Les études

20 juin 2022

#04 Le mensonge d’Ananias et de Saphira (Actes 4.5-5.10)

L’annonce de la grâce de Dieu par les apôtres, accompagnée d’une guérison extraordinaire rend furieux les hyènes religieuses juives qui les font jeter en prison.

« Le lendemain, les chefs du peuple se réunissent à Jérusalem et demandent à Pierre et Jean : Par quel pouvoir et au nom de qui avez-vous fait cela ? Pierre, rempli de l’Esprit Saint répond : sachez tous que c’est au nom de Jésus-Christ que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, que cet homme est devant vous en bonne santé » (Actes 4.5-10).

Les 70 chefs du Grand-Conseil de la nation, n’osant pas critiquer la guérison miraculeuse, ils l’appellent « cela ». Hypocrites, ils savent très bien au nom de qui ce miracle a eu lieu. Mais ce qui les irrite sans fin, c’est l’influence des apôtres sur le peuple ce qui empiète sur leur autorité. Ils ont maintenant droit au 4e discours de Pierre qui est une cinglante remontrance.

« Jésus est la pierre principale rejetée par les constructeurs, par vous. C’est en lui seul que se trouve le salut. Dieu n’a jamais donné un autre nom par lequel nous devions être sauvés. Les membres du Grand-Conseil sont étonnés de la hardiesse de Pierre et Jean, car ils savent que ce sont des gens sans instruction, mais comme ils ont devant leurs yeux l’homme guéri, ils ne peuvent rien dire » (Actes 4.11-14).

Pierre le craintif qui a renié son maître a désormais le courage de clouer le bec aux chefs de la nation, qui doivent être prudents car le peuple admire les apôtres.

« Alors ils les font sortir de la salle et délibèrent entre eux : Ils ont fait un miracle que nous ne pouvons pas nier car tout le monde est au courant. Mais il ne faut pas que cela s’ébruite davantage. Ils font donc rappeler Pierre et Jean et leur interdisent sévèrement de parler au nom de Jésus. Mais ceux-ci répondent : Jugez vous-mêmes s’il est juste de vous obéir plutôt qu’à Dieu ? Nous ne pouvons pas garder le silence sur ce que nous avons vu et entendu. Après leur avoir fait de nouvelles menaces, les chefs les relâchent car ils ne savent pas comment les punir à cause du peuple qui glorifie Dieu de cette guérison » (Actes 4.15-21).

Voyant leur influence menacée par Pierre et Jean, les chefs tentent de les intimider, mais c’est peine perdue car la vérité que Dieu a confiée aux apôtres ne leur appartenant pas, ils sont moralement obligés de la faire connaître.

« Sitôt libérés, Pierre et Jean vont auprès de leurs amis et leur racontent tout ce qui vient d’arriver. Alors, tous, unanimes, prient : les nations et Israël se sont ligués contre ton saint serviteur Jésus que tu as choisi, mais ils n’ont fait qu’accomplir tout ce que tu avais décidé d’avance. Maintenant, Seigneur, vois leurs menaces et donne à tes serviteurs la force d’annoncer ta Parole avec une pleine assurance. Étends ta main pour qu’il se produise des miracles au nom de ton saint serviteur Jésus. Dès leur prière terminée, la maison où ils sont rassemblés se met à trembler, et remplis du Saint-Esprit, ils annoncent la Parole de Dieu avec puissance » (Actes 4.23-31).

Quelle assurance de la part des disciples qui demandent hardiesse dans leur témoignage et des signes miraculeux pour sortir le petit peuple de sa torpeur spirituelle.

« Tous les croyants sont alors un seul cœur et une seule âme. Nul ne prétend être propriétaire de ses biens mais les partagent. Les apôtres rendent témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus avec puissance. Aucun n’est dans le besoin car ceux qui possèdent champs ou maisons les vendent et remettent l’argent aux apôtres qui le distribuent, et chacun reçoit ce dont il a besoin » (Actes 4.32-35).

Il semble y avoir un lien direct entre l’amour intense des croyants et la puissance de la prédication des apôtres, dont le fer de lance est bien sûr la résurrection du Seigneur.

C’est ainsi que Joseph, un lévite de Chypre, surnommé Barnabas, vend un terrain et remet l’argent aux apôtres » (Actes 4.36-37).

Plus tard il sera le compagnon de ministère de l’apôtre Paul.

Je commence le chapitre 5.

« Un certain Ananias et sa femme Saphira vendent une propriété, mettent de côté une partie de la vente et apportent le reste aux apôtres. Pierre lui dit : comment as-tu pu mentir au Saint-Esprit en cachant le prix réel de ton champ ! N’étais-tu pas libre de le garder, ou après l’avoir vendue de faire de l’argent ce que tu voulais ? Comment as-tu pu commettre une telle action ? C’est à Dieu que tu as menti. À ces mots, Ananias tombe raide mort. Des jeunes gens l’emportent pour l’enterrer » (Actes 5.1-6).

Afin d’être admiré des frères, ce couple a prémédité une supercherie et cru pouvoir tromper Dieu et les apôtres. Ils ont prétendu offrir à Dieu la totalité de leur bien afin de donner la fausse impression d’une générosité sans mesure.

« Trois heures plus tard, Saphira arrive sans savoir ce qui s’est passé. Pierre lui demande : est-ce bien à ce prix-là que vous avez vendu votre champ ? Oui, c’est ça. Comment avez-vous pu vous accorder pour provoquer ainsi l’Esprit du Seigneur ? Ceux qui viennent d’enterrer ton mari vont t’emporter. Au même instant, elle tombe inanimée. Les jeunes gens qui rentraient la trouvant morte, l’emportent et l’enterrent à côté de son mari » (Actes 5.7-10).

Cet incident a du bon car il tient à l’écart de l’Église tous les hypocrites et suscite de la part des croyants une crainte respectueuse du Seigneur.

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