Les études

06 juillet 2022

#04 Malheur à Ninive, à Jérusalem (Sophonie 2.12-3.7)

Au début du Millénium, Israël s’élargira au-delà du territoire promis à Abraham. Comme les nations païennes et leurs faux dieux auront alors disparu, les hommes vénéreront le Messie seul.

Vous aussi, Éthiopiens, vous serez transpercés par mon épée (Sophonie 2 .12 ; cp Ezéchiel 30.4, 5, 9 ; Actes 8.27-29).

Les Éthiopiens descendent de Koush, un fils de Cham, fils de Noé. Aujourd’hui, ce peuple habite le sud de l’Égypte, le Soudan et le nord de l’Éthiopie. L’Éternel va les punir au moyen de Babylone parce qu’ils sont idolâtres. Dans les Actes des Apôtres, on lit que Candace, le premier ministre de la reine éthiopienne, est un prosélyte juif qui est venu adorer l’Éternel à Jérusalem, puis alors qu’il rentre chez lui, le diacre Philippe se met sur son chemin et lui explique qui est Jésus-Christ, et Candace l’accepte comme son Sauveur.

Que l’Éternel détruise l’ennemi du nord, l’Assyrie, et réduise Ninive en un désert aride. Au milieu de la ville se coucheront des troupeaux d’animaux de toute espèce ; le pélican et le héron habiteront parmi ses colonnes renversées. Les oiseaux chanteront dans les salles de ses palais. La dévastation sera partout car les lambris de cèdre seront arrachés (Sophonie 2.13-14 ; cp Esaïe 10.5-34 ; 27.10 ; Nahoum 1.1-3).

Le pourtour de Ninive faisait 100 km et comptait 120 000 habitants. L’Assyrie avait déjà effacé de la carte le royaume des 10 tribus du Nord. L’imprécation de Sophonie fut exécutée par l’armée babylonienne qui, avec les Mèdes, détruisirent Ninive (612 av. J-C) puis le reste de l’empire assyrien (en 605). Les animaux remplacent alors les hommes. Ils s’installent dans les ruines des palais et bénéficient de la rivière qui traverse la ville en ruine. La destruction de Ninive sera aussi le sort de Babylone (Esaïe 13.19-22 ; 34).

La voilà donc, cette cité joyeuse qui vivait pleine d’assurance et se disait : “ moi et rien que moi ! ” Comment est-elle devenue un désert et un gîte pour les animaux ? Quiconque passera dans sa proximité se moquera d’elle (Sophonie 2.15 ; cp Nahoum 3.19).

L’arrogance démesurée de Ninive est un défi au Dieu des cieux et Babylone se rendra coupable du même péché. D’ailleurs, Ésaïe (47.8) met aussi les paroles « Moi, et rien que moi » dans la bouche de Babylone. L’orgueil, voilà ce qui empêche quelqu’un d’accepter Jésus comme son Sauveur, même sur son lit de mort.

Malheur à la ville souillée, rebelle et tyrannique. Jérusalem n’a pas écouté les prophètes, elle n’a pas tenu compte de mes avertissements ; elle n’a pas mis sa confiance en l’Éternel son Dieu et ne s’est pas tournée vers lui (Sophonie 3.1-2 ; cp Jérémie 7.6-7, 24 ; 9.12-13 ; 22.3 ; Habaquq 1.2-4 ; Romain 3.12-16).

Sophonie passe brusquement de la condamnation de Ninive à celle de Jérusalem, et il est violent parce qu’ayant la connaissance de Dieu, la responsabilité et la culpabilité des Israélites sont plus grandes que celles des païens. Ils sont coupables de rejeter les commandements de Dieu, et quand ils sont menacés par une nation, ils cherchent à conclure des alliances ici et là au lieu d’invoquer l’Éternel, et ils prient des idoles pour être délivrés. Il est évident que Josias n’a pas encore pris la direction du royaume en main.

Ses princes, au milieu d’elle, sont des lions rugissants, ses juges sont des loups du soir qui, au matin, ont tout dévoré. Ses prophètes sont des fanfarons et des imposteurs. Ses prêtres ont souillé les objets sacrés et violé la Loi (Sophonie 3.3-4 ; Proverbes 28.15 ; Ezéchiel 22.26-27 ; Michée 3.1-3 ; Habaquq 1,8).

En Israël, les hautes responsabilités incombaient aux princes, juges, prophètes et prêtres (Deutéronome 16.18-18.22 ; Jérémie 2.8-26 ; 4.9). Mais ils utilisent leur fonction à des fins personnelles. Ce sont des rapaces qui cherchent à s’enrichir toujours davantage sur le dos du peuple qu’ils déchirent avant de le dévorer.

Cependant, l’Éternel est juste dans sa ville, Il ne fait rien de mal. Chaque matin, dès l’aube, il ne manque pas d’éclairer par ses décrets, mais l’impie ne connaît pas la honte (Sophonie 3.5).

A la corruption, Sophonie oppose la sainteté de Dieu. Il révèle la vérité et sa justice aux prophètes qu’il a mandatés, mais le méchant les ignore et poursuit sans vergogne ses mauvaises voies.

J’ai éliminé des nations, démoli leurs tours fortes, rendu leurs rues désertes, et nul n’y passe. J’ai saccagé leurs villes, il n’y a plus un seul habitant (Sophonie 3.6).

Sans les nommer, l’Éternel rappelle ses jugements contre les villes-états cananéennes, les nations idolâtres conquises par les Assyriens, ainsi que le royaume israélite Nord détruit un siècle plus tôt.

Je m’étais alors dit : “ toi au moins, tu me révéreras, tu accepteras les avertissements et ta nation ne sera pas détruite. ” Que de fois j’ai puni mon peuple ! Mais eux, dès le matin, s’empressaient de pervertir toutes leurs actions (Sophonie 3.7 ; cp Genèse 6.12 ; Psaume 14.1).

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