Les études

21 juin 2022

#04 Jean-Baptiste annonce celui qui vient (Luc 2.43-3.23)

À l’âge de 12 ans, Jésus se rend à Jérusalem avec ses parents pour la Pâque.

« La fête terminée, ils prirent le chemin du retour, mais Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Ils pensaient qu’il était avec leurs compagnons de voyage et firent une journée de marche. Puis après l’avoir cherché et ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem » (Luc 2.43-45).

À cette époque, on voyage en caravane pour se protéger des bandits et des bêtes sauvages. Au moment du départ, ceux qui vont en Galilée se rassemblent avant de se mettre en route. C’est le soir, quand chaque famille se réunit pour la nuit, que l’absence de Jésus est remarquée.

« Ils le trouvèrent dans le Temple avec les docteurs de la Loi. Tous s’émerveillaient de son intelligence et de ses réponses. Ses parents furent très étonnés et sa mère lui dit : Nous étions très inquiets et t’avons cherché partout. Pourquoi m’avez-vous cherché ? Ne saviez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ? Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait » (Luc 2.46-50).

Marie est étonnée parce que c’est la première fois que Jésus agit de la sorte. Il est évidemment conscient de son origine divine car il appelle Dieu « mon Père » et, soit dit en passant, il n’a jamais dit « notre Père ». On voit que son intimité avec Dieu passe avant tout. S’occuper des affaires de son Père est une nécessité morale mais Marie a du mal à accepter cette évolution.

« Il repartit donc avec eux à Nazareth et leur était entièrement soumis. Sa mère gardait dans son cœur tout ce qui s’était passé. Jésus grandissait en sagesse et en grâce devant Dieu et les hommes » (Luc 2.51-52).

Jésus vit son adolescence consacrée à son Père céleste. Mais même si son cœur est attaché au temple, le devoir lui dicte l’obéissance à ses parents. Comme tout autre enfant, sa croissance se poursuit dans tous les domaines, mais son évolution est en parfaite harmonie avec Dieu et les hommes.

Je commence le chapitre 3.

« La quinzième année de l’empereur Tibère (14-37), Ponce Pilate gouverne la Judée (26-36), et Hérode règne sur la Galilée (-4-39). Anne et Caïphe sont grands-prêtres. Cette année-là, Dieu confie son message à Jean, fils de Zacharie » (Luc 3.1-2).

En bon historien, Luc situe son récit par rapport à l’histoire profane. Nous sommes en l’an 28 ou 29. Pilate méprise les Juifs et en a tué beaucoup. En l’an 15 il destitue Anne et le remplace par son gendre Caïphe mais pour les Juifs, leur grand-prêtre est Anne.

« Jean parcourait la région du Jourdain et appelait les gens à se repentir en se faisant baptiser afin de recevoir le pardon de leurs péchés » (Luc 3.3).

Négligé, vêtu de poils de chameau, se nourrissant de miel sauvage et de sauterelles, Jean est un personnage pittoresque. Il prépare la venue du Messie en appelant les Juifs à reconnaître leurs manquements face à la loi de Moïse.

« Ainsi s’accomplit ce qui est écrit par le prophète Ésaïe : Quelqu’un crie dans le désert : Préparez le chemin pour le Seigneur… et tous verront le salut de Dieu. Les foules lui demandent alors : Que devons-nous faire ?  Si quelqu’un a deux tuniques, qu’il en donne une. S’il a de quoi manger, qu’il partage avec celui qui n’a rien » (Luc 3.4-6,10-14).

Ces exhortations de Jean font partie des exigences de la Loi et sont des preuves de repentance.

« Des collecteurs d’impôts et des soldats demandaient :  que devons-nous faire ? N’extorquez personne et contentez-vous de votre salaire » (Luc 3.12-14).

Jean renvoie ses auditeurs à la loi morale car c’est elle qui éveille le sentiment du péché et le besoin de la grâce de Dieu qui pardonne gratuitement.

« Le peuple se demandait si Jean n’était pas le Messie, mais il leur dit : Moi je vous baptise d’eau. Mais quelqu’un vient plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne de dénouer ses sandales. Lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit et le feu » (Luc 3.15-17).

Jean met les points sur les i. Il n’est pas le Messie mais son précurseur. Il prêche l’évangile car le baptême de l’Esprit est la nouvelle naissance et le baptême de feu est le jugement.

« Le peuple venait vers Jean pour se faire baptiser. Jésus fut aussi baptisé. Jésus avait environ trente ans quand il commença son ministère » (Luc 3.21-23).

Le reste du chapitre est une généalogie de 76 noms. Luc commence par Joseph, le père légal de Jésus, puis il cite Héli, père de Marie, et continue avec les ancêtres de Marie jusqu’à Nathan, un fils du roi David. Puis il remonte de David à Adam.

Matthieu part d’Abraham et descend jusqu’à Joseph en passant par Salomon, un autre fils de David. Ces deux lignées de David aboutissent à Joseph et Marie et à Jésus.

Nous arrivons au chapitre 4 qui raconte comment Jésus a fait ses premières armes. Matthieu et Marc racontent aussi la tentation de Jésus, un combat des chefs qui a duré 40 jours. D’un côté, Dieu fait homme, et de l’autre, Satan qui a déjà vaincu Adam et Ève. Maintenant, il s’attaque à Jésus parce qu’il est notre champion, celui qui va livrer bataille pour nous, en résistant aux assauts du diable. Jésus doit passer par l’épreuve du feu et traverser le champ de mines qu’a planté l’adversaire.

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