Les études

21 juin 2022

#05 Jésus est tenté par Satan (Luc 4.5-5.11)

La tentation de Jésus a pour but de prouver sa perfection et donc sa qualification pour devenir le Sauveur du monde. Après avoir incité Jésus à changer une pierre en pain, le diable lui montre tous les royaumes du monde et lui dit :

« Je te donnerai la domination universelle et la gloire de ces royaumes qui ont été remis entre mes mains si tu te prosternes devant moi. Jésus répondit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Luc 4.5-8).

Luc seul écrit que Satan dit que le monde lui appartient et qu’il a demandé à Jésus de se prosterner devant lui comme condition pour devenir le nouveau maître du monde. Le diable ne bluffait pas car lorsque Adam et Ève lui ont obéi, ils lui ont donné le droit d’être « le prince de ce monde » comme Jésus lui-même le nomme (Jean 14 :30).

« Lorsque le diable eut achevé de soumettre Jésus à toutes sortes de tentations, il s’éloigna de lui jusqu’au moment propice » (Luc 4.13).

C’est avec brio que Jésus sort victorieux de l’épreuve du feu et sa victoire a des conséquences immenses pour son œuvre, et l’humanité qu’il est venu délivrer de la puissance des ténèbres.

« Jésus, rempli de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée et aussi à Nazareth. Il entra dans la synagogue le jour du sabbat. On lui présenta le rouleau du prophète Ésaïe. Il trouva le passage où il est écrit : « L’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables … apporter la délivrance aux captifs et proclamer l’année de grâce du Seigneur ».  Aujourd’hui même, dit-il, cette prophétie est devenue réalité. Le message de grâce qu’il leur présentait les étonnait beaucoup. Aussi disaient-ils : N’est-il pas le fils de Joseph ? » (Luc 4.14-22).

Maître enseignant populaire, il est normal qu’on accorde la parole à Jésus. Il lit une prophétie mais s’arrête au milieu d’une phrase, omettant : « Et un jour de vengeance de notre Dieu », parce que la suite concerne sa seconde venue sur terre quand il reviendra avec puissance.

Ici, Jésus déclare qu’il est l’envoyé de Dieu venu pour « proclamer la grâce du Seigneur » et la délivrance, c’est à dire le pardon des fautes. Mais ses auditeurs sont choqués et se disent : « mais pour qui se prend-il, celui-là ? ».

« Vous allez me dire : « On nous a parlé de ce que tu as accompli à Capernaüm. Fais-en donc autant ici, dans ta ville ! » Mais je vous l’assure : aucun prophète n’est bien accueilli dans sa patrie. Je vous l’assure : il y avait des veuves en Israël lorsqu’il y eut une grande famine, cependant Elie ne fut envoyé que vers une femme dans le pays de Sidon. Il y avait aussi des lépreux en Israël du temps d’Élisée, mais aucun ne fut guéri, sauf Naaman le Syrien » (Luc 4.23-27).

Les habitants ne peuvent pas supporter l’idée que cet homme de condition humble puisse leur être supérieur. Alors ils le mettent en demeure de faire un miracle. Mais Jésus n’en fera pas à cause de leur incrédulité, ce qu’il explique en rappelant que jadis, Dieu était venu en aide à deux non-Juifs plutôt qu’aux Israélites. Dieu ne doit rien à personne et celui qui prétend avoir droit à sa faveur se rend indigne de sa grâce.

« En entendant ces paroles, ils se mirent en colère et entraînèrent Jésus au sommet de la colline afin de le jeter dans le vide. Mais il passa au milieu d’eux et s’en alla » (Luc 4.28-30).

Orgueilleux, ils ne supportent pas l’idée que des païens soient l’objet de la grâce de Dieu.

« Il se rendit à Capernaüm et y enseignait les jours de sabbat. Au coucher du soleil, on lui amena tous les malades. Il posa ses mains sur chacun d’eux et les guérit » (Luc 4.31, 40).

Moi je n’aurais pas attendu la fin du sabbat pour me faire guérir. Luc est le seul à préciser que Jésus imposait les mains pour guérir, ce qui était certainement un geste de compassion. Il est difficile de se représenter la scène et la fatigue que Jésus ressent à déployer tant d’énergie car sa puissance émanait de sa personne. Les guérisons prouvaient la nature divine de Jésus, mais le fer de lance de son ministère était l’enseignement : où règnent les ténèbres, il annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu, un royaume de vérité, de justice et de paix, où tous sont invités à entrer.

Je commence le chapitre 5.

« Un jour, Jésus monta dans la barque qui appartenait à Simon. Il lui demande de s’éloigner un peu du rivage puis il se mit à enseigner la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : Va en eau profonde, puis vous jetterez vos filets. Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre, mais puisque tu me le demandes, je jetterai les filets » (Luc 5.1-5).

Jésus avait déjà demandé aux frères Simon et André, Jacques et Jean de le suivre (Matthieu 4.18-19) mais ces quatre associés sont toujours à la pêche.

« Ils les jetèrent et prirent tant de poissons que les filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de venir et ils remplirent les deux barques au point qu’elles s’enfonçaient. Alors Simon Pierre se jeta aux pieds de Jésus et dit : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » « Ne crains pas. À partir de maintenant, tu seras pêcheur d’hommes. » De retour au rivage, ils laissèrent tout et suivirent Jésus » (Luc 5.6-11).

Pierre voit dans cette pêche miraculeuse une manifestation de la présence et puissance de Dieu qui fait un contraste douloureux avec sa conscience d’homme pécheur.

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