Les études

22 septembre 2022

#02 L’amour de Dieu pour son peuple (Malachie 1.2c-10)

L’amour de Dieu pour Israël est spécifique et un choix délibéré de sa part (Deutéronome 4.37 ; 7.6-9). Cet amour est au cœur du traité d’alliance que l’Éternel a conclu avec Abraham, Moïse et David. Dieu dit souvent aimer son peuple (Deutéronome 10.5; Esaïe 43.4; Osée 11.1-9). Mais celui-ci exprime doute et incrédulité parce que, ne voyant que ses difficultés (Malachie 2.2 ; 3.9, 11), il oublie la grâce que Dieu lui a faite en lui rendant son pays et le temple qui est le symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple.

Ésaü n’est-il pas le frère de Jacob ? demande l’Éternel. Or, j’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü. J’ai fait de ses montagnes une désolation et de son pays un repère de chacals. Édom peut bien dire : “ Nous avons été détruits, mais nous rebâtirons les ruines. ” Mais le Seigneur des armées célestes déclare : ils rebâtiront, moi, je démolirai. On appellera leur pays : “ le territoire de la méchanceté, le peuple contre qui, l’Éternel sera toujours en colère ”. Et vous, Israélites, le verrez de vos yeux, et direz : “ L’Éternel est très grand en Israël ” (Malachie 1.2 c-5; cp Esaïe 9.8-9; Romains 9.10-13).

Ésaü, étant l’aîné de Jacob, il aurait dû hériter les promesses de Dieu. Mais même avant leur naissance, l’Éternel avait mis Ésaü à l’écart et choisi Jacob-Israël et sa descendance (Genèse 25.21-34). Par ce choix souverain, l’Éternel prouve sa préférence et son amour envers Israël. La preuve du rejet des Édomites issus d’Ésaü est son pays dévasté à perpétuité, d’abord par les Chaldéens, puis par les arabes Nabatéens et enfin par les Juifs. Les Édomites se relevèrent en partie et s’établirent en Idumée (sud de la Judée au nord du Néguev), mais finirent absorbés par Juda (135-106 av. J-C) et disparurent. Les colons feraient donc bien de comparer la manière d’agir de l’Éternel, car il fait une grande différence entre son peuple et les autres nations. Il a relevé Israël, mais a rayé de la carte la nation édomite (Abdias 7 et suivants, Jérémie 49.7-22; Ézéchiel 35).

Le Seigneur des armées célestes s’adresse à vous, prêtres : un fils honore son père, un serviteur son maître. Alors, où donc sont les honneurs qui me sont dus, et pourquoi ne me révérez-vous pas ? Vous méprisez mon nom et vous osez demander : “ en quoi avons-nous méprisé ton nom ? ” (Malachie 1.6).

L’Éternel est le père de la nation d’Israël qui est son fils (Exode 4.22; Deutéronome 1.31). Dieu l’a créé, choisi, aimé, choyé, protégé et préservé. David est la seule personne de l’Ancien Testament que Dieu appelle mon fils, sans doute parce qu’il est un modèle annonçant le Messie, le second David, qui est le Fils éternel de Dieu.

Malachie s’adresse aux prêtres parce que, en tant que chefs spirituels de la nation, ils doivent donner l’exemple et enseigner au peuple à révérer l’Éternel, respecter son culte, et à obéir à la Loi (Néhémie 10.1-10.40 ; Esdras 6.16-22 ; 7.10), mais ils ne réalisent pas que leurs pratiques s’opposent à la vraie piété.

Vous apportez sur mon autel des aliments impurs et vous demandez : “ En quoi t’avons-nous profané ? ” C’est en disant : “ la table de l’Éternel est méprisable. Quand vous présentez un animal aveugle, une bête éclopée ou un agneau malade pour être sacrifié et dites : il n’y a rien de mal ! Offrez-le donc à votre gouverneur ! Sera-t-il content et vous fera-t-il bon accueil ? dit l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 1.7-8; cp Lévitique 22.9; 22; Deutéronome 15.21).

Trouvant la charge du culte lourde, le peuple prend des raccourcis économiques; il ne contribue pas suffisamment au fonctionnement du temple et à l’entretien des prêtres (Malachie 3.10). Quand un colon a une bête gravement malade, il se dit : « tant qu’à faire, perdu pour perdu, autant la donner à Dieu ». Au vu de la pauvreté du peuple, les prêtres acceptent de sacrifier des animaux indignes, une pratique qui bafoue la Loi et insulte l’Éternel. Par contre, ils n’oseraient jamais faire de telles offrandes au gouverneur.

Ensuite, vous venez supplier Dieu d’avoir pitié de vous ! Vous fera-t-il bon accueil ? demande le Seigneur des armées célestes (Malachie 1.9).

L’une des fonctions des prêtres était d’intercéder pour le peuple. Mais comme ils offrent des animaux tarés, l’Éternel ne les accepte pas et n’écoute pas leurs prières.

Qui parmi vous se décidera à fermer les portes de mon Temple, pour que vous n’allumiez plus inutilement le feu sur mon autel ? Je ne prends aucun plaisir en vous, dit l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Je n’accepterai pas non plus l’offrande de céréales de vos mains (Malachie 1.10; cp Lévitique 2.1).

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