauveur, et la vie éternelle ne s’obtient que par lui. Une adoration en esprit est indépendante du lieu, du temps ou de rites. Et elle est vraie car conforme à la nature de Dieu. Mais pour adorer le Père, il faut le connaître et l’aimer comme l’Être infini, éternel, tout-puissant et saint.

La femme lui dit : Je sais qu’un jour le Messie doit venir. Quand il sera venu, il nous expliquera tout. Je suis le Messie, moi qui te parle (Jean 4.25-26).

La Samaritaine attend un Messie prophète et non pas un personnage politique comme les Juifs ce qui permet à Jésus de dire franchement qui il est. C’est la seule fois avant son procès où il affirme clairement être le Messie, et à une femme semi-païenne aux mœurs légères.

Arrivent les disciples, qui sont très étonnés de voir Jésus parler avec une femme. Alors, elle laisse sa cruche, se rend à la ville et déclare autour d’elle : Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Et si c’était le Christ ? Les gens sortirent de la ville pour se rendre auprès de Jésus (Jean 4.27-30).

Les disciples gardent le silence par respect pour leur maître mais ils n’en pensent pas moins, car à cette époque, les rabbins considèrent comme indigne d’instruire une femme et même de lui parler en public. Mais la Samaritaine est convaincue et son témoignage discret est efficace.

Entre-temps, les disciples pressaient Jésus : Maître, mange donc ! Mais il leur dit : Ce qui me nourrit, c’est d’accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé. Vous dites : Encore quatre mois, et c’est la moisson ! Mais regardez ; déjà les épis sont prêts à être moissonnés pour la vie éternelle (Jean 4.31-35).

La moisson ayant lieu en avril et dans quatre mois, nous sommes donc en décembre. Comme Jésus est allé à Jérusalem pour Pâque qui était en avril, son séjour en Judée a duré huit mois.

Jésus parle à ses disciples d’une moisson spirituelle parmi les Samaritains qui accourent à lui.

Celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. D’autres ont travaillé, et vous recueillez le fruit de leur labeur (Jean 4.36-38).

Les prophètes et surtout Jésus sont les semeurs et les disciples sont les moissonneurs. Ils ont part à la joie de la moisson de leur Maître, et à l’avenir ils récolteront les fruits de son travail.

Dans cette bourgade, beaucoup de Samaritains crurent en Jésus à cause du témoignage de la femme. Ils le prièrent de rester et il passa deux jours chez eux. Ils furent encore bien plus nombreux à croire en lui à cause de ses paroles car disaient-ils : nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde (Jean 4.39-42).

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