Les études

21 juin 2022

#05 Les soixante-dix responsables (Nombres 10.29-12.1)

Dieu conduira Israël à bon port, mais Moïse a le sens pratique bien aiguisé.

« Il dit à son beau-frère : Nous partons pour la Terre promise. Viens avec nous et tu seras béni. Non, je préfère retourner dans mon pays. Moïse insista : Ne nous quitte pas, je te prie car tu connais bien ce désert et tu nous serviras de guide. Si tu nous accompagnes, tu participeras au bonheur que l’Éternel va nous accorder » (Nombres 10.29-32).

La nuée conduit le peuple et lui indique où s’arrêter, mais l’expérience du beau-frère, sa connaissance du désert, des mœurs et de la langue des bédouins vont être précieuses dans cette terre inconnue où il faudra trouver son chemin et de l’eau dans les expéditions parallèles.   Le beau-frère s’est laissé convaincre puisqu’on trouve sa famille dans le sud de Juda.

« Les Israélites partirent et marchèrent durant trois jours » (Nombres 10.33).

Le peuple s’arrête uniquement pour manger et pour dormir à la belle étoile. Mais la fatigue, les enfants grincheux et l’inconfort font qu’il faut blâmer quelqu’un et le chapitre 11 raconte la première complainte du désert depuis le départ du Sinaï.

« Le peuple adressa alors d’amères plaintes à l’Éternel qui se fâcha, déchaîna la foudre, et le feu dévorait déjà une extrémité du camp » (Nombres 11.1).

Depuis la conclusion de l’alliance de la Loi, Dieu ne passe plus l’éponge comme auparavant.

« Le peuple implora alors Moïse qui pria l’Éternel, et le feu s’arrêta » (Nombres 11.2).

Ce cycle : plaintes, jugement, supplication du peuple, prière de Moïse, arrêt du châtiment va se répéter tout au long de la marche dans le désert.

« Le ramassis d’étrangers fut pris de convoitises et même les Israélites recommencèrent à pleurer disant : Ah ! Si seulement on avait de la viande ! Comme nous regrettons le poisson d’Égypte, les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail ! Privés de tout, nous dépérissons. Rien que de la manne, toujours de la manne ! » (Nombres 11.4-6).

La manne était un aliment complet et le peuple était en excellente santé, mais à les entendre, on croirait qu’ils ont été chassés du paradis terrestre. Ce sont les Égyptiens et les descendants de mariages mixtes qui prennent leur violon et entonnent l’air « pauvres de nous », auquel les Israélites répondent par la complainte du désert. De toute façon, les troupeaux n’auraient pas suffit à nourrir tout le peuple et puis ils étaient réservés aux sacrifices. Alors les voilà qui chantent le blues et pleurent à chaudes larmes. La révolte gronde.

« L’Éternel fut très en colère. Moïse lui dit : Comment peux-tu m’imposer cette charge ? Où trouverai-je de la viande pour tous ces gens. Je ne peux pas porter la responsabilité de ce peuple à moi seul. Prends ma vie et que je ne vois plus mon malheur » (Nombres 11.10-14).

L’heure est grave. Moïse est amer et sa plainte est hardie mais justifiée. Il est à bout de force, il se sent pris entre le marteau et l’enclume, il déprime, écrasé par sa tâche de médiateur.

« L’Éternel lui répondit : Rassemble soixante-dix responsables chefs du peuple, et amène-les devant le tabernacle. Je leur donnerai de l’Esprit qui est sur toi pour qu’ils portent avec toi la charge du peuple » (Nombres 11.14-17).

Dieu décide de donner à Moïse des chefs capables qui le soutiendront dans ses décisions.

« Tu diras au peuple : Purifiez-vous, demain vous mangerez de la viande et pas un seul jour, mais durant tout un mois jusqu’à ce que vous en ayez la nausée » (Nombres 11.18-20).

Dieu condescend à la demande du peuple mais le menace ; il aura de la viande certes, mais jusqu’à en être dégoûté. Moïse ne voit pas d’où cette viande va venir pour nourrir plus de deux millions de personnes mais Dieu lui répond :

« Tu verras sans tarder si, oui ou non, ma parole se réalise devant toi » (Nombres 11.21-23).

« Moïse rapporta au peuple les paroles de l’Éternel, puis il rassembla soixante-dix hommes. L’Éternel prit de l’Esprit qui reposait sur lui et le leur donna. Ils se mirent alors à parler comme des prophètes. Un vent entraîna des cailles et les fit s’abattre autour du camp. Elles recouvraient le sol jusqu’à un mètre de hauteur. Le peuple fut debout toute cette journée et toute la nuit, et encore le lendemain, pour ramasser les cailles. Personne n’en prit moins d’une tonne. Ils les étalèrent tout autour du camp » (Nombres 11.24-25, 31-32).

Il y a assez de cailles pour se nourrir pendant un mois, alors pour les conserver, le peuple les fait sécher au soleil.

« Ils avaient encore la viande à la bouche quand l’Éternel les frappa d’une grave épidémie et on enterra beaucoup de gens qui avaient cédé à la convoitise » (Nombres 11.33-34).

Tout le peuple a tenté Dieu, c’est-à-dire forcé sa main, mais ce sont les meneurs, ceux qui ont entraîné les autres qui se retrouvent six pieds sous terre. Suite à ce triste épisode : « le peuple se mit en marche pour Hatséroth, où il s’installa » dit le texte.

Les rébellions ne font que commencer car le chapitre 11 en rapporte une autre, mais ce sont le frère et la sœur de Moïse qui s’attaquent à lui.

« Myriam et Aaron critiquèrent Moïse parce qu’il avait épousé une Kouchite » (Nombres 12.1).

C’était probablement la seconde épouse de Moïse suite au décès de Séphora sa première femme. Ce peuple habitait la péninsule arabique.

Comme si Moïse n’avait pas assez d’ennuis, voilà que maintenant, au lieu de trouver du soutien dans sa famille, il va devoir se défendre contre elle.

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