Les études

06 juillet 2022

#04 Silence devant l’Éternel (Habaquq 2.18-3.10)

Les Chaldéens étaient assoiffés de sang et détruisaient tout, villes, animaux, arbres et plantations.

À quoi sert une idole taillée par l’artisan ou une statue de métal fondu qui n’est que mensonges ? Car l’œuvre fabriquée n’est qu’une image muette. Oui, malheur à qui dit à un morceau de bois : “ lève-toi ! ”, à la pierre muette : “ réveille-toi ! ” Peuvent-ils enseigner ? Ils sont plaqués d’or et d’argent, mais il n’y a en eux aucun souffle de vie (Habaquq 2.18-19 ; cp Psaume 115.3-8 ; Esaïe 40.19-20 ; 41.24 ; 44.9-20 ; Jérémie 2.11).

La plupart des religions foisonnent d’idoles et de fausses croyances qui sont à l’opposé du Dieu de vérité.

L’Éternel, lui, se tient dans son saint Temple. Que le monde entier fasse silence devant lui ! (Habaquq 2.20 ; cp Psaume 11.4 ; Esaïe 66.1).

Dans le sanctuaire céleste, l’Éternel est sur son trône. Les êtres humains lui doivent crainte et adoration car Il se prépare à juger les puissances terrestres qui se sont dressées contre lui.

Prière d’Habaquq chantée et accompagnée d’instruments. Ô Éternel, j’ai entendu ce que tu viens de proclamer et je suis effrayé. Fais revivre ce que tu as fait dans les années passées et fais le connaître ! Dans ta colère rappelle-toi d’avoir pitié ! (Habaquq 3.1-2).

Habaquq est terrorisé parce qu’il comprend que la colère de l’Éternel va se manifester contre Juda et que son châtiment sera terrible. Alors que l’avenir s’annonce sombre, il voudrait voir des délivrances similaires à celles que, dans sa miséricorde, l’Éternel a accordées à son peuple dans le passé.

De Témân et de Paran, Dieu arrive. Le Saint vient des montagnes du pays de Paran. Séla. Sa majesté voile les cieux, et la terre est pleine de sa gloire (Habaquq 3.3).

Témân est dans le sud-est du pays d’Édom et Paran au sud de Juda. Ces deux régions montagneuses sont en face l’une de l’autre et séparées par une gorge profonde. Habaquq reçoit une vision de l’Éternel dont la majesté obscurcit tous les astres célestes. Séla, qui signifie élévation, ne se trouve que dans les psaumes (71 fois) et dans Habaquq. Ce signe indique un bref arrêt de la récitation chantée tandis que les instruments de musique redoublent d’intensité. Puis la récitation reprend.

L’éclat de Dieu est comme la lumière du soleil ; des rayons jaillissent de ses mains, c’est là que se cache sa force. La mort le précède et la calamité marche à ses pieds (Habaquq 3.4-5 ; cp Exode 7.14-11.10 ; 24.17 ; Nombres 11.33 ; 14.37 ; Lévitique 26.25 ; Psaume 18.11-12 ; 104.2).

Dieu utilise les ténèbres ou une lumière éblouissante pour se cacher, mais elles manifestent également sa majesté, puis il déploie sa puissance en se vengeant de ses ennemis par la peste et la terre brûlée.

Dieu s’arrête et fait trembler la terre. Il regarde et secoue les nations ; les montagnes et les collines antiques sont disloquées et s’effondrent. Ses voies sont toujours les mêmes (Habaquq 3.6 ; cp Exode 19.18 ; Juges 5.5).

Quand Dieu exerce ses jugements, sa présence ou son regard suffit à remplir d’effroi et à détruire. Les païens considèrent les montagnes comme les fondations du monde mais Habaquq les voit disparaître.

Je vois les tentes de l’Éthiopie et de Madian épouvantées (Habaquq 3.7 ; cp Ezéchiel 38.18-23).

Les Éthiopiens sont à l’ouest du golfe d’Aqaba et les Madianites à l’est. Alors que l’Éternel arrive pour exercer ses jugements, il fait trembler les peuples devant lui, comme lorsque les Hébreux ont conquis la Terre promise. Cette même scène de jugement apparaît dans la prophétie d’Ézéchiel sur la fin des temps.

Est-ce contre les fleuves et contre la mer que l’Éternel est en colère, pour que tu arrives, monté sur tes chevaux et sur tes chars victorieux ? (Habaquq 3.8).

Habaquq s’adresse directement à l’Éternel qui s’est rapproché de lui et qui se présente sous l’aspect d’un guerrier armé, prêt au combat, et devant lequel même la nature tremble. L’effet que Dieu a produit sur les montagnes se communique au Nil, à ses affluents et à la Méditerranée. Ce n’est évidemment pas contre les éléments naturels que Dieu est furieux, mais contre les Chaldéens, ennemis de son peuple.

Ton arc est mis à nu. Les malédictions sont les flèches de Celui qui parle. Pause. Tu crevasses la terre pour livrer le passage aux fleuves. Les montagnes t’ont vu et tremblent. Des trombes d’eau s’abattent. L’abîme mugit, lançant d’immenses vagues (Habaquq 3.9-10 ; cp Exode 15.3 ; Apocalypse 6.2 ; Genèse 7.11-12 ; Psaume 77.16-19).

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