Les études

21 juin 2022

#05 Les esclaves, les meurtriers et les villes de refuge (Deutéronome 15.1-19.13)

Le problème insoluble d’un paupérisme permanent est adressé et réglé par la loi de Moïse.

Je commence le chapitre 15.

« Tous les sept ans, tout créancier remettra la dette contractée envers lui par son compatriote » (Deutéronome 15.1-2).

Tous les sept ans, les Israélites et les étrangers établis en Israël voient leurs dettes épongées.

« Si l’un de tes compatriotes hébreux se vend à toi comme esclave, il te servira six ans mais la septième année, tu lui rendras la liberté et tu lui donneras du petit bétail, du blé et du vin » (Deutéronome 15.12-14).

La remise en liberté d’un esclave a déjà été ordonnée, mais ici Moïse ajoute que le maître doit remplir le chariot de son ancien serviteur. Je lis maintenant dans le chapitre 16.

« Dans toutes vos villes, vous instituerez des juges et des magistrats dans vos tribus, ils jugeront le peuple et ils suivront ponctuellement la justice » (Deutéronome 16.18-20).

Une fois que le peuple sera dispersé dans le pays promis, il faudra établir des magistrats dans toutes les villes ainsi qu’un tribunal supérieur pour trancher les questions de droit difficiles.

Je commence le chapitre 17.

« Si quelqu’un rend un culte à d’autres dieux et si, après enquête, une abomination a été commise en Israël, vous exécuterez le coupable aux portes de la ville. Mais c’est seulement sur la déposition de deux ou de trois témoins qu’on le mettra à mort. Les témoins seront les premiers à lui jeter des pierres. Tu ôteras ainsi le mal » (Deutéronome 17.1-7).

Les condamnations ne sont pas arbitraires car une enquête minutieuse doit être menée.

« S’il se présente une affaire de meurtre, de litige, de coups et blessures trop difficile au tribunal local de traiter, vous consulterez les juges au lieu que l’Éternel aura choisi et ils rendront pour vous leur verdict » (Deutéronome 17.8-12).

On retrouve ici les trois domaines : criminel, civil et correctionnel. À Jérusalem siégeaient des tribunaux d’instance de premier ordre, de second ordre, et le tribunal suprême.

« Quand vous serez installés dans le pays promis, si vous désirez un roi, vous établirez un de vos compatriotes, celui que l’Éternel choisira » (Deutéronome 17.14-15).

La royauté est un palliatif par rapport à l’état idéal mais elle est prévue et acceptée par Dieu pour combler le déficit spirituel de son peuple, et il saura en tirer parti pour son bien.

« Ce roi ne devra pas avoir une importante cavalerie. Qu’il ne prenne pas un grand nombre de femmes. Qu’il n’amasse pas non plus de grandes richesses » (Deutéronome 17.16-17).

Le roi ne devra pas rechercher la puissance militaire, ou politique par un harem important qui comprendra forcément des étrangères idolâtres, ni baigner dans un luxe obscène.

« Il écrira une copie de cette Loi qu’il lira tous les jours de sa vie afin qu’il apprenne à révérer l’Éternel en obéissant à toute cette Loi. Ainsi, il ne s’enorgueillira pas et s’assurera, ainsi qu’à ses descendants, un long règne sur le trône d’Israël » (Deutéronome 17.18-20).

Contrairement aux despotes orientaux, au-dessus du roi d’Israël existe une Loi supérieure qui devra le guider dans l’exercice de son gouvernement.

Je commence le chapitre 18.

« Voici ce qui revient de droit aux prêtres : l’épaule, les joues et l’estomac des bœufs et des moutons, les premiers produits du sol en blé, vin nouveau et huile et la première laine que vous tondrez sur vos moutons » (Deutéronome 18.3-5).

Les Israélites doivent pourvoir aux besoins de ceux qui sont chargés du service du culte.

« Quand vous serez entrés dans le pays que l’Éternel vous donne, que nul ne s’adonne aux pratiques occultes comme le font les peuples que le Seigneur a en abomination et que vous allez déposséder. L’Éternel suscitera pour vous un prophète comme moi : écoutez-le. Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur transmettra tout ce que je lui ordonnerai » (Deutéronome 18.9-19).

Jusque-là, Moïse a interprété la volonté de Dieu à son peuple. Plus tard, cette charge sera assurée par un prophète. Cette annonce très importante ouvre la porte à la révélation de Dieu.

« Mais si un prophète a l’audace de dire en mon nom une parole dont je ne l’ai pas chargé, ou s’il parle au nom d’autres divinités, il sera mis à mort. Si la parole d’un prophète reste sans effet, c’est que son message ne vient pas de l’Éternel » (Deutéronome 18.20-22).

Les prédictions des vrais prophètes de Dieu se réalisent toujours. Nous arrivons maintenant au chapitre 19 qui répète l’établissement des villes de refuges dans lesquelles celui qui est coupable d’un homicide involontaire peut se réfugier pour échapper au vengeur de sang.

« Mais si un homme animé de haine contre son prochain, le frappe mortellement, il sera mis à mort. Vous purifierez Israël du sang innocent qui a été versé » (Deutéronome 19.11-13).

Le sang innocent souille le pays aussi longtemps qu’il n’est pas lavé par le sang du meurtrier. Soit dit en passant que cela n’a pas changé car le commandement de Dieu de mettre à mort les meurtriers se trouve dans le chapitre 9 de la Genèse et donc précède la loi de Moïse.

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