Les études

22 juin 2022

#02 Encouragements (2Pierre 1.2-8)

L’utilisation par Pierre de son nom hébreu Siméon, au lieu du grec Simon, est une preuve supplémentaire de l’authenticité de cette épître car un imposteur aurait choisi l’appellation la plus répandue. C’est Jésus qui a donné à Simon le nom de Pierre et il utilise ces deux noms pour s’identifier comme l’auteur de cette épître.

Contrairement aux apostats qui cherchent à s’élever, Pierre se présente comme un esclave du Seigneur, ce qui, dans la culture de l’époque, était très dégradant. De fougueux qu’il était, Pierre est devenu humble et doux.

Selon les Écritures, le croyant ne s’appartient plus à lui-même car il est la propriété de Jésus-Christ à qui il doit obéissance. Pierre se dit apôtre, c’est à dire mandaté par Dieu pour proclamer sa Parole. Il écrit à ceux qui ont reçu la foi, un verbe qui veut dire « tirer au sort » (laxousin).

Selon les Écritures, dans sa souveraineté, Dieu a choisi ceux qui croiraient en Jésus-Christ car la foi est un don de sa grâce. Jésus a dit : « nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6.44). La foi des lecteurs de Pierre est la même que celle des apôtres, ce qui est déjà un coup de patte contre les faux frères qui enseignent qu’il existe une connaissance supérieure et secrète qui n’est que pour les initiés. La foi est fondée sur « la justice de Jésus-Christ », ce qui confère au croyant la position de juste. Dans cette épître, Pierre utilise quatre fois la formule « Dieu et sauveur Jésus-Christ » (1.11 ; 2.20 ; 3.18). Comme en grec, il n’y a pas d’article devant « Sauveur ». Dieu et Sauveur désigne la même personne, Jésus-Christ.

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et Jésus, notre Seigneur (2Pierre 1.2).

Comme il n’y a pas d’article devant « Jésus », « Dieu et Jésus » est une seule personne : le Seigneur. « La grâce et la paix » sont les deux salutations grecque et hébreu, et toujours dans cet ordre. C’est uniquement par grâce que l’homme peut connaître Dieu. Dans la prière sacerdotale que nous rapporte l’évangile selon Jean (17.3), Jésus dit : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Ce n’est pas une connaissance historique, intellectuelle, ou émotive, et elle n’est pas réservée à des initiés, mais c’est une relation personnelle intime avec Jésus.

Par sa puissance, Dieu nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa majesté et par son excellence morale (2Pierre 1.3 ; cp Colossiens 2.8-10).

« Connaissance » est un mot clé de cette épître (1.2, 5-6, 8 ; 2.20 ; 3.18). La gloire du Christ divin et son intégrité en tant qu’homme exercent une attirance salvatrice sur celui qui cherche Dieu. Puis, une fois sauvé, le croyant possède tout ce qui est nécessaire pour plaire à Dieu. Il n’a donc pas besoin d’une nouvelle expérience ou d’acquérir un savoir ésotérique.

Ainsi, la gloire et l’excellence morale du Christ nous accordent les plus grandes et les plus précieuses promesses. Par ces dons, Dieu a voulu que vous soyez en communion avec la nature divine, tandis que vous fuyez la pourriture qui est dans le monde à cause de la convoitise (2Pierre 1.4 ; cp 1Jean 2,16 ; 2Jean 15-17).

La religion est un exercice antipollution, un petit lavage sacerdotal avec quelques rites mais elle ne change pas la corruption du cœur. Le croyant, par contre, peut vaincre le péché, et prendre part à la glorieuse victoire de Jésus sur le mal et la mort car il participe à la nature de Dieu qui est la vérité, la justice, la sagesse, la pureté, et la sainteté absolue, la vie, la paix, la joie et la félicité éternelles ; tout ce qui es bon, parfait et beau.

Voilà pourquoi vous devez faire tous vos efforts pour renforcer votre foi avec la force de caractère et la connaissance de la vérité (2Pierre 1.5 ; cp 2Pierre 3.18 ; Philippiens 2.12-13).

Dieu accorde au croyant un salut parfait et complet, mais en contrepartie, il exige sa consécration totale, l’excellence morale et la mise en pratique de l’enseignement des Écritures.

Faites tous vos efforts pour ajouter à la connaissance, la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi l’endurance dans l’épreuve, à l’endurance, la piété, à la piété, l’affection fraternelle, et à l’affection fraternelle l’amour (2Pierre 1.6-7 ; cp 1Pierre 1.22 ; Romains 12.10 ; 1Timothée 4.8 ; Hébreux 12.1-3).

La maîtrise de soi, c’est dominer ses passions alors que l’une des caractéristiques des imposteurs religieux est leur dépravation. L’endurance n’est pas une attitude résignée passive, mais une opportunité de croître dans la foi. La vraie piété, c’est être attaché à Dieu, le vénérer et lui obéir. Celui qui révère Dieu aime son prochain ; il aime ses frères et sœurs dans la foi, sans mesure et il se dévoue pour eux sans compter.

Si vous possédez ces qualités en abondance, vous ne serez ni oisifs, ni stériles, car vous chercherez à mieux connaître notre Seigneur Jésus-Christ (2Pierre 1.8).

janv. 27 2023

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