Les études

20 juin 2022

#06 L’exemple d’Abraham (Romains 3.26-4.15)

La croix a une valeur infinie qui satisfait le Dieu éternel.

« Le sacrifice de Jésus montre la justice de Dieu qui avait laissé impunis les péchés commis dans le temps passé et dans le temps présent et lui permet d’être juste tout en déclarant juste celui qui croit en Jésus » (Romains 3.26).

Le pardon est une espérance aussi vraie que Dieu est trois fois saint parce que le sacrifice de Jésus a pleinement satisfait la justice de Dieu, et la culpabilité de l’homme a été réglée pour tous ceux qui acceptent Jésus comme Sauveur.

« Existe-t-il encore une raison de se vanter ? Bien sûr que non puisque l’homme est justifié par la foi sans aucune œuvre » (Romains 3.27-28).

Aucune orgueilleuse vanterie de ses propres accomplissements n’est possible parce que le seul moyen de devenir juste devant Dieu exclut tout mérite humain. La loi de Moïse avait pour but de montrer aux Juifs leur incapacité de lui obéir dans sa totalité et donc d’exclure tout orgueil, mais les Pharisiens utilisaient la Loi dans le sens inverse, pour se glorifier. Le croyant sauvé par grâce est sans aucun mérite et donc ne peut qu’être humble.

« Dieu est le Dieu des Juifs et des non-Juifs car il n’y a qu’un seul Dieu qui justifie Juifs et non-Juifs par la foi » (Romains 3.29-30).

Dieu n’a pas donné la Loi aux non-Juifs, mais comme il est le Dieu de tous les hommes, il fallait un moyen de devenir juste qui soit accessible à tous les hommes, Juifs et non-Juifs. Ce moyen est le salut par la foi.

« Mais alors est-ce que la Loi est annulée par la foi ? Absolument pas ! Nous confirmons la Loi » (Romains 3.31).

Dans l’Ancien Testament, les Juifs pieux croient que les sacrifices d’animaux couvrent leurs péchés, et les hommes de Dieu attestent la justice par la foi.

Je commence le chapitre 4.

« Abraham par exemple, s’il a été déclaré juste par ses œuvres, il peut se vanter. Mais ce n’est pas le cas car l’Écriture dit : « Abraham a eu confiance en Dieu et à cause de sa foi, Dieu l’a déclaré juste » (Romains 4.1-3).

Paul montre que la justice par la foi n’est pas nouvelle mais qu’elle est déjà le fondement de l’alliance de Dieu avec les patriarches. Il utilise Abraham parce qu’il est l’objet d’une vénération religieuse de la part des Juifs.

Les rabbins enseignaient qu’Abraham avait un surplus de mérites qui était pour les Juifs. L’église catholique a repris cette idée avec la Vierge et les saints mais c’est pur délire.

« Celui qui fournit un travail reçoit un salaire qui n’est pas une faveur car il lui est dû. Mais s’il ne fait pas d’œuvre et place sa confiance en Dieu qui justifie le pécheur, Dieu le déclare juste en vertu de sa foi. David aussi exprime le bonheur de l’homme que Dieu déclare juste sans œuvre pour le mériter. Il dit : « Heureux ceux dont les péchés sont pardonnés. Heureux celui à qui le Seigneur ne fait pas porter son péché » (Romains 4.4-8).

Le religieux qui œuvre pour son salut se place sur le terrain de la propre justice et se lance dans une entreprise impossible. Mais celui qui renonce totalement à gagner le salut et place sa confiance en Jésus-Christ, est déclaré juste en réponse à sa foi. La foi du croyant n’est pas un mérite mais une attitude humble et reconnaissante pour ce que Dieu a fait pour lui.

« Or, Dieu a déclaré Abraham juste avant qu’il ne soit circoncis. Puis Dieu lui donna la circoncision comme signe de la justice qu’il avait obtenue par la foi quand il était encore incirconcis, afin qu’il soit le père de tous les non-Juifs qui croient, et le père des Juifs qui ont la même foi qu’Abraham » (Romains 4.9-12).

Dieu a déclaré Abraham juste sans condition et avant qu’il ne fasse un acte méritoire. Puis il lui a imposé la circoncision comme signe de la purification du cœur. Les vrais enfants d’Abraham sont donc ceux qui ont la même foi que lui, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs.

« Dieu a promis un héritage à Abraham et à sa descendance non parce qu’il avait obéi à la Loi mais parce qu’il était juste par sa foi. Car s’il faut obéir à la Loi pour recevoir l’héritage promis, alors la foi ne sert à rien et la promesse est annulée. La Loi produit la colère de Dieu, mais s’il n’y a pas de Loi à respecter, on ne peut pas la transgresser » (Romains 4.15).

Il y a deux moyens de recevoir les promesses de Dieu : en observant la Loi, ou par la foi. Il faut choisir l’un ou l’autre car ces deux principes s’excluent mutuellement. Comme il est impossible de respecter parfaitement la Loi sans jamais faillir, celui qui choisit cette voie ne recevra jamais rien, et en plus, en se plaçant sous la Loi, il se place automatiquement sous le châtiment de Dieu.

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