Les études

20 juin 2022

#05 Justifiés par la foi et par la grâce (Romains 3.3-25)

Étant donné que la plupart des Juifs refusent de reconnaître en Jésus le Messie, on peut se demander ce que deviennent les promesses que Dieu a faites à ce peuple ?

« Est-ce que l’incrédulité de certains anéantira la fidélité de Dieu ? Bien sûr que non ! Mais que Dieu soit reconnu comme disant la vérité et celui qui s’oppose à lui comme menteur » (Romains 3.3-4).

Le Juif incrédule est appelé « menteur » parce qu’il refuse Jésus, la vérité par définition. Mais ce rejet ne compromet pas les promesses que Dieu a faites à son peuple car selon les prophéties, un jour elles se réaliseront, et alors le Créateur sera prouvé juste en condamnant les incrédules, et fidèle envers ceux qui ont foi en Jésus leur Sauveur.

« Mais si notre injustice contribue à prouver que Dieu est juste, Dieu n’est-il pas injuste quand il déchaîne sa colère ? Évidemment pas, sinon comment Dieu pourrait-il juger le monde ? Et si mon mensonge fait d’autant mieux éclater la vérité de Dieu et contribue ainsi à sa gloire, pourquoi suis-je déclaré pécheur ? Et pourquoi ne pas faire le mal pour qu’il en sorte le bien ? Ceux qui pensent ainsi méritent bien d’être condamnés » (Romains 3.5-8).

Bien que le mal que fait l’homme mette en valeur la justice de Dieu et contribue à le glorifier, le pécheur porte l’entière responsabilité de sa faute et Dieu a parfaitement le droit de le punir.

« Les Juifs ont-ils une supériorité sur les non-Juifs ? Pas à tous égards car nous savons que tous les hommes, Juifs ou non, sont également coupables » (Romains 3.9).

Les avantages que Dieu a conférés aux Juifs par grâce ne leur procurent aucun mérite, car comme les non-Juifs, ils sont coupables et dignes de condamnation, parce que tous ont violé la loi de Dieu, qu’ils connaissent à des degrés divers.

« L’Écriture le dit : Il n’y a pas de juste, pas même un seul » (Romains 3.10).

Paul fait suivre cette déclaration d’une série de 6 autres sentences tirées des Psaumes (14.1-3 ; 140.4 ; 10.7) et de Ésaïe (59.7-8) et qui constituent un réquisitoire sur l’universalité et la profondeur de la déchéance humaine. Puis Paul conclut en disant :

« Il s’en suit que personne n’a rien à répliquer parce que tous les hommes sont coupables devant Dieu. C’est pourquoi, nul ne sera déclaré juste devant Dieu parce qu’il accomplit les œuvres de la Loi car elle donne seulement la connaissance du péché » (Romains 3.19-20 ; Cp Psaumes 36.2).

Ayant déjà réglé le sort des non-Juifs, Paul s’adresse plus particulièrement aux Juifs à qui la Loi enseigne que tous les hommes sont corrompus afin qu’eux aussi se reconnaissent coupables. Puis Paul ajoute un dernier argument pour réduire au silence les Juifs qui croient pouvoir acquérir des mérites aux yeux de Dieu. En effet, aucun homme n’est capable de réaliser l’idéal moral de la Loi et le légalisme ne fait que développer en lui l’orgueil et la propre justice. L’objectif principal de la loi de Moïse est de donner aux Juifs la connaissance et la gravité de leurs péchés.

« Mais maintenant, sans la Loi, Dieu a révélé comment devenir juste devant lui, comme le témoignent la Loi et les prophètes. Dieu déclare juste, tous les hommes qui ont la foi en Jésus-Christ, sans distinction de race » (Romains 3.21-22).

La Loi Juive ne joue aucun rôle dans le salut qu’on reçoit gratuitement et uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en lui faisant confiance que Juifs et non-Juifs deviennent justes devant Dieu. Cette foi devient ma justice parce qu’elle me procure tout ce que Christ possède.

« Tous ont péché et sont privés de la glorieuse présence de Dieu mais ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3.23-24).

Il n’y a aucune différence entre les hommes parce que tous sont pécheurs et dépourvus de tout moyen de salut. Tout comme il n’y a pas de différence quant au péché, il n’y en a pas non plus quant au moyen de devenir juste. C’est ici le point capital de cette épître et de toute l’Écriture et c’est ici que vient périr le mérite des œuvres et toute la gloire de l’homme. Le croyant est déclaré juste sans que rien ne soit requis de lui pour le mériter car en Jésus-Christ, tout est accompli. Pour que l’homme condamné obtienne une justice digne de Dieu, il faut qu’elle lui vienne de Dieu même, et lui soit donnée gratuitement sans condition. Sa condamnation est alors abolie et remplacée par une justice capable de supporter les regards du Dieu trois fois saint. Cet acte de grâce réconcilie le croyant avec Dieu et le place dans un rapport intime avec lui. Il devient « enfant de Dieu, fils de Dieu, héritier de Dieu et cohéritier de Christ »

« C’est Jésus-Christ que Dieu a offert comme une victime propitiatoire, qui expie les péchés, pour ceux qui croient en son sang » (Romains 3.25).

Je suis déclaré juste gratuitement mais ma justice a nécessité une œuvre considérable, dont Dieu est l’unique architecte. Le sacrifice de Jésus est propitiatoire, ce qui veut dire qu’il apaise la colère de Dieu. Mais cette grâce est seulement pour ceux, qui par la foi, s’approprient personnellement le sacrifice de Jésus-Christ.

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